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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 20:44

Elmore D

Auteur-compositeur, interprète et guitariste de blues. Le nom d'Elmore D est une référence à Elmore James dont le style de slide guitar l'a beaucoup inspiré au début de sa carrière musicale. Plus récemment son style s'est développé sous l'influence d'artistes tels que Tampa Red ou Memphis Minnie. Après une longue expérience de concerts relativement informels, il a commencé à enregistrer en 1997 en collaboration avec différents musiciens issus de la scène blues anversoise centrée autour du café-concert Crossroads. Bien qu'Elmore D chante principalement en anglais, quelques-unes de ses compositions sont écrites en wallon. Sa discographie comporte 6 albums: Basse-Moûse Blues ( Frémeaux & Associés, 1997), Saturday Night Rub (Frémeaux & assoc., 2000), Elmore D. Live (Pacific Blues Records, 2004), Tot k'mahî (Naked Productions, 2005), Grandiveûs (Douces Mesures 3, 2008) et Back to Hèsta ( Frémeaux & Associés, 2013). Ce soir, il est là avec son band et le guitariste n’est autre que son fils. Il y a aussi une contrebasse, batterie et un harmonica. La soirée musicale sera aussi humoristique, pleine de bonne humeur. Les reprises vont bon train, mais aussi quelques compo perso, en wallon. Même si la justesse des instruments n’est pas son souci, la spontanéité et générosité de sa musique rendront l’ambiance sympathique. Il nous offrira même un rappel scandé par le public qui n’était pas vraiment prévu au programme.

Membres du groupe d’Elmore D. Jug Band : Elmore D. : Chant,

Guitare Gilles D. : Guitare, Washboard

Patrick Indestege : Contrebasse

Richard Plaut : Harmonica

Tom Nizet : Percussions

Blues de Traverse: Elmore D et le 45 ème Chicago Blues FestivalBlues de Traverse: Elmore D et le 45 ème Chicago Blues Festival
Blues de Traverse: Elmore D et le 45 ème Chicago Blues FestivalBlues de Traverse: Elmore D et le 45 ème Chicago Blues Festival

Un changement de plateau plus tard, c’est le 45 ème édition du Chicago Blues Festival.

Et cette année, ils ne sont pas de Chicago, mais du Texas.

Tout d’abord, c’est l’entrée en scène des Shaw Phares aux claviers, Jamil Byrom à la batterie, Chris Jones à la basse et Mark « Kaz » Kazanoff au saxo, puis à l’harmonica et entre deux au chant.

Le guitariste, lui arrivera un peu plus tard. Il s’agit de d’Andrew "Junior Boy" Jones.

Né en 48 à Dallas, dès son adolescence il joue de façon régulière avec Freddie King qu’il suivra en tournée durant 3 ans. Puis il se fera remarquer au sein de l’orchestre du “South Country Boy”, sans oublier son passage au sein de la formation de Johnny Taylor. Il rejoindra alors Tony Coleman et les Silent Partners et accompagnera Sonny Rhodes, Frankie Lee, Katie Webster.

Durant plus de 8 ans il sera le compagnon de scène de Charlie Musselwhite et on le retrouve à la guitare sur les 3 albums Alligator de ce dernier : “Ace of Harps”, “In My Time” et “Signature”.

Il sera rejoint par Kerrie Lepai Née en 73 , Kerrie Lepai a baigné à Dallas dans un univers musical depuis sa tendre enfance, commençant à chanter le Gospel très tôt, influencée par sa mère et sa grand-mère profondément ancrées à l’Église, pratiquant leur art dans une congrégation avec Robert “Goodie” Whitfield. Kerrie débute sa carrière de chanteuse au début des années 90 en dirigeant les fameuses Jam's du R.L Griffin’s Blues Palace Club à Dallas où elle croise toute la crème locale. Elle finit par se produire souvent avec le pianiste Bobby Sparks, Bernard Wright, Lucky Peterson, Texas Slim, Shawn Pittman et Andrew Jones entre autres. Son excellente souplesse vocale lui permet d’alterner sensualité et puissance d’expression. ses shows sont emplis d’énergie. Sa participation au dernier album d’Andrew Jones “I Know What It's Like” sur 2 titres et la sortie d’un nouvel album original prévu pour cette fin de l’année prouvent bien qu'elle saura enflammer le scène de Tournon d'Agenais d'un véritable Texas Blues !

Andrew “Jr Boy” Jones : Guitare,

Chant Shawn Phares : Piano

Jamil Byrom : Batterie

Chris Jones : Basse

Mark “Kaz” Kazanoff : Saxophone,

Chant Kerrie Lepai : Chant

Blues de Traverse: Elmore D et le 45 ème Chicago Blues FestivalBlues de Traverse: Elmore D et le 45 ème Chicago Blues Festival
Blues de Traverse: Elmore D et le 45 ème Chicago Blues FestivalBlues de Traverse: Elmore D et le 45 ème Chicago Blues Festival

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 08:09

C'est la dernière étape du voyage.

LOUISIANE

Arrivée en fin d'après midi à New Orleans qui nous laisse juste le temps de voir le soleil se coucher sur le Mississipi .

Les rues du quartier français sont très animées, envahies par les touristes, les américains d'ailleurs venus faire la fête, les zombies, fantômes en tout genre, vampires....c'est Halloween dans quelques jours . Les balcons sont décorés, les toiles d'araignées tombent , de quoi avoir vraiment peur .

Au détours d'une rue, un fanfare passe. Un peu plus loin, une autre fanfare accompagne un mariage noir, luxueux.

