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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 14:58

Soirée africaine ce soir à la Traverse

Le seul invité sera

Femi Kuti & The Positive Roots Band

Dix musiciens , essentiellement des cuivres, trois danseuses africaines , et Femi Kuti.

Il est né au Nigeria, et s'il ne parle pas bien français, c'est parce que son pays a été colonisé par les anglais .Et pourtant, il est entouré de pays francophones ...

Comme son père Fela , il défend l'Afrique et le développement de cette Afrique, qu'il voudrait unique et unifiée . Leader du Movement Against Second Slavery, Femi Kuti, préfère "mourir plutôt que vivre terrorisé".

 

 Il est le fils de Fela Anikulapo-Kuti, le créateur de l'afrobeat, un cocktail explosif de jazz, de funk et de musique africaine. 

Fela Kuti a dénoncé la corruption, la dictature et l'emprise des multinationales en Afrique à travers ses chansons. Comme son père, Femi utilise sa musique pour diffuser ce même message avec le groupe "The Positive Force" qu'il a créé avec Dele Sosimi et pour mobiliser les Africains autour de l'idée d'une Afrique unie.

 

 Pack-shot-400.jpg  

 Son dernier CD

 Et la tension de la mégalopole nigériane innerve chacun des grooves de ce disque, certains parmi les plus frénétiques enfantés par Femi, comme "Politics in Africa" ou "Now i See", où l'enchevêtrement clavier/guitare et les riffs des cuivres libèrent des déflagrations semblables à celles de bombes incendiaires. Ses attaques contre la classe politique africaine, son absence de légitimité et la conséquence de son inanité sur le peuple ("Nobody Beg", "Bad Governement"), n'en ont que plus que d'urgence, même sur les morceaux lents, qui se consument d'un feu inextinguible (l'explicite morceau-titre). Un léger bémol : la présence de trois morceaux qui figuraient déjà sur le live Africa Shrine

Bertrand Bouard

 

 


 

Ce soir, il a transformé l'ambiance habituelle .

Il a été le maitre des lieux .

Sa troupe, toute de vert et jaune vetue, l'a accompagné aux cuivres (trompette, trombone, saxo ..) mais aussi aux cordes avec ses deux guitaristes et surtout ses trois danseuses .Elles ont enflammé les spectateurs avec leurs tremoussements issus du vaudou,  et vite, l'ambiance est devenu très chaude .

Le rythme, savant mélange de musiques africaines, avec un soupçon de jazz et de blues a déchainé quelques admirateurs .

Il y a eu bien sur un petit speech  au milieu du concert .

Il nous rapellera que nous ne devons pas oublier la pauvreté, que la guerre  a tué des millions de personnes au Rwanda et autres pays  .

Et la musique repart, la danse aussi .

femi_kuti_0768.jpg

 

 

 femi kuti 2008

Il n'y a pas de première partie, mais l'entrée et la bar ont accueilli l'aide pour le développement en Afrique , dont les adhérents   vendaient des articles artisanaux . Il y avait aussi un groupe français qui jouait eux aussi de la musique africaine, beaucoup plus calme ...

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