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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 18:00

c'est une coutume qui unit tous les éthiopiens
Ceux sont les femmes qui exécutent le rituel.

En 1 er lieu, les femmes déposent de l'herbe sur le sol .
Les invités s'installent autour de ce tapis d'herbe, autour du brasero .

Les principaux éléments de la cérémonie sont les suivants : une cafetière en terre noire, que l’on appelle ici jebena, au fond arrondi avec un bec verseur au centre et un col étroit ainsi qu’un couvercle en paille ; une couronne de paille pour poser la cafetière ; un plateau spécial incurvé, en bois, avec quatre pieds courts, semblable à une table miniature, sur lequel sont alignées de petites tasses en porcelaine sans anse, souvent décorées, importées depuis toujours d’Extrême-Orient (les sini), ainsi qu’un bol contenant du sucre. L’utilisation du sucre a entraîné l’apparition de cuillères ; un brasero en terre où brûle le charbon de bois qui sert à rôtir les grains et à préparer le breuvage, une poêle en fer, ronde et plate, ainsi qu’une cuillère à long manche pour rôtir les grains de café, un petit brûle-encens en terre et des grains rôtis dans un panier de paille colorée. Ils sont lavés , torréfies et pilés .

Les grains de café ne sont jamais préparés à l'avance.
L'hôtesse les lave , puis les fait grillés sur le brasero.
Les grains deviennent noirs et brillants, leur coque explose.

Une odeur très agréable embaume la pièce.

 La jebena remplie d’eau est mise à bouillir sur le brasero et l’hôtesse y jette ensuite les grains de café à infuser.
Elle ajoute ensuite la poudre de café dans la cafetière, par petites quantités. A plusieurs reprises, elle verse un peu du mélange dans une tasse avant que le café n’arrive à ébullition et reverse un peu du liquide de la tasse pour rafraîchir le breuvage jusqu’à ce qu’il soit enfin prêt.
elle soulève la jebena et en la tenant très haut, elle remplit les petites tasses à ras bord. Cette première tournée, que l’on appelle awol (mot d’origine arabe qui veut dire « premier ») est prête à être consommée. Les tasses sont servies aux invités, en commençant par les plus âgés.

La deuxième tournée est presque prête. Plus faible que la première, car on ne rajoute pas de poudre, cette tournée s’appelle tona (du mot arabe thani : deuxième).
La troisième tournée est préparée en rajoutant de l’eau que l’on porte à ébullition. Ce dernier breuvage s’appelle baraka (qui veut dire « bénédiction » dans plusieurs langues sémitiques, notamment en arabe et en geez, la langue ecclésiastique des Ethiopiens). A la fin de la troisième tournée, les anciens bénissent la maison et l’officiant, et chacun peut partir.



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