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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 11:00
Arba Minch, qui signifie en Amharique « quarante sources » est une ville du sud de l'Ethiopie située à environ 500km au sud d'Addis Abeba.

Arba Minch a reçu son nom des nombreuses sources locales et ses cours d'eau souterrain qui s'écoule sous les fôrets avoisinantes. Situe à l'ouest de la vallée du grand rift, Arba Minch se compose d'un centre administratif et d'une quartier commercial et résidentiel qui s'étend sur 4km. À l'est de la ville se trouve l'entrée du parc national de Nechisar, qui recouvre l'isthme reliant le lac Abaya au nord et le lac Chamo au sud.


Mais le météo n'est pas avec nous. Il est impossible de prendre le bateau pour aller  voir les oiseaux, crocos et hippo sur le lac Chamo.
Sandy nous déposent dans un superbe hotel , en hauteur . De magnifiques chambres nous attendent , avec une terrasse , donnant sur les 2 lacs. Mais pas d'eau ni d'électricité...
Il est 15 heures. Notre chauffeur a disparu avec la voiture..... et il faudra attendre le lendemain matin pour le revoir....

Nous voilà donc le matin, Sandy arrive tout content, nous pas du tout.
Il se fait un peu tirer l'oreille...mais il en a vu d'autre.
Ce matin, le programme sera chargé.
Nous embarquons sur le bateau pour 1 à 1 h 30 de ballade.
Mais la météo n'est toujours pas de la partie, et ce sera presque 3 heures de navigation .Il va falloir se dépecher pour la suite.
Secoués par les vagues, nous essayerons de prendre quelques photos de animaux qui vivent sur le bord.
Les crocodiles sont de bonne taille, les hippo en forme. Bref , le bain est fortement deconseillé.
Bernadette est terrorisée à l'idée qu'un hippo soulève le bateau, pour le plus grand régal d'un croco.....
Et celà nous amuse...


Nous rencontrons un pécheur qui a dressé des pelicans pour prendre de magnifiques tilapias.
Grillés, c'est délicieux.



Contrastant avec les eaux bleues du lac Chamo, le lac Abaya se distingue par sa teinte rouge cuivré causée par des suspensions colloïdales ferrugineuses. Ces lacs peu profonds (respectivement 10 et 13 m) sont les plus grands de la vallée du Rift et constituent aujourd’hui le fleuron du Parc national de Nechisar (750 km2), qui fut initialement établi en 1974 pour la protection des bubales de Swayne.
Ils sont séparés par une langue de terre vallonnée, nommée le Pont du Paradis par la population locale, qui s’ouvre à l’est du rivage du lac Chamo sur les plaines de Nechisar. Les deux lacs communiquent durant la saison des pluies par d’étroits canaux et à la saison sèche par un réseau complexe de rivières souterraines. Nechisar, “herbe blanche” en amharique, révèle le contraste entre la couleur de la savane, dans les plaines, et les teintes verdoyantes des collines avoisinantes. Ces plaines sont le dernier refuge d’une population réduite de bubales de Swayne, antilopes brun foncé à la croupe plus claire et aux cornes en forme de crochet, qui habitaient autrefois une grande partie de l’Ethiopie et de la Somalie. C’est aussi un des derniers endroits où l’on peut apercevoir des zèbres de Burchell, notoires pour leur forte corpulence.

Un raidillon descend de la terrasse de l’hôtel Bekele Molla le long de l’escarpement couvert d’arbres et de broussailles. A l’ouest du Pont du Paradis, enfouies dans la forêt, les quarante sources d’eau, qui donnèrent son nom à la ville d’Arba Minch, déversent une eau cristalline et glaciale qui scintille comme du mercure lorsque la lumière s’y reflète. Elles alimentent la rivière Kulfo qui sillonne à travers la forêt. Des babouins doguéras, des colobes guérézas et des grivets accompagnent les promeneurs dans l’ombrage humide des figuiers.

Des récits fantastiques contés avec ferveur par les anciens mettent en scène les lions, les guépards et les léopards qui sévissaient autrefois dans les forêts et la savane de Nechisar. Aujourd’hui, les chacals à chabraque et les hyènes sont les derniers prédateurs qui peuvent encore troubler le sommeil des jeunes bergers d’Arba Minch.

Les lacs, les nombreux îlots dont ils sont constellés et les péninsules marécageuses abritent de nombreux crocodiles (certains atteignent 6 m de long) qui se prélassent sur la grève. A la moindre perturbation, ils glissent leur masse imposante d’un mouvement vif dans les eaux. Les crocodiles font bon ménage avec les hippopotames qui n’attendent que la tombée de la nuit pour sortir des lacs et brouter l’herbe sur le rivage. Certaines ethnies qui peuplent les rives des lacs ont conservé une tradition de chasse à l’hippopotame.

Les eaux des lacs regorgent de tilapias, de poissons-tigres, de poissons-chats et de perches du Nil de plus de cent kilos. Ces dernières sont les prises favorites des pêcheurs qui bravent crocodiles et hippopotames sur des embarcations fragiles en papyrus.

Une excursion sur le lac Chamo avec le petit bateau mis à disposition par la marine nationale est le meilleur moyen de s’imprégner de la beauté des lieux, d’observer à moindre distance les crocodiles et les hippopotames évoluer dans les eaux et se prélasser sur les petites îles. Pour ce faire, renseignez-vous auprès de l’Office du tourisme local ou à l’hôtel Bekele Molla.

Le Parc national de Nechisar recèle une avifaune de plus de 188 espèces, dont les calaos à bec noir et les calaos de Decken, les bucorves d’Abyssinie et, à proximité des lacs, des colonies de tisserins, plusieurs espèces de martins-pêcheurs, de grands pélicans blancs, des cigognes et des ibis, ainsi que des spatules et des pygargues.

Le Parc national de Nechisar, les lacs et la forêt d’Arba Minch sont certes une des attractions les plus prisées du sud éthiopien. Néanmoins, depuis l’essor de la ville d’Arba Minch dans les années soixante, de grandes parcelles de forêt vierge ont été sacrifiées à la culture du coton. De plus, l’utilisation toujours plus soutenue d’engrais altère irréversiblement l’environnement.

Plus préoccupant encore est l’anéantissement inéluctable de la forêt du Parc national de Nechisar par les milliers de coupeurs de bois qui, quotidiennement, l’assaillent pour se procurer le combustible et le matériel de construction nécessaires aux 40 000 résidents d’Arba Minch.

Bien que les lacs regorgent de poissons, peu d’indigènes s’adonnent à la pêche. La grande majorité de la population active s’emploie à l’exploitation de la terre noire fertile et chargée d’alluvions. Les cultures céréalières (maïs, sorgho et orge) et les grandes cotonneries gouvernementales s’étendent sur plusieurs hectares.

Source : Ethiopie : Au fabuleux pays du Prêtre Jean (Edition 2003

Sandy nous presse , la route va être longue jusqu'à Turmi.
C'est reparti.
 Mais ce ne sera pas Turmi, mais Jinka. Nous arriverons à la nuit tombée.
Demain , nous irons voir les MURSIS.



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commentaires

perrin 29/12/2008 11:11

demain, c'est une date particulière pour Bertrand, puisque c'est son anniversaire.
c'est donc l'occasion de boire un petit apéritif avant le repas du soir.