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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 16:39
Chemey nous rejoint au restaurant de l'hôtel, où nous prenons un petit déjeuner.
Il est 8 heures et il souhaite que nous partions assez vite.
La route va être longue et difficile.

 Mais qu'importe, nous y allons.
Quelque soit les obstacles, c'est le dernier jour avant de pouvoir voir le lac salé, les lacs d'acides, ses couleurs vives et dangereuses allant du blanc cassé au vert émeraude. Encore quelques heures.

Nous partons, Humphrey, nos 2 policiers sont là .
Le début se fait sur une route goudronnée. Facile
Nous traversons un gros village pour nous réapprovisionner en eau.
J'en profite pour téléphoner en France pour stopper ma ligne de portable.
Sans succès, et en plus avec une facture. Je peste.

Nous repartons et nous ne tarderons pas à croiser les caravanes de chameaux.
Ils ramènent leur chargement du lac Assalé. Celui ci est à 157 m en dessous du niveau de la mer.
Les afars travaillent dans des conditions extrêmes. Vêtus de tee shirt , short et sandales , ils détachent sous un soleil cuisant des plaques de sel, qu'ils taillent.
De longues caravanes de chameaux transportent ce précieux bien . Le sel est destiné à la consommation animale. Il sera vendu à Mekele.



Nous allons croiser de nombreuses caravanes de chameaux sur une piste difficile.
Elle est à flanc de montagne, monte, descend, remonte. Il faut faire attention aux animaux et aux hommes qui sont partout. Nous aimerions bien stopper pour faire des photos, mais le lieu ne se prête pas à ce genre d'exercice.
Il n'y en aura que pour notre mémoire.

Chemey roule vite, il effraie les bêtes et certains , dans la panique perdent leur chargement.
En fin de matinée, nous arrivons à Bere Alé.
C'est un gros village, au milieu de nulle part.


Il y a une base militaire. La région est assez proche de l'Erythrée.
Chemey nous dépose dans un resto local, nous propose de nous restaurer .Nous repartirons dans une heure.
Il va profiter de la pause pour avoir des nouvelles de l'autre équipe.
Il reviendra ,nous demandant d'attendre encore , on doit le rappeler.
Nous, nous sommes bien installés.
Nous avons grignoté un peu, bu du coca, nous jouons avec les enfants de la patronne.
Elle nous offre un café éthiopien, avec toute la cérémonie qui va avec.
Quel régal, c'est le meilleur de tout le voyage.
Le temps passe. Nous faisons quelques photos.



Après 3 heures d'attente, Chemey revient. Toujours pas de nouvelles .
C'est bon, nous repartons.
En voiture.
Nous descendons 100 m de côte, et il s'arrête. Quelques échanges et soudain, il nous dit que nous ne partons plus.
Il veut que nous restions à l'école jusqu'au lendemain.
Et il faut que nous payons l'instituteur pour rentrer.

Et bien là, je pète les plomb...... Pas question, je veux aller au Dallol et pas à l'école, j'en ai assez de d'attendre sans savoir pourquoi.
Je suis très en colère après lui, et comme par miracle, mon vocabulaire anglais s'enrichie...
Du coup, il repart.

Nous sortons du village et 5 kms plus loin, nous démarrons la piste
En fait de piste, c'est le lit de la rivière.
Chemey nous dit qu'il n'est peut être pas à sec, que la circulation va être difficile.
La rivière sera bien à sec malgré toutes les pluies des jours précédents.
Mais elle va être vraiment très difficile.
La nuit va tomber, nous allons encore nous perdre.
Nous tournons en rond .
Nous allons proposer à Chemey de stopper n'importe où pour attendre le jour. C'est trop dangereux.
Lui véxé de mes propos préalables veut continuer.

Humphrey descend de la voiture. Il part à pied avec ma lampe frontale, il veut retrouver le chemin .
10 minutes plus tard, il revient. Il y a 3 jeunes hommes qui marchent dans la nuit , venant on se sait d'où et allant sûrement quelque part.
Il nous remettent sur les traces de autres voitures.
Il nous faudra rouler encore une bonne heure avant d'arriver.
Nous sommes au village de Ahmed Ela.
C'est le dernière étape avant le Dallol.
Nous y sommes.

Notre équipe connaît bien les locaux . En quelques minutes , ils nous apportent des lits de corde, nous prenons nos duvets et c'est parti pour une belle nuit sous les étoiles.
Demain , c'est le grand jour.







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