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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 22:30
Bien que la consommation de khat soit surtout endémique parmi des groupes de population spécifique, elle n’est pas anodine puisque l’on recense environ 5 à 10 millions de consommateurs dans le monde. Au Yémen, environ 60 % de la population consomme du Khat. En Ethiopie et en Somalie, environ 30 %. Avec le développement du transport aérien ces 30 dernières années, le khat s'est largement exporté en Europe et aux Etats Unis. Entre 2003 et 2004, les saisies de khat en Suisse ont doublé et ont passé à plus de 1000 kg !




La plante

Son nom botanique est Catha Edulis.

Elle mesure environ 6 à 7 m de haut et pousse à 1500-2000 m d’altitude en Afrique de l’Est (Ethiopie, Kenya) et dans la Péninsule arabe (Yémen).

Le khat est appelé par des noms différents selon les pays : en vrac on peut citer : Kat, Gat, Tohai, Mirraa, Abyssinian Tea, African Tea, Qat ou encore African Salad.

Les feuilles ont un parfum particulier et se consomment fraîches (dans les 5 jours après avoir été cueillies) pour que
l’effet soit suffisant (taux de cathinone).




Il est important pour l’économie! En Ethiopie, le khat est le 4ème produit le plus exporté. 

Les feuilles, achetées au marché, doivent être fraîches (moins de 5 jours). Elles sont mâchées et gardées dans la joue, formant un bolus qui augmente de taille au fur et à mesure que des feuilles sont rajoutées. A la fin de la session qui peut durer plusieurs heures, le bolus est recraché.

Les feuilles de khat contiennent 3 alcaloïdes
. Le khat fait partie des stimulants du SNC au même titre que la cocaïne, les amphétamines, la nicotine et la caféine.

Il procure d’abord une sensation de bien-être, une augmentation de l’estime de soi, un sentiment d’euphorie et une excitation proche de l’hypomanie. Ses autres effets sont un regard fixe et une mydriase, une sécheresse de la bouche avec augmentation de la soif, une augmentation de la fréquence respiratoire, une augmentation de la température cutanée.

A long terme, il peut produire une perte de concentration, des insomnies, une constipation et une anorexie. L’usager peut présenter des accès de violence, une paranoïa et un état dépressif grave avec idéation suicidaire.
 
Le khat entraîne une tolérance et une dépendance avec des symptômes de sevrage à l’arrêt qui sont les suivants : léthargie, dépression, cauchemars, tremblements.
 

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