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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 18:30

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l'histoire ....autobiographique de Roger Waters


Après le décès de son père pendant la seconde guerre mondiale, Pink est élevé par une mère tyrannique , trop protectice et abusive . Devenu rock star, il mène une vie tourmentée et s'enferme sur lui-même dans sa chambre d'hôtel. Peu à peu, il sombre dans la drogue tandis que la folie commence à s'emparer de lui.
Il élève son mur. Il s'isole du monde ,et raconte des histoire hallucinantes .

Ce conte musical écrit par Roger Waters a été mis en scène il y a juste 30 ans .
C' est le onzième album du groupe de rock progressif britannique Pink Floyd, et leur second et dernier double album. Enregistré sur une période de huit mois, l’album est sorti le 30 novembre 1979 en Grande-Bretagne et le 8 décembre aux États-Unis. Il est souvent considéré comme l’un des plus grands albums de Pink Floyd et marque l’apogée du groupe.

Il est donc normal que 30 plus tard, ce soit Roger Waters qui le remette sur scène. David Gilmour, chanteur, guitariste et directeur musical de l'album original n'est plus là.
Alors que la version de 1980 n'avait fait que très peu de scène, cette fois ci c'est une tournée internationale de grande envergure qui présente le show .
Il y a 4 dates pour Paris.


Le projet reprend exactement toute la scènographie de la 1 ère version.
Le mur ,de 11 mètres sur 73 mètres construit brique par brique  sert aussi d'écran, des marionnettes gonflables, une chorale locale et un groupe de musiciens dont font partie le guitariste et bassiste G.E. Smith, le chanteur Robbie Wyckoff, le guitariste Dave Kilminster et un claviériste du nom de Harry Waters qui avait 3 ans quand son papa jouait The Wall.
Sur le mur défilent des projections vidéos actualisées à l'époque actuelle, notament avec les guerres contre l'Irak et l'Afganistan .
Ces vidéos sont des messages anti guerre , de la même façon qu'il y a 3 décennies, ils s'élevaient contre le conflit au VietNam.
Tout au long du concert, la dénonciation de la guerre ne fait qu'amplifier.
Photos projetées des victimes, bruit de bombardements, de fusillades accompagnent les guitares et chants.
A la pause, le mur est encore illuminé des portraits de victimes des conflits.

les retrouvailles du 12 mai

Le 2 juillet 2005, ils avaient enterré la hache de guerre. Ce soir-là, les quatre membres de Pink Floyd avaient accepté de rejouer ensemble pour le Live 8, une première depuis 1981. Roger Waters, David Gilmour, Nick Mason et Rick Wright avaient repris quatre chansons de leur glorieux passé. Mais, une fois leur prestation terminée, Gilmour fut le premier à expliquer qu’il n’y aurait pas de seconde fois. Le 12 mai dernier pourtant, à l’O2 Arena de Londres, ce même Gilmour a mis de côté sa rancœur pour accompagner son ex-ennemi le temps d’une remarquable version de « Comfortably Numb ». Au moment du rappel, Waters a même fait monter sur scène Nick Mason pour une version acoustique de « Outside the Wall ». Les trois survivants de Pink Floyd étaient enfin réunis. Un signe pour l’avenir ?

B.L.

 

 


 

 

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  Après 20 minutes de pause, les revoilà sur scène, derrière le mur qui ne laisse rien voir
Morceaux après morceaux, les briques tombent pour laisser appaitre un musicen, puis un autre .
Ensuite l'appartement délicatement éclairé montre Roger Waters (Nobody home ).............

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Le mur tombe .
Le public hurle .
Roger triomphe.

bientôt, "The trial " et presque la fin.
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  un peu de vidéos (1yestor  de youtube, excellent prise de son et de vue ) , en mix des différents concerts.

 

 

photos vues Première.fr

 

 Voici une analyse plus poussée, chanson par chanson, de l’histoire racontée dans l’album (wikipedia)

