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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 14:48

pourquoi ce pays ?

L'Abyssinie ne ressemble à aucun autre pays d'Afrique.
Jamais colonisée, elle a gardé toute son authenticité.
Elle se distingue par une grande variété de paysages et choisir de visiter une région de ce grand pays n'est pas si évident .
Une autre particularité est son héritage chrétien orthodoxe, qui remonte au 4 ème siècle.
L'Islam y trouve de plus en plus une place , en douceur.

SUPERFICIE : 2 fois la France : 1 104 000 km2
60 millions d'hab.
CAPITALE : Addis Abeba ( 2, 5 millions d'hab.)
90 % est concentrée sur les hauts plateaux
27 ethnies dont une dizaine comme les konzos, les hamers, les boranas, les femmes à plateau mursi et surma

40 % chrétiens orthodoxes
40% musulmans
langue : ahmarique
13% population urbaine
87 % population rurale
PNB/habitant : 120 US$
monnaie : birr
taux d'alphabétisation 30% de plus de 50 ans et 60% de moins de 20 ans
espérance de vie 52 ans
mortalité enfantine : 100/ 1000

L'agriculture est l'épine dorsale de l'économie éthiopienne. Elle représente 60% du PNB et 95% des exportations.
L'agriculture emploie 86% de la main d'oeuvre. La production est diversifiée : en céréales, en oléagineux, en fruits, légumes, épices, tubéreuses et fleurs.
Le café est principalement exporté ainsi que les fruits et légumes.
Le cheptel est constitué de dromadaires, de zébus, de chèvres et de moutons. C'est l'un des 3 premiers d'Afrique.
Une mauvaise politique agricole et des sécheresse ont entraîné des déficits alimentaires. Les outils agricoles datent des temps bibliques. L'utilisation d'engrais est à ses balbutiements.Avec toutes ses ressources naturelles, l'Éthiopie n'est pas encore parvenue à nourrir sa population et n'a pas réussi à métreur pied une industrie d'exportation rentable. Et s'il y a une mauvaise politique agricole, n'oublions pas l'avancée du désert, les sécheresses périodiques, l'érosion des sols et les ravages causés par des criquets migrateurs.


Bref, il faut bien choisir.
Pour ce 1 er voyage , ce sera le nord, avec le Danakil, l'ascension de l' Erta Allé et le Dallol.
Et ensuite, la visite des tribus du sud,la vallée de l'Omo et ces hommes qui vivent hors du temps.

Le voyage s'organise, je trouve des personnes avec qui partager la route.
Les échanges avec Abey aboutissent . Nous aurons notre véhicule tout terrain et un chauffeur , l'itinéraire est enfin fixé. Il n'y a plus qu'à attendre le jour du départ.Ce sera d'abord la vallée de l'Omo pendant 12 jours, puis le retour à la capitale pour une visite ensemble.Ensuite, 2 d'entre nous rentrerons en France.Jacques et moi continuerons sur le nord pour 15 jours supplémentaires.

Samedi 18 octobre, c'est parti.

Ma  première rencontre  avec Bertrand et Bernadette, avec qui je correspond depuis de nombreux mois a lieu à Roissy, au comptoir d'embarquement de Ethiopan Airline . Jacques aussi est arrivé . Nous sommes tous excités de nous rencontrer et surtout de partir ....Enregistrement, embarquement , tout roule.
L'arrivée sera pour dimanche matin, à l'heure prévue.

Dimanche 19 octobre

Atterrissage sans problème, après une nuit de vol.
Abey nous attend à l'arrivée. Il nous présente Sandy, qui sera notre chauffeur pour les 15 jours à venir.
Quelques formalités, et puis c'est départ pour l'aventure.

Nous n'aurons pas le temps de rejoindre Chincha, il est déjà trop tard.
Nous ferons une étape intermédiaire sur cette route du sud.
Déjà, il faut quitter la capitale, son traffic intense et sa désorganisation. Il y a des travaux partout, d'énormes poids lourds qui traverse pays vers Djibouti, c'est une belle pagaille .