Quelques musiciens jouent sur les trottoirs, entre deux voyants, prestidigitateurs. Il y a des boutiques à touristes partout, pas grand chose à voir avec la rusticité de Bentonia.

Le pompon sera à Bourdon Street avec ses colliers qui tombent des balcons pour les filles qui découvriront leur poitrine, ses bars branchés, la musique à gogo qui générera une cacophonie, les filles au très petite tenue et son odeur de friture qui embaume toute la rue.

En tout cas, il n'y a plus de blues, ici c'est le jazz qui domine.

La route du blues - New Orleans .La route du blues - New Orleans .
La route du blues - New Orleans .La route du blues - New Orleans .

Demain , nous avons rendez vous avec ....le gospel.

Et oui, c'est dimanche .

Cette fois ci, c'est Kathy qui nous a concocter ce rendez vous à l'Eglise Second True Love Baptist Church avec Graig Adams. Ils doivent chanter ensemble pendant l'office .L'accueil est merveilleux, café et petits gâteaux nous attendent .

Pourtant ici, l'argent ne transpire pas. On peut encore voir les traces laisser par l'ouragan Katrina qui en 2005 a tué presque 2000 personnes. Certains secteurs de La Nouvelle-Orléans sont retrouvés jusqu’à 6 mètres sous le niveau de la mer.

La route du blues - New Orleans .La route du blues - New Orleans .
La route du blues - New Orleans .La route du blues - New Orleans .

L'après midi, impossible de le rater, la visite du bayou est à faire. Nous partons donc sur un bateau à fond plat pour voir les alligators, vedettes des lieux. Mais ils ne sont pas les seuls habitants de lieux . Cette étendue d'eau formée par les anciens bras et méandres du Mississippi qui s'étendent sur tout le sud de l'État louisianais, formant un réseau navigable de milliers de kilomètres. Le bayou est un milieu d'eau douce où plusieurs espèces viennent se nourrir : les crevettes, les écrevisses, les lamantins, les dauphins, les alligators [3]. Les bayous sont généralement infestés de moustiques et d'autres insectes volants. Des oiseaux vivent autour des bayous, tels que l'aigrette, le héron, le pygargue à tête blanche, la buse à queue rousse et le carouge à épaulettes. Nous ne rencontrerons que des hérons et des alligators, bien sur.

La route du blues - New Orleans .La route du blues - New Orleans .
La route du blues - New Orleans .

la plantation Laura

Le terme "plantation" désigne la propriété et ses cultures, mais aussi l’habitation principale située sur celle-ci. Les plantations se sont installées le long du Mississippi car la proximité du fleuve permettait l’irrigation des cultures ainsi que le transport des marchandises et des hommes. Le coton et la canne furent les deux principales cultures développées le long du fleuve. Beaucoup firent fortune et de vastes et luxueuses demeures furent construites. Mais la guerre civile, l’émancipation des esclaves qui suivit et la découverte de nouveaux textiles entraînant la baisse de la demande en coton causèrent le déclin des plantations qui disparurent petit à petit. Certaines continuèrent d’être habitées par les descendants des premiers planteurs, d’autres furent laissées à l’abandon à la fin du dix-neuvième siècle. Des 350 maisons de plantations qui existaient entre la Nouvelle-Orléans et Baton Rouge, il n’en reste aujourd'hui plus que 8 situées sur les deux rives du fleuve.

La plantation Laura est créole, c'est à dire francophone

La plantation Laura fut construite en 1805 par un français originaire de Caen qui s’est battu pendant la révolution américaine aux côtés de Washington et Lafayette : Guillaume Duparc. Mais l'histoire de la plantation Laura, c’est principalement l’histoire de 4 femmes, la première étant Nanette Prudhomme (la femme de Guillaume Duparc, l’arrière grand-père de Laura). Elle dirigea la plantation pendant 21 ans. Elle laissa ensuite les rênes à sa fille Elisabeth qu’elle estimait plus capable que ses fils de diriger la plantation. Elisabeth fit de la plantation le important réseau de distribution de vins français en Louisiane. Elle avait épousé Raymond Locoul, un riche français, propriétaire d’un château et producteur de vins de Bordeaux. Plus tard, elle partagea la plantation entre ses 2 enfants, Emile et Aimée, mais cette situation donna lieu à de fréquentes querelles. C’est Emile qui nommera la plantation du nom de sa fille préférée, Laura. Celle-ci dirigera la plantation pendant de nombreuses années, avant de tourner le dos à son passé de créole et d'adopter un nouveau mode de vie plus à l’américaine.

Laura a raconté toute l'histoire de la vie à la plantation dans un livre, disponible à la vente et écrit en français.

Elle a été restaurée en quasi totalité et a donc retrouvée ses couleurs d'origine.

La route du blues - New Orleans .La route du blues - New Orleans .
La route du blues - New Orleans .La route du blues - New Orleans .

Il est maintenant temps de faire nos valises.

Le voyage est fini, presque fini.

Une dernière soirée dîner musical est prévue. Graig Adams viendra nous y rejoindre en chantant. Kathy se joindra à lui.

Je tenais aussi à remercier Robert et Gisèle Mauries de nous avoir planifier et organiser ce voyage, pris tous ces rendez vous privilégiés avec des personnalités du blues, avec des artistes représentant les tendances de ce genre musical et surtout d'avoir toujours garder le sourire.

Vive le blues....et son esprit de partage .

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 07:19

Après un petit déjeuner du sud, juste en face du BB King et nos adieux à Robert Terell, nous reprenons la route à la recherche du marker " BB King Birthplace", un peu difficile à trouver.

La longue vie de BB King a commencé ici, près de ce site où il est né. Ses parents Albert et Nora étaient métayer sur les bords de la Bear creek. Ils se sont séparés alors que Riley B King avait quatre ans. Il partit alors vivre à Kilmichael et Lexington avant de s'installer à Indianola, qu'il a toujours considéré comme sa ville natale.

Quelques photos plus tard , c'est tout nouveau marker que nous recherchons. Inauguré début octobre, il indique le lieu où se croisait Southtern Railway et Yazoo Delta "Yellow Dog" , la même qui a inspiré tant de chanteurs qui empruntaient le rail pour rejoindre les plantations.

Ensuite direction Iverness pour voir le marker de Little Milton. Chanteur et guitariste de blues et de soul, un des morceaux reste d'actualité et il y a plus d'une fois où nous l'avons fredonné pendant ce voyage.....le blues is alright (enregistré en 1982).

Un peu plus loin, à Belzoni, ce sera le marker de Denise Lasalle puis celui de Pinnetop Perkins, compagnon de route de Muddy Waters.

Sur place nous rencontrons une drôle de dame noire.

Robe longue avec un tablier, perruque blanche , elle vit ici. Elle est conteuse, comme sa mère, comme sa grand mère et encore plus ancien. Elle raconte la vie difficile des hommes dans les plantations qui démarre au lever du jour et s'achève "lorsque l'on ne voit plus ses pieds ".C'est à cet endroit qu'est mort le premier martyr de la ségrégation. Helen Sims ne nous lâchera pas, elle a trop de chose à raconter, c'est théâtral...

Nous sommes partis.

Maintenant c'est le maker de "Turner's drog store". Drog Store et Easy Pay furent les sponsors des programmes de radio et commencèrent à diffuser du blues sur les ondes en 1948 . Sonny Boy Williamson n ° 2 et Elmore James diffusèrent leurs concerts enregistrés sur place. La foule s'entassait à l'extérieur pour assister au spectacle.

Un peu après Benzoni, c'est la fin du delta, mais pas la fin du blues.

Encore un arrêt avant de rejoindre Vicksburg pour le Blues Front Cafe. C'est le territoire de Jimmy Duck Holmes. Le blues front cafe a été ouvert en 1948 par Carey et Mary Holmes. Jimmy, un des fils du couple l'a repris en 1970. Le lieu fonctionne toujours, attirant les touristes en recherche de blues authentique.

Jimmy Homes nous rejoindra et nous donnera un concert, accompagné de sa seule guitare. Ses chants racontent encore la souffrance des noirs à l'époque de ses parents et encore celle de maintenant .Son ami, Mr Entertement viendra le rejoindre. Ce monsieur a le sens de la communication et son grand sourire emballera tout le monde. Kathy lui offrira sa voix pour un morceau.

Pendant qu'à son tour il joue quelques morceaux, Jimmy est parti se prélasser au soleil en fumant une cigarette. Quelques boissons plus tard et achat d'albums de nos deux artistes, nous repartons pour une nuit de repos.

La route du Blues - d'Indianola - Bentonia - Vicksburg.
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de Vicksburg à New Orleans

Le séjour dans le delta touche à sa fin. La route va être un peu longue, quelques arrêts sont prévus à la recherche de Robert Johnson.

Pour commencer un stop à Crystal Springs où se trouve un tout petit musée. Petite ville du Mississipi comme beaucoup d'autre, elle est traversée par le chemin de fer qui séparait les populations blanches et noires. Elle abrite donc un tout musée à la mémoire de Robert Johnson. Il n'a qu'une seule pièce, les murs sont couverts de photos, d'affiches. Il reste même un très vieux piano qui aurait été le sien. Il y jouait avec Johnny Shines.

Sa petite fille, qui nous a ouvert les portes, a sur elle un tee shirt avec un photo de lui à l'age de 16ans.

Encore quelques kilomètres et nous arrivons dans sa ville natale, Haslehurst

La route du Blues - d'Indianola - Bentonia - Vicksburg.La route du Blues - d'Indianola - Bentonia - Vicksburg.
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Le Mississipi et la "Blues Trail" s'arrête . Maintenant c'est la route vers la Louisiane et New Orleans.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 09:30

La route ne sera pas bien longue, ponctuée juste par quelques arrêts. Le premier sera pour Honeyboy Edwards à Shaw.

C'est un proche compagnon de Robert Johnson : Il était là le jour où Robert avala le whisky empoisonné qui entraîna sa mort.

Il acquerra une certaine notoriété seulement dans les années 1970 où il enregistrera abondamment. Edwards est décédé en 2011.

LELAND

Leland, petite ville de moins de 5 000 habitants sur les rives de Deer Creek, a son histoire marquée par plusieurs personnages célèbres

Pour commencer, c'est le marker Johnny Winter . Le célèbre chanteur guitariste albinos est décédé cet été après avoir donné son dernier concert à Cahors.

Il passa une partie de son enfance à Leland. Son père fut maire de la ville en 1930. Sur les murs de la ville, il y a quelques fresques de Johnny Winter en autre

La route du Blues - CLEVELAND - LELAND - INDIANOLA
La route du Blues - CLEVELAND - LELAND - INDIANOLALa route du Blues - CLEVELAND - LELAND - INDIANOLA
La route du Blues - CLEVELAND - LELAND - INDIANOLA

La petite ville possède son musée du blues, le Highway 61 Blues Museum

.Nous y sommes attendus.

Pat Thomas nous y attend aussi pour un petit concert privé, remis de sa nuit d’hier soir..

Pat Thomas est le fils de James "Son " Thomas. Son marker est juste devant le musée. Le blues a toujours été présent dans sa vie, mais ça n'est qu'a sa découverte dans le milieu des années 60 par William Ferris qu'il est vraiment célèbre.

Durant sa jeunesse, "Son" a développé deux passions qui ont joué un rôle significatif pour le reste de sa vie, la musique et la sculpture. Ses sculptures étaient faite à partir de l'argile qu'il a ramassé sur les rives du fleuve voisin le Yazoo, et il a eu un penchant pour créer des formes animales, ainsi que des camions ce qui lui a valu le surnom de "Sunny Ford".
Sa sculpture prend un côté obscure. Il forme un crâne horrible, complet avec des dents fabriquées à partir de grains de maïs. Ces sculptures macabres ont été exposées à différents endroits dont le musée du blues de Clarksdale.

Pat Thomas est de , James " Son " Thomas. Il a appris la guitare auprès de son père. Il joue un blues populaire, primitif . "Pat" Thomas est reconnu comme un bluesman authentique, surtout connu pour ses dessins de têtes de chats., sur des dominos. Il en offrira un à chacun d'entre nous et surtout il nous offrira une heure de musique de son cru.

La route du Blues - CLEVELAND - LELAND - INDIANOLALa route du Blues - CLEVELAND - LELAND - INDIANOLA
La route du Blues - CLEVELAND - LELAND - INDIANOLA
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La route du Blues - CLEVELAND - LELAND - INDIANOLA
La route du Blues - CLEVELAND - LELAND - INDIANOLA
La route du Blues - CLEVELAND - LELAND - INDIANOLA

Robert Terell, directeur du BB King Museum nous attend et nous guidera dans ce musée retraçant la vie de BB KIng. Ce musée explore environ 60 ans de carrière de BB King à travers des documents, des objets, des films, des photos, de la musique.

Après avoir vu les détails de la vie de BB King et en parallèle l'évolution sociale de cette époque, le visite se termine par un environnement interactif où chacun peut jouer, créer sa propre musique. Un autre endroit permet de choisir des morceuax de musique de bluesman et d'écouter les ré interprétations par des groupes actuels qui tournent encore.

Ensuite, petite promenade en ville à la découverte des fresques murales , des markers et aussi du club Ebony. C'est un des club afro américain les plus importants du sud du Delta. Il a ouvert ses portes en 1948 et des bluesmen célèbres y ont joué comme Ray Charles, Count Basie, BB King, Bobby Bland, Little Milton, Albert King, Willie Clayton James Brown, Ike Turner, Syl Johnson, Clarence Carter, Denise LaSalle, Bobby Rush, Howlin 'Wolf, Tyrone Davis, et beaucoup plus.

Avec la création d'un festival annuel son honneur, BB King revenait jouer gratuitement pour le bénéfice du musée et de la ville. BB King est devenu propriétaire du lieu.

La soirée se terminera avec Robert Terell et ses invités dans son club house .

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 08:18
Blues de Traverse 2014: The Swinging Dice, The Hillbilly Moon Explosion,Nikki Hill

The Swinging Dice

Vainqueur du tremplin 2013, ils auraient du venir la semaine dernière. Ce concert a été annulé suite à des graves problèmes de santé d'un membre du groupe en tête d'affiche.

Ils sont donc là cette semaine, ce qui nous fera une soirée avec trois groupes très différents.

The Swinging Dice s'est formé en 2007, le groupe est composé aujourd'hui de Pierre MATIFAT (Piano/Chant), Fabien 'The Fabulous' LIPPENS (Guitare), Matthieu DURETZ (Contrebasse) et Julien PARIS (Batterie).

La salle va se remplir régulièrement et les tables et chaises placées en fosse vont vite disparaître pour que tous puissent rentrer.

Ils jouent en réinterprétant des classiques mais aussi ils composent leurs morceaux. Leur répertoire , c'est du rock & roll et swing, du Boogie-Woogie, le Swing de l'ère des Big Bands ou des groupes Westerns... sous l'influence de ces artistes et styles du passé .Leur tenue de scène reprend les standards de l'époque. Ils jouent aussi à se passer le micro et c'est parfois Pierre, parfois Fabien ou Matthieu qui chantent.

Un album est en cours...

Blues de Traverse 2014: The Swinging Dice, The Hillbilly Moon Explosion,Nikki Hill
Blues de Traverse 2014: The Swinging Dice, The Hillbilly Moon Explosion,Nikki HillBlues de Traverse 2014: The Swinging Dice, The Hillbilly Moon Explosion,Nikki Hill
Blues de Traverse 2014: The Swinging Dice, The Hillbilly Moon Explosion,Nikki Hill

The Hillbilly Moon Explosion

Un changement de plateau plus tard, les Hillbilly Moon Explosion entrent en scène.

Ils sont trois.

 En premier, Emanuela Hutter, est une chanteuse originaire de Zurich  minuscule montée sur talons de chaussures rouges.Elle a revetue une petite robe avec un col claudine et au vue des mimiques qu'elle fait, elle n'est pas une gentillle petite fille sage mais plutôt un petit démon d'energie.Son micro est orné d'une ringarde guirlande en plastique aux LED multicolores.

Ensuite, Oliver Baroni, est un contrebassiste anglais .Il joue de son instrument comme une majorette de son baton.La contrebasse passe à droite, à gauche, en haut , au sol en quelques secondes, il va même monter dessus pour un exercice d'équilibre.

Pour continuer, Dunkan James, est un guitariste suisse  pince-sans-rire.

Pour finir, Sylvain Petite, est un batteur français 

 Ils sont un groupe européen de rockabilly déjanté, puissant au jeu scénique remarquable .

Ils nous feront oublier nos petits soucis du moment pour avoir envie de bouger les jambes.

 

Blues de Traverse 2014: The Swinging Dice, The Hillbilly Moon Explosion,Nikki Hill
Blues de Traverse 2014: The Swinging Dice, The Hillbilly Moon Explosion,Nikki HillBlues de Traverse 2014: The Swinging Dice, The Hillbilly Moon Explosion,Nikki Hill
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Blues de Traverse 2014: The Swinging Dice, The Hillbilly Moon Explosion,Nikki Hill

Nikki Hill avec Nikki Hill au chant, Ed Stohsahl à la basse, Joe Meyer à la batterie et Matt Hill à la guitare

Après une apparition rapide à Paris ai Trianon lors de la revue Blues & Soul, elle arrive à la Traverse pour un show complet.


Originaire de Caroline du Nord Nikki a commencé en chantant dans des chorales de gospel à l'église lorsqu'elle était  enfant.

A l'adolescence elle  recherche de son propre style. Rock n 'roll, blues, soul, rhythm and blues, country l'attire . Après son union avec Matt Hill, elle a trouvé sa voix(e) . Avec une énergie sans retenue, ils prennent toutes les saveurs de la musique américaine et délivrent un son qui vous fera croire en rock n 'roll nouveau. La conduite de la guitare rythmique de Matt Hill, et une section rythmique serrée fournies par Ed Strohsahl et Joe Meyer se réunissent et font un bruit qui sonne comme la vérité.Et le public apprécie, ils sont venus la rejoindre au devant de la scène pour partager ce moment .

Blues de Traverse 2014: The Swinging Dice, The Hillbilly Moon Explosion,Nikki Hill
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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 08:16

CLEVELAND

Environ 12500 habitants , c'est une ville universitaire reconnu, traversé par la HWY 61.

Autour de Cleveland, plusieurs sites sont à visiter.

Dockery Farm ou « lieu de naissance du blues « . Dockery Farm est une plantation établie depuis 1885, à environ deux heures de Memphis par William Alfred « Will » Dockery. C’est dans cette exploitation, la plus grande d’Amérique à l’époque que travaillaient plusieurs afro américains et musiciens guitaristes. Charlie Patton , arrivé avec ses parents apprit la musique auprès de Henry Sloan. Pendant les années suivantes , il continuera de jouer avec Sloan, Willie Brown, Son House, Tommy Johnson

La route du blues - de Chicago à New Orleans  - CLEVELAND
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Nous reprenons notre route pour la Sunny Side Road après un court arrêt à Ruleville, pour le marker de Jimmy Rogers. Chanteur, guitariste et harmoniciste de blues, il a fait partie du band de Muddy Waters dans les années 50.

Perdu au bout du monde , nous arrivons au village de Money, désert, inhabité, fantomatique. Quelques maisons en bois, bringuebalantes sont là .

Un peu plus loin, caché dans un champ de maïs, l’église de Little Zion finit par se découvrir. Toute blanche, loin de la route, elle est accompagnée d’un petit cimetière où de trouve la tombe de Robert Johnson.

Né le 8 mai 1911 à Hazlehurst, Mississippi, et mort le 16 août 1938 à Greenwood, Mississippi, est un guitariste et chanteur de blues américain. Robert rencontre le guitariste de blues Son House qui le ridiculise et lui conseille d'abandonner la guitare pour se consacrer à l'harmonica. Vexé, Robert quitte Robinsonville pour revenir à sa ville natale Hazlehurst, où il espère retrouver la trace de son véritable père. A Hazlehurst, Robert est pris en mains par le bluesman Ike Zinnerman qui devient son mentor. Robert retourne finalement à Robinsonville deux ans après l'avoir quitté. Son House est émerveillé par les progrès réalisés par le guitariste, il avoue même être maintenant dépassé.

De ces progrès stupéfiants va naître la légende du pacte avec le diable, à une époque où le vaudou est encore très vivace dans la communauté noire du Mississippi.

Bien qu'il ait commencé à enregistrer des disques deux ans seulement avant sa mort, Robert Johnson est devenu une légende et une grande source d'inspiration pour des artistes comme Jimi Hendrix, Jimmy Page, Bob Dylan, Brian Jones, Keith Richards ou encore Eric Clapton. Il mourra empoisonné par un mari jaloux.

Arnaud Fradin est un « fan » de Robert Johnson. C’est avec beaucoup d’émotion qu’il prendra sa guitare pour un morceau du répertoire de Robert Johnson, devant sa tombe. Il a donné à son groupe le nom d’une des chansons de Robert Johnson « Malted Milk ».

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Après un diner en compagnie de Rolando, directeur du Delta Center pour la culture et l’enseignement et également directeur du Département National Heritage du delta du Mississipi à l’Université du Mississipi et aussi en présence d’un très jeune guitariste et chanteur de blues, accompagné par sa mère, nous avons notre premier concert de la soirée.

Christone Kingfish nous interprètera quelques morceaux de son répertoire.

Ensuite nous avons rendez vous dans un lieu mythique du blues, perdu au bout d’un chemin à travers champ, le Po Monkey’s. Ce lieu, un Shack était un lieu de retrouvailles des musiciens, travailleurs des plantations. Ces hommes très pauvres se racontaient leur vie difficile avec leur musique .Certains sont devenus des chanteurs de blues connus. C’est une cabane en bois perchée au bout d’un petit escalier. On pénètre dans une petite salle éclairée en rouge, le plafond est envahi de singes en peluche. Nous sommes attendus. Bien que ce soit le jour de fermeture, Rolando, nous a fait ouvrir les portes, a invité des musiciens et nous a prévu un petit concert très intime.

Nous y trouverons Pat Thomas et sa guitare. Un peu plus tard, c’est Anthony Sherrod . Kathy ira le rejoindre pour « le blues is all right ».

La route du blues - de Chicago à New Orleans  - CLEVELAND
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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 12:45

A la chasse aux markers et autres indices parsemés sur la route du blues.

Vance et Johnny Lee Hooker. Né en 1917 à Clarksdale, John Lee Hooker est le dernier d'une famille pauvre de onze enfants. Durant sa prime enfance, il n'est exposé à la musique que sous la forme de chants religieux tels que le gospel, seule forme musicale que son père, pasteur, autorise à sa famille. Il ne se familiarise avec le blues qu'après la séparation de ses parents en 1921 et le remariage de sa mère avec Willie Moore, ouvrier agricole et bluesman à ses heures, qui lui apprend des rudiments de guitare. Toute sa vie, John Lee Hooker rendra hommage à son beau-père, qu'il considère à l'origine de son style très personnel..En 1943, il part pour Detroit, la ville de l'automobile. Il cherche des engagements dans les bars. En 1948, il enregistre son premier album. Les temps sont durs à cette époque, les bluesmen noirs sont délaissés pour des airs plus dansant, le Rythm & Blues et la ségrégation raciale ferme le blues noirs au blancs.Il faudra attendre les années 50 pour que le blues ré- émerge avec des musiciens comme Clapton, les Rolling Stones , John Mayall .... John Lee Hooker acquiert la célébrité dans le monde entier, aux côtés d'autres grands musiciens fraîchement redécouverts comme Muddy Waters ou Howlin' Wolf. Il enregistre avec certains groupes de blues électrique tels que Canned Heat et démarre une carrière internationale fructueuse qui durera jusqu'à sa mort.

Tutwiler et la fresque du chemin de fer avec le plan rudimentaire de la tombe de Aleck Ford Miller . Fils illégitime de Millie Ford, qui le prénomme Aleck, il est élevé par son beau-père, un certain Miller, dont il prendra le nom. Son surnom de « Rice » provient du travail régulier qu'il effectue un temps dans les rizières à la frontière de la Louisiane et du Mississippi. Quoi qu'il en soit, Aleck Ford, ou Rice Miller, préfère aux travaux agricoles la vie de musicien itinérant. Il apprend l'harmonica et la guitare et vagabonde dans les années 1920 dans tout le Sud, où il gagne sa vie en jouant le blues et en racontant des histoires, soit seul soit encore en compagnie d'autres bluesmen comme Robert Leroy Johnson, Robert Jr. Lockwood, Elmore James, Robert Nighthawk ou Howlin' Wolf. Lorsqu'à partir de 1937 John Lee « Sonny Boy » Williamson engrange succès sur succès avec ses disques pour la firme Bluebird, Rice Miller usurpe son identité, se faisant ainsi mieux payer dans les bars locaux. Grâce à ce subterfuge, il réussit à devenir l'animateur régulier d'un programme radiophonique . L'emission le rend très célèbre .Le vrai Sonny Boy tentera en vain de récupérer son identité. En vain.. Le pénitencier de Parchman. C'est avant tout une immense ferme cotonnière de 7000 mille hectares, entourée de barbelés. Comme le pénitencier devait coûter le moins possible au contribuable, le principal souci du directeur était donc de faire le plus de profit possible. Les détenus, main d’œuvre corvéable à merci, devaient travailler de "t'y vois un peu" à "t'y vois plus rien", et, si ils voulaient échapper au brimades des gardiens, couper le coton à l'allure de l'homme qui marche ! C'était un monde de terreur où seuls les plus forts et les plus malins pouvaient survivre.

Le pénitencier de Parchman. C'est avant tout une immense ferme cotonnière de 7000 mille hectares, entourée de barbelés. Comme le pénitencier devait coûter le moins possible au contribuable, le principal souci du directeur était donc de faire le plus de profit possible. Les détenus, main d’œuvre corvéable à merci, devaient travailler de "t'y vois un peu" à "t'y vois plus rien", et, si ils voulaient échapper au brimades des gardiens, couper le coton à l'allure de l'homme qui marche ! C'était un monde de terreur où seuls les plus forts et les plus malins pouvaient survivre.

A Drew, le marker de " Staple Singers"

The Staple Singers est un groupe de musique gospel, R&B et soul formé par Roebuck « Pops » Staples , le père, et ses enfants Cleotha , Pervis , Yvonne et Mavis . Actif de 1948 à 1994, ce groupe rencontra du succès dans les années 1970 avec des morceaux comme I'll Take You There, Respect Yourself, The Weight ou Let's Do It Again.

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 14:04

TUPELO via COMO Route sans particularité mais nous avons rendez vous avec le propriétaire d’une grande exploitation. Il emploie une vingtaine de personnes pour travailler sur place. Il récolte du coton, des cacahuètes, du sorgo et élève des bovins. Il nous montrera les énormes machines qui servent à la récolte du coton, munies d’immenses dents qui servent à égrainer la plante pour ne garder que la fleur de coton. Nous rencontreront également Sharon Mc Connell-Dikerson qui vit à Como. Mais l’annonce d’un ouragan ou plutôt d’un énorme orage nous fera quitter les lieux en catastrophe. Arrivée précipitée à Tupelo pour la nuit où il pleut fort.

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Entre Nashville et Jackson, c’est ici que naquit Elvis Presley le 8 janvier 1935 dans une modeste maison de deux pièces, construite par son père, son grand père et son oncle. Il y vécut jusqu’à l’âge de 13 ans, quand sa famille déménagea à Memphis. Nous sommes dans le quartier de Shakerag. Ce même quartier de population afro américaine où la musique résonnait dans les rues et les porches, où les gens agitaient un drapeau pour arrêter le train. Elvis acheta sa première guitare à la quincaillerie de Tupelo, qui existe toujours et apprit à en jouer avec le pasteur Willie C Jones. Nous y verrons un film retraçant la vie de l’époque. Pour finir, un arrêt pour les affamés au drive préféré d'Elvis.

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Nous reprendrons la route pour Cleveland. Mais notre départ précipité a contrarié Sharon qui nous invite chez elle à visiter ses sculptures et partager un verre .Nous retournerons donc la voir. Elle nous montrera en autre les mains de Johnny Winter qu’elle a sculptée quelques semaines avant sa disparition le 17 juillet 2014. Elle sortira une vieille guitare qu’Arnaud prendra pour un moment musical. Nous ne regrettons pas notre détour. Un coup d’œil au marker de Otha Turner . Othar (Otha) Turner est l'un des meilleurs joueurs de fifre que le blues ait connu. Il a beaucoup joué dans les festivals de blues et en concerts. Son Groupe, "The Risen Star and Drum band", se compose de membres de sa famille et d'amis. Son CD "Everybody Hollerin' Goat", qui a été enregistré à sa ferme à "Gravel Springs", a été un succès en 1998. Il a été choisi en tant que l'un des cinq "Essential Blues Records of the Decade". Il a également reçu le "Miscellaneous Artist of the Year Award" de l'année en 1998

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:56

Clarksdale, siège du comté de Coahoma (Mississippi), fut fondée par John Clark en 1848. Clarksdale a été une véritable pépinière de musiciens ; c'est en effet la ville natale de Nate Dogg, Junior Parker, Bukka White, Son House, John Lee Hooker, Earl Hooker, Jackie Brenston, Ike Turner, Eddie Boyd, Sam Cooke, Willie Brown et Johnny B. Moore. Muddy Waters a vécu à Clarksdale jusqu'en 1943. Parmi les musiciens les plus actifs sur Clarksdale, il y a eu : Charley Patton, Big Jack Johnson, John Weston, Sam Carr, James Johnson, Robert Walker. La légende raconte que c'est là que Robert Johnson aurait vendu son âme au diable. La ville est considérée comme une des villes clé du Delta Blues. On y trouve le Delta Blues Museum. C’est aussi à Clarksdale qu’apparaissent les premiers « markers » de la « Blues Trail ». Il nous faudra deux bonnes heures de route depuis Memphis sur la HWG61. C’est la route qui traversait les champs de coton. En cours de trajet ,quelques arrêts. Un premier d’abord pour visiter la tombe de Memphis Minnie, chanteuse et guitariste de blues. Mariée avec Jo Mac Coyle, ils formeront un duo de guitaristes . Ils font ensemble leur premier enregistrement en 1929, et, fort du succès de leurs premiers disques, partent à Chicago en 1931. Le style qu'impose le duo préfigure le Chicago Blues. Ils divorcent en 1934, et Memphis Minnie s'affirme seule, accompagnée par un pianiste et un contrebassiste. En 1938, un second guitariste, Ernest Lawlars, est son concubin. Ernest Lawlars et Minnie enregistrent désormais ensemble, jusqu’à la fin de leur carrière. Leur influence se fait sentir sur de nombreux artistes du Chicago Blues comme Muddy Waters, Homesick James, ou Jimmy Rogers. Elle décèdera en 1973, laissant une œuvre majeure et des compositions classiques comme « When the Levee Breaks », « Bumble Bee Blues », « Me and My Chauffeur Blues », « If You See My Rooster » ou « Black Cat Blues »

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Un peu plus loin, ce sera le « marker » de « Son House » à Clark. Eddie James House, Jr. plus connu sous le nom de Son House, est un chanteur et guitariste de blues. Il est l'un des pionniers du blues du Delta du Mississippi. Il joua au côté de Charley Patton, Willie Brown, Robert Johnson, "Fiddlin'" Joe Martin, et Leroy Williams, vers Robinsonville (Mississippi) puis à Memphis (Tennessee) jusqu’en 1942. La musique de Son House, est une musique de danse, faite pour être entendue dans l'atmosphère bruyante des « barrelhouse ». Son House a eu une grande influence non seulement sur Muddy Waters mais aussi sur Robert Johnson, qui a repris certains de ses morceaux. C'est Son House qui, par ses récits à de jeunes fans de blues ébahis des années 1960, répandit la légende selon laquelle Robert Johnson aurait vendu son âme au diable en échange de sa virtuosité musicale. Il est aussi connu pour avoir « récupérer » la musique traditionnelle noire, pour avoir créer des festivals en autre en Europe. Buddy Guy, Johnny Winter ont débuté leur première tournée en Europe grâce à lui. Nous continuerons jusqu’au «marker» suivant. Harold Hard Face Clanton. C’est une légende, pour le blues et aussi le jeu, à travers les Etats-Unis. Appelés le « shérif noir », il était propriétaire de nombreux bars et cafés (Harold Café , "La Grange des« quatre miles ….) dans lesquels il faisait jouer les musiciens noirs. Il fut le premier millionnaire noir. on

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Notre périple sur cette ancienne portion de la route 61 est terminé. On se retrouve au carrefour des routes 61 et 49. Trois guitares surmontant l’indication The Crossroad marquent cependant l’endroit .lieu qui a inspiré une chanson « Crossroad ». Notre arrivée en début d’après midi nous laissera du temps pour visiter la ville. C’est une petite ville d'environ 20 000 habitants, traversée par la rivière Sunflower, et coupée en deux par une voie de chemin de fer. D'un côté, on trouve un quartier essentiellement à population blanche, et de l'autre, un quartier noir (où se trouvent les principaux juke-joints de la ville). Les « juke point » sont d’anciens « bistrots » illégaux où se retrouvaient les musiciens noirs pour jouer. Un des vestiges est le « Po Monkey ». En 1946, l’invention de la première machine à cueillir le coton, non loin de la plantation Hopson, transfigura le secteur. En même temps qu’elle assurait une meilleure productivité et des revenus plus élevés, elle mit au chômage beaucoup de travailleurs agricoles. Ceux-ci, privés de perspectives économiques et face aux tensions raciales grandissantes, émigrèrent massivement vers les villes du nord. Aujourd’hui, un climat très particulier se dégage de la ville partiellement désertée et qui vit en grande partie sur l’héritage du blues. Le Delta Blues Museum est d’ailleurs l’une de ses principaux points d’intérêt. Chaque année, Clarksdale accueille le Juke Joint Festival (avril) et le Sinflower River Blues & Gospel festival (août). En errant dans les rues de la petite ville, on passe devant l’hôtel Riverside. C’est un ancien hôpital. C’est ici que Bessie Smith est décédée , des suites d’un accident de voiture. Un peu plus loin, dans un carrefour, une institution musicale :le Red’s. A notre arrivée le patron est juste en train d’ouvrir les portes pour préparer la soirée. Petite salle avec seulement 3 tables et de nombreuses chaises, l’ambiance est très rouge. Nous y reviendrons deux soirs pour des concerts avec Leo Welch et une jam le samedi soir, animée également par Anthony "Big A" Sherrod & Allstars . Ambiance assurée.

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En attendant les soirées musicales, quelques rendez vous sont prévus en journée. Tout d'abords, une plantation un peu particulière, celle de la grand mère de Muddy Waters. Il y est arrivé à l'age de 3 ans après le décès de sa mère et y travailla durant 30 ans. Sa "cabin" et juke point était un lieu de rendez vous pour jouer, boire le wiskey de sa production. Très tôt, il joue de l’harmonica puis 4 ans plus tard passe à la guitare. Il est alors très influencé par Robert Johnson et Son House, qu'il ne manque pas d'aller voir à chacun de ses passages dans la région. C'est en été 1941 ou d'Alan Lomax offre à Muddy l'opportunité d'enregistrer deux titres « I'll be troubled » et « Country blues » pour le compte de la Library of Congress En 1943, il quitte le sud pour Chicago et passe à la guitare électrique, il joue alors avec Blue Smitty et celui qui l'accompagnera longtemps, Jimmy Rogers guitariste et harmoniciste. Big Bill Bronzy lui permettra de rencontrer Sonny Boy Williamson et Tampa Red.Il enregistre sous le label des frères "Chess" en 1948, les Sessions avec Sunnyland Slim ne connaitront pas le succès escompté. Mais ce n’est qu’avec le titre "I Can't Be Satisfied/I Feel Like Going Home" que Muddy trouvera son public. Il recrutera pour l’accompagner de nombreux sidemen de grand talent au rang desquels on comptera parmi les plus grands noms du Blues à savoir : Otis Spann ou Pinetop Perkins au piano. Little Walter, devenu une star très rapidement, Big Walter Horton, James Cotton ou Junior Wells officieront à l’harmonica. Outre Muddy qui joue slide sur sa Fender Télécaster et son compagnon de route Jimmy Rogers à la guitare, il engagera également Buddy Guy ou l’excellent Luther Johnson. En fait Muddy Waters servira de révélateur de talent dans le blues. Willie Dixon devenu contrebassiste qui travaillant pour Chess deviendra l’un des plus grand paroliers du Blues et composera pour Muddy waters bon nombre de ces succès dont notamment : I’m ready, I Just Want to Make Love to You, The Same Thing et bien sûr le très célèbre Hoochie Coochie Man. Muddy aidera bien des années plus tard le jeune Chuck Berry à enregistrer sur le label Chess. Dans les années 1960, il traverse l'Atlantique et donne des concerts en Angleterre. Son jeu fait mouche et inspire une série de jeunes talents dont Led Zeppelin ou les Rolling Stones..

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L'exploitation, les vieilles granges existent toujours. Il est tard, le soleil s'est couché sur les pieds de coton. Il est temps de rentrer pour une nouvelle découverte.

Ce soir, rendez vous est pris au "Ground Zero" . Diner bien entendu mais aussi de la musique avec Stacy Mitchhart (www.stacymitchhart.com ) et son nouvel et 12 ème album "Live my life".

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Pour le lendemain, à cette période, le "King Biscuit Festival" bat son plein en Arkansas, à Helena juste à quelques kilomètres de Clarksdale . