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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 13:24

Les femmes Konso sont reconnaissables à leur jupe à 2 étages, très colorées.

 

Les hommes portent un short long, très coloré également.

Nous arriverons à Konso (600 kms au sud de AA ), en provenance de Waïto, où nous avons fait une halte pour le déjeuner.

Nous roulerons sur  une piste à travers des collines .

 

 

 

Les Konso sont des agriculteurs sédentaires chevronnés, les seuls du sud-ouest éthiopien à s’adonner à la culture en terrasse sur les flancs des collines rocailleuses. Les cultures dominantes sont le coton et différentes variétés de millet. Les grains de ce dernier sont moulus par les femmes, puis transformés en galettes qui constituent la nourriture de base des Konso. Chaque famille possède quelques têtes de bétail

et sa propre parcelle de terre que les hommes et les femmes travaillent de concert.

Ils parlent le konsigna, langue couchitique proche des langues oromo .

 

Bien que les caractéristiques traditionnelles des Konso s’apparentent aux cultures couchitiques, leurs canons esthétiques, leur artisanat, l’organisation de leurs villages et leur mode d’exploitation agricole diffèrent. Ils possèdent une entité culturelle, sociale et économique qui leur est propre. Ils parlent le konsigna, langue couchitique proche des langues oromo.

L’aspect des villages konso diffère des villages des autres ethnies de la région. Pour se défendre des attaques des animaux sauvages et pour se protéger des coulées de boue, ils encerclent leurs villages d’un rempart de basalte et de terre séchée de 3 à 4 mètres de haut. Dans l’enceinte, les huttes sont si rapprochées que leurs toits parfois se chevauchent. Les villages sont densément peuplés et abritent une moyenne de 2500 habitants.

Chaque famille est composée de cinq personnes en moyenne. Elle loge dans une aire ovale de 200 m2 environ entourée d’un mur. L’espace réservé au bétail est généralement en contre-bas, séparé de l’espace habitable par un muret qui interdit l’incursion des animaux dans la hutte familiale, ce qui, selon la croyance konso, serait prémonitoire de la mort du chef de famille.

L’espace habitable est constitué d’une ou de deux huttes familiales et de plusieurs petites huttes qui font office de grenier à grain. Elles sont construites sur un plan circulaire en pisé et en bois, sur une structure articulée autour d’un gros pilier central et recouverte d’un toit conique en chaume au sommet duquel est posée une poterie.

Les familles appartenant à un même clan vivent à proximité les unes des autres et forment un groupe social distinct.

Les membres du même groupe s’associent pour la célébration des rituels, pour la construction des huttes, des remparts, et pour l’entretien des murs de soutènement des terrasses qui requièrent des soins constants, car ils sont fréquemment endommagés par les fortes pluies. Ils participent aussi communément aux travaux des champs, à la poterie, et au vidage de calebasses pour en faire des récipients à lait ou à beurre.

A l’instar de nombreuses ethnies d’Afrique orientale, le tissage des vêtements et des couvertures en coton écru qui suscitent l’admiration de tous les Éthiopiens, est une tâche réservée aux hommes, car les femmes, périodiquement « impures», risquent de transmettre cette impureté à l’objet fabriqué.

Les représentants d’un même groupe se considèrent comme frères et sœurs, les relations sexuelles sont proscrites. Les Konso sont divisés en neuf clans. Chacun d’entre eux chérit un prédicateur animiste qui personnifie l’autorité spirituelle du clan et qui joue le rôle d’intermédiaire entre l’homme et les puissances divines dont Waq, le dieu du ciel; il s’applique à faire en sorte que le clan soit prospère et qu’il vive en paix.

Un système complexe de classes d’âges régit la vie des Konso mâles. A l’adolescence, les jeunes hommes entrent dans la classe d’apprentissage de la vie d’adulte; puis ils parviennent à la classe des guerriers et des propriétaires terriens, enfin, à l’âge mûr, ils accèdent à la position supérieure d’anciens. Les adolescents délaissent le foyer familial et se regroupent pour la nuit dans le confort relatif d’une large tonnelle communautaire ouverte aux quatre vents, édifiée au centre du village.

Le passage à une classe supérieure ou le mariage sont célébrés par des danses, des chants et des rituels bien ancrés dans la culture konso. Lors des cérémonies, les Konso, qui sont très musiciens, jouent de la krar, sorte de lyre populaire qui existe dans d’autres régions d’Éthiopie, de la dita, genre de guitare à cinq cordes et de la flûte de Pan.

Les rituels associés au culte des anciens tiennent un rôle capital dans la communauté konso. Ils promeuvent l’appartenance au groupe et la solidarité entre ses membres. Les Konso érigent des totems (1 m de haut environ) en bois sculpté, les waga, sur les tombes de leur anciens, sur le bord d’une route ou dans les champs que cultivait le défunt.

Le défunt est représenté aux côtés de sa femme, de ses enfants, de son ennemi s’il a fait montre de bravoure et de vaillance, ou d’un animal féroce, tel que le lion, le léopard ou le crocodile, s’il s’est distingué comme chasseur. Il est décoré d’un ornement phallique frontal et paré d’un pénis, tandis que son ennemi vaincu est sculpté amputé de ses attributs virils.

Bien que les Konso soient liés par une culture commune qui leur est propre, ils ne sont régis ni par une autorité tribale supérieure, ni par un gouvernement représentatif de la communauté. Chaque village est autonome et administré par un conseil d’aînés. Les villages n’étant jamais éloignés les uns des autres, les habitants entretiennent des relations économiques et sociales. Le marché hebdomadaire est l’expression la plus parlante de ces relations intervillageoises, il rassemble les hommes et les femmes; ces dernières couvrent généralement leur chevelure nattée d’un tissu noir.

  source:

http://joachimj.club.fr/konso.htm

http://www.toiquiviensdethiopie.com/?p=240

 

Nous arriverons dans la ville de Konso en milieu d'après  midi.

Nous logerons dans le pire hôtel de notre séjour en Ethiopie, sale, humide et bruyant....

En attendant que la nuit tombe, une petite balade s'impose.

Nous parcourons rapidement les 2 grandes rues de la ville et, derrière une tranchée, nous découvrons une école avec toutes ces peintures .

Trois écoliers nous accompagnent, nous faisant découvrir avec fierté leur école.

Un moment bien sympathique, loin du bruit de la ville...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous quitterons Konso pour Yabelo et son immense marchéaux bestiaux.

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commentaires

C
De belles photos un beau récit,merci de nous permettre de vous accompagner dans votre voyage
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P
à notre arrivée l'ambiance est festive de par la promotion et la réussite de la police locale ,qui précédées d'un motard avec drapeau, execute des allers retours àbord de 2 véhicules bondés de policiers.
ils se retouveront plus tard dans le restaurant local,autour d'un feu, avec filles et repas bien arrosé.
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