1 er arrêt prévu, à la demande de Bertrand : ABADI MYRIAM

L'église rupestre Adadi Mariam ("Vierge Marie")
A 65 km au sud d'Addis Abeba, cette église et le cimetière qui y est
rattaché sont situés sur une hauteur rocheuse dominant les environs. Ils
sont à peine visibles depuis la route. Le toit de l'église est recouvert
d'herbes hautes et denses, ce qui permet à l'édifice de se confondre
parfaitement avec la végétation ambiante. Afin de faciliter l'accès des
fidèles et des visiteurs, un pont piétonnier surplombant le cours d'eau qui
passe au pied de la colline a été construit dans le cadre du projet suisse.

Selon les gens du pays, Adadi Mariam à 991 ans. Les experts estiment
toutefois qu'elle est postérieure aux églises de Lalibela, bien que sa
conception soit moins élaborée. Son âge exact demeure incertain, les
estimations allant du XIIIe au XVIe siècle. La datation des églises
éthiopiennes est toujours difficile en raison du manque d'inscriptions d'une
part, des informations limitées livrées par les chroniques disponibles et du
peu de fiabilité des critères stylistiques d'autre part. De plus, les
traditions locales sont souvent en contradiction avec la réalité historique.

Adadi Mariam a vraisemblablement servi de lieu de culte jusqu'au XVIe
siècle. Elle a alors été comblée et enfouie sous la terre, avant de sombrer
dans l'oubli. Elle ne fut redécouverte qu'en 1887. Si elle est aujourd'hui
relativement bien conservée, c'est en grande partie grâce à ce long sommeil
de Belle au Bois dormant. Des dégâts considérables, dus à la végétation et à
des infiltrations d'eau, ont néanmoins été constatés dans sa structure. Dans
leurs travaux de protection et de restauration, les responsables du projet
suisse se sont efforcés de ne pas modifier l'aspect général du site.

Le plan d'Adadi Mariam est un quadrilatère, forme traditionnelle des églises
éthiopiennes. Les deux salles intérieures, placées l'une derrière l'autre,
sont entourées d'un déambulatoire (comparable à la galerie d'un cloître)
dans lequel se tiennent les fidèles et les musiciens. Les prêtes prennent
place dans la première salle, autrefois réservée à la famille royale. La
seconde salle, plus petite, contient les écritures saintes. L'édifice mesure
19,5 m x 16 m. Sa hauteur est d'environ 6 m. Il compte plus de 10 portes et
24 fenêtres. A l'extérieur, un étroit fossé sépare l'église de la paroi
rocheuse, dans laquelle plusieurs cellules ont été creusées pour la
pénitence, le jeûne ou le recueillement. Trois escaliers - deux pour les
prêtres et les hommes, un pour les femmes - mènent à l'édifice.

Adadi Mariam se distingue de la tradition éthiopienne en cela qu'elle a été
construite dans un style très sobre, presque dépourvu de décorations, et que
ses parois ne sont ornées d'aucune peinture. Cependant, toutes les églises
éthiopiennes étant agrémentées de motifs religieux, les experts estiment que
c'était aussi le cas ici, à l'origine. Cette église revêt une importance
historico-culturelle particulière du fait qu'elle n'a pratiquement subi
aucun changement au cours des siècles. Seules les portes et les fenêtres en
bois, avec leur encadrement, ont été rénovées dans les dernières décennies.



Les stèles de tiya

C'est dans la région du sud de l'Ethiopie que se trouve encore aujourd'hui la plus grande concentration de mégalithes de tout le continent africain . Certaines de ces sépultures ou dolmens sont d'une grande ancienneté puisque certains remontent au X ème siècle avant notre ère.


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commentaires

perrin 29/12/2008 11:03

entre autres formalités, nous passons par l'hôtel Hilton pour acquerir par le change la monnaie nationale et entre autre les fameux billets de 1 birr indispensable aux prises photographiques.
par ailleurs, une compétition de semi marathon au sein de la capitale nous rappelle les récents champions olympiqueséthiopiens Bekele et Dibaba.