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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 19:09
 

Bientôt le départ


 




Pas pour des vacances mais pour une mission humanitaire.

Mon métier me permet de me rendre utile , en travaillant sur un continent que j’aime explorer.

Cette fois ci , ce sera le Burundi.


Le Burundi est un pays d’Afrique de l’est de 27 834 km2. Il est situé sur les bords du lac Tanganyika , dans la région des grands lacs .

Ils a ses frontières avec la république démocratique du Congo , le Rwanda et la Tanzanie.

La capitale est Bujumbura .


 



Un peu d’histoire


L’histoire avant la colonisation du Burundi est difficile à vérifier, faute de documents écrits.

Au début de l’histoire, les Twa, apparentés aux pigmées, vivaient sur les bords du lac Kivu.

Au XIV ème siècle seraient venues les agriculteurs Hutus puis ensuite les pasteurs Tutsi.

Les explorateurs européens de l’époque voulaient rapprochés les Tutsi de Cham, le fils de Noe.

Les Hutus étaient défavorable à ce renforcement de l’aura Tutsi par l’intermédiaire de la Bible.


Pendant cette période monarchique , la population se référait à des clans , ceux ci revendiquaient leur relations en fonction de leur rôles socio professionnels et non en fonction de leur ethnie. Cette différence fait que les 3 ethnies sont intégralement égalitaires dans la société au Burundi, contrairement au Rwanda , où les mêmes ethnies qui a aboli ces notions d’ethnie depuis de génocide de 1994 .


Il était admis que les Tutsi gardaient les privilèges et gardaient sous leur joug les Hutus . La colonisation belge a renforcé cette dominance Tutsi en la déclarant race supérieure .

La colonisation belge pratiquait le « Diviser pour mieux régner « , donnant de plus en plus d’avantage aux Tutsis .

Les Twa , très minoritaires en nombre, ne furent jamais inquiétés . Ils étaient considérés comme des impurs .

Mais ils avaient un droit de parole , même si les Hutus et Tutsis refusaient de boire et manger avec eux .


En 1870, arrivant par la Tanzanie, les Allemand s’installèrent dans la région .

Au sortir de la 1ère guerre mondiale, ils renoncent à leurs colonies et la Belgique obtient la mandat de gestion du Rwanda et du Burundi (conférence de Versailles, 1919 ).

Comme au Rwanda, les Belges instrumentalisèrent la perception socioprofessionnelle hutue, tutsie et twa, qui leur était sans doute plus familière, au détriment d'autres réalités sociologiques du Burundi, les clans. Le colonisateur belge choisit de s'appuyer pour gouverner sur la minorité tutsie en laissant les Hutus et les Twas dans des emplois subalternes.


L’indépendance du Burundi sera célébrée le 1 juillet 1962 .

C’est le jour de la fête nationale .



Aux législatives du 18 septembre 1961 , les Burundais choisissent l'UPRONA (Union pour le Progrès National) et son chef de file le prince Louis Rwagasore, qui remporte 58 des 64 sièges de la nouvelle assemblée. L'Uprohutu Union pour la Promotion Hutue, qui plus tard deviendra le Palipehutu Parti pour la libération du peuple hutu, pendant du Parmehutu au Rwanda qui a pris le pouvoir par la force deux ans plus tôt n'obtient aucun rôle dans le nouveau paysage politique burundais.

Le prince Rwagasore est assassiné le 13 octobre 1961 par Georges Kageorgis.

De nombreuses querelles se produisirent entre éventuels héritiers . La vacance du poste donna lieu à des conflits entre Hutus et Tutsis. D’autres querelles éthniques commencèrent à cette époque et ce fut la période des tueries de Kamange , à Burunjura .

Ces 3 années après l’indépendance marquèrent définitivement les relations entre Hutus et Tutsi.


En effet, le 15 janvier, le premier ministre burundais Pierre Ngendandumwe (hutu) fut assassiné; sa mort fut attribué dans les milieux hutu à des Tutsi.

Quatre mois plus tard, on assiste à des élections législatives qui se déroulent sous la bannière ethnique notamment sous l’impulsion du Parti du peuple, PP. Le climat social fut surtout tendu en octobre 1965 : des militaires hutu du camp Base (Bujumbura) massacrèrent leurs collègues tutsi et attaquèrent le palais royal et la résidence du premier ministre, L. Bihumugani. Au même moment des paysans hutu des communes Busangana et Bugarama (province Muramvya) massacrèrent leurs voisins tutsi .


Ces divisions continuaient à être cultivées et entretenues par l’élite burundaise. Une deuxième tentative de coup d’État faite en décembre 1969 échoua et se termina par une condamnation à mort des militaires hutu qui étaient accusés d’être les initiateurs de ce coup de force .


En plus de ces tensions ethniques, cette période était caractérisée par des divisions régionalistes. C’est dans ce contexte que survinrent le « complot de 1971 » et les « événements de 1972 » qui furent marqués par des tueries dès le 29 avril 1972 des Tutsi dans le Sud du pays et à Bujumbura notamment. L’intervention de l’armée nationale fut féroce. De nombreuses personnes y laissèrent leur vie; d’autres prirent le chemin de l’exil vers les pays étrangers. Le tissu social burundais venait de se distendre. Cette crise allait être le catalyseur des crises identitaires qui allaient suivre quelques années plus tard.



Le nouveau chef de l’État, le colonel Jean-Baptiste Bagaza initia une politique économique de grande envergure, croyant de cette façon passer par la satisfaction des besoins de la population et l’instauration d’une justice sociale pour réduire ces tensions. Mais c’est sous son régime que sont nés les mouvements de libération des Hut .

Ces organisations créèrent de vives tensions dans le pays. Au cours de cette même période surtout après 1985 le torchon brûlait entre l’Etat et l’Eglise catholique notamment.


La 3e république fut proclamée dans cette conjoncture : le major Pierre Buyoya remplaça Jean-Baptiste Bagaza à la tête de l’État le 3 septembre 1987. Une année après, le 15 août 1988, éclata la « crise de Ntega et Marangara ». Des initiatives diverses furent prises en vue de promouvoir l’unité nationale: accueil et réinstallation des réfugiés, gouvernement de l’unité nationale, charte de l’unité nationale... Malgré ces actions posées en vue de résoudre le problème de l’unité nationale, une nouvelle explosion de violence eut lieu encore à Bujumbura et dans le Nord-Ouest en octobre 1991 mais ne s’étendit pas sur d’autres territoires.


Une nouvelle constitution est mise en place , elle est validée par la population en 1992.

Des élections sont organisées, à la suite desquelles le président tutsi Buyuya passe le flambeau au président hutu Melchior Ndadaye. Il nomme Sylvie Kinigi , une femme tutsi , comme 1 er ministre , dans l’espoir de rétablir une réconciliation .

Trois mois plus tard, un push renverse le président et assassine ses proches .


Ce fut le début du génocide de 1994 . L’extermination des Tutsi ainsi que celle des Hutus opposant est lancée. Des régions entières connurent cette purification ethnique .


Le Front Melchior Ndadaye alerta la population le 6 novembre 1993 sur ce qu’il appelait “un plan de génocide minutieusement préparé“ dont l’objectif est de “décimer au moins deux millions de Hutu pour « avoir la paix » encore pendant 15 ans (l’an 2010)“; il invita les Forces Patriotiques et les Démocrates “à se dresser comme un seul homme pour contrecarrer le plan de génocide en cours d’exécution“



 

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