  • In the Flesh? : cette première chanson marque le début de l’histoire, comme le montrent les indications scéniques qui la terminent ; son narrateur est Pink lui-même. Il déclare qu’en dépit des apparences, les choses sont bien différentes « derrière ces yeux froids » (« behind these cold eyes »), et invite le spectateur à « se tailler un chemin à travers ce déguisement » (« claw your way through this disguise »). Elle se termine au son d’une bombe larguée par un avion qui explose : elle explique la mort du père de Pink, soldat de la Seconde Guerre mondiale.
  • The Thin Ice : on évoque les premières années de la vie de Pink, trop jeune encore pour réaliser ce qui est arrivé à son père. La « fine glace » est une métaphore de la fragile innocence qui dure tant qu’on ne peut comprendre le monde autour de nous (c’est également une expression anglaise courante — « walking on thin ice » — généralement traduite en français par « marcher sur des œufs »). Elle évoque également les séquelles psychologiques de la guerre, pas seulement sur les soldats, mais aussi sur la génération suivante, ces enfants qui doivent porter le poids de cette guerre, comme l’indique les vers « traînant derrière toi les reproches muets d’un million d’yeux larmoyants » (« dragging behind you the silent reproach of a million tear-stained eyes »).
  • Another Brick in the Wall, Part I : l’innocence de Pink disparaît lorsqu’il apprend ce qui est arrivé à son père. Atterré, il commence à construire son mur, dont la mort de son père ne sera « qu’une brique » (« all in all it was just a brick in the wall »).
  • The Happiest Days of Our Lives : Pink est envoyé à l’école, où les professeurs, stricts et parfois violents, veulent le faire rentrer dans le moule de la société. Ils blessent les enfants physiquement et mentalement, « exposant toute faiblesse cachée avec soin par les enfants » (« exposing every weakness however carefully hidden by the kids »). La deuxième partie de la chanson explique que les professeurs eux-mêmes sont brutalisés par leurs femmes. L’enchaînement est clair : les femmes brutalisent leurs maris, qui brutalisent les enfants. Ceux-ci grandissent et deviennent violents à leur tour.
  • Another Brick in the Wall, Part II : après avoir été brimé par son professeur, Pink rêve que les élèves de son école entament une révolte contre leurs enseignants ; cela l’isole encore plus.
  • Mother : Pink dialogue avec sa mère, excessivement protectrice envers son fils. Elle l’aide ainsi à construire son mur, en essayant de le protéger du monde extérieur (« of course Mama’s gonna help build the wall »). Elle insiste pour que Pink reste à ses côtés même en grandissant, et ne peut supporter l’idée qu’il puisse tomber amoureux plus tard.
  • Goodbye Blue Sky : Pink devient dépressif, obligé de grandir dans un monde d’après-guerre où seule sa mère prend soin de lui. Il est également triste de ne pas avoir eu l’enfance qu’il aurait dû avoir, son père étant mort avant même sa naissance. La chanson évoque aussi le Blitz, la série de bombardements de Londres et d’autres villes anglaises au début de la Seconde Guerre mondiale. Avec Bring the Boys Back Home (voir plus loin), il s’agit de la preuve la plus évidente des effets de cette guerre sur Pink.
  • Empty Spaces : Pink est maintenant adulte et marié, mais sa femme et lui ont du mal à communiquer à cause de son mur à moitié fini. Pink se demande comment l’achever et « remplir les espaces vides » (« what shall we use to fill the empty spaces? »).
  • Young Lust : Pink est devenu une « rock star », toujours en tournée. Il commence donc à inviter des groupies dans sa chambre entre les concerts, n’ayant pas vu sa femme depuis des mois. La fin de la chanson est un dialogue entre Pink et une opératrice téléphonique ; c’est à ce moment-là qu’il réalise que sa femme avait un amant depuis un moment, et son désordre mental s’accélère.
  • One of My Turns : Pink invite une groupie dans sa chambre d’hôtel après avoir découvert l’adultère de sa femme. Lorsque la groupie essaie d’attirer son attention, il est trop occupé à penser à sa femme pour l’entendre. Comme elle continue à vouloir attirer son regard, il explose soudain de colère et détruit sa chambre.
  • Don't Leave Me Now : Pink essaie de se faire à l’infidélité de sa femme, sans succès. Il la blâme pour l’avoir fait souffrir ; son attitude changera cependant plus tard, dans The Trial.
  • Another Brick in the Wall, Part III : rendu furieux par l’adultère de sa femme, Pink décide d’achever son mur. Il conclut qu’il n’a plus besoin de rien, considérant toutes les personnes qu’il a connues comme « de simples briques dans le mur ».
  • Goodbye Cruel World : Pink achève son mur, et marque sa reconnaissance de son isolation envers la société.
  • Hey You : Pink réalise l’erreur qu’il a commise en se retirant complètement de la société. Il tente de reprendre contact avec le monde extérieur, mais son mur bloque tous ses appels. Ceux-ci deviennent de plus en plus désespérés, et il réalise qu’il n’a pas d’issue. La métaphore selon laquelle « les vers mangent son cerveau » (« and the worms ate into his brain ») décrit l’état mental de Pink qui se détériore.
  • Is There Anybody Out There? : la folie de Pink s’aggrave et il se demande s’il y a « quelqu’un dehors », de l’autre côté du mur.
  • Nobody Home : Pink décrit sa vie derrière son mur. Il n’a personne à qui parler, et tout ce qu’il a sont ses objets personnels, dont il fait la description.
  • Vera : la chanson est une référence à Vera Lynn, une chanteuse anglaise connue durant la Seconde Guerre mondiale pour sa chanson populaire We'll Meet Again, qu’elle chantait aux soldats britanniques. La référence est ironique, en sachant que Pink (pas plus que Waters) n’a rencontré son père, mort à la guerre. La phrase « Vera, qu’es-tu devenue ? » (« Vera, what has become of you? ») suggère que Vera Lynn elle-même, contrairement à ce qu’elle avait promis (« nous nous reverrons »), aurait disparu. Elle peut aussi être interprétée comme disant que Pink a perdu espoir.
  • Bring the Boys Back Home : Dans le film, Pink va chercher son père à la gare quand tous les soldats arrivent de la guerre, pour trouver qu’il n’est pas là. Les gens autour de lui sont heureux et chantent « ramenez les garçons à la maison » (« bring the boys back home »). À la fin, des souvenirs ayant conduit Pink à la folie lui reviennent : le professeur, l’opératrice et la groupie. Le manager de Pink, venant le chercher pour un concert, lui lance au travers de la porte de sa chambre d'hôtel « Faut y aller ! » (« Time to go! »).
  • Comfortably Numb : Pink, se sentant complètement isolé de la société, ne peut pas lutter contre les pressions de la vie de « rock star » et reste cloîtré dans sa chambre pour ne pas jouer. Un docteur est envoyé dans la chambre pour lui faire une injection qui lui donnera suffisamment d’énergie pour assurer le concert.
  • The Show Must Go On : Pink s’apprête à monter sur scène, après que le docteur l’a bourré de médicaments pour éviter d’annuler le concert. Les paroles ont surtout pour thème la cupidité des promoteurs peu scrupuleux et des managers. Le « spectacle » peut également être une métaphore pour la vie. Pink débat sur ce qu’il doit faire, maintenant qu’il a construit son mur : il réalise qu’une vie isolée est morne. Il décide alors que « le spectacle doit continuer », mais le stress que provoque cette idée le fait halluciner.
  • In the Flesh : Pink, drogué par les médicaments que le docteur lui a fait prendre, se comporte comme un dictateur devant son public, traquant les Noirs, les Juifs et les homosexuels.
  • Run Like Hell : Pink devient le chef du parti des « marteaux croisés » qui se retrouve devant une foule dans un auditorium. Il lance ses fidèles à l’assaut de la ville pour piller les maisons et commerces.
  • Waiting for the Worms : Pink a perdu tout espoir, et laisse les vers contrôler ses pensées. Dans son hallucination, il est encore un dictateur fasciste qui répand la haine, avec la promesse que ceux qui le suivent reverront « l’Angleterre souveraine » (« Britannia rule again ») et renverront leurs « cousins de couleur » dans leur pays (« send our coloured cousins home again »).
  • Stop : Pink en a assez de son rôle de dictateur, et son hallucination s’achève. Doutant de sa culpabilité, il s’intente à lui-même un procès mental.
  • The Trial : Pink fait intervenir un procureur grotesque, flagorneur et terrifiant, qui l’accuse d’avoir fait preuve « de sentiments de nature humaine ». L’avocat appelle à la barre le professeur de Pink, qui l’accuse copieusement. Vient ensuite l’épouse de Pink, qui accable ce dernier, puis qui se transforme en mère de Pink, surprotectrice, étouffant son fils. Le juge apparaît alors, et rend sa sentence en déclarant Pink coupable et en le condamnant à abattre son mur (« tear down the wall »). On entend à la fin du morceau l’effondrement du mur, accompagné d’un cri de douleur.
  • Outside the Wall : cette chanson n’est pas directement liée à Pink. Elle confirme que le « mur » a été démoli, et parle de l’isolation mentale en général, et de la façon dont les autres tentent de la vaincre, souvent sans succès.

 

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commentaires

Frelon Vert 21/06/2011 20:56


Très bons commentaires et très belles photos. J'ai vu le concert à Anvers le 27/05 et à Paris le 31/05. Grandiose. Pour l'anecdote j'avais envoyé sur le site de Waters la photo d'un membre de la
famille mort au combat. J'ai eu la grande émotion de voir son portrait apparaitre sur le mur en face de moi et à ma hauteur. Cela fait bizarre. C'est le grenadier (haut chapeau en poil d'ours) en
dessous du portrait du père de Waters à droite en bas du mur. J'ai vite fait une photo avec flash pour avoir un souvenir. Bel hommage pour tous ces disparus qui n'ont rien demandé à l'époque. J'ai
ajouté quelques photos sur mon blog : allezlesverts.blogs.lalibre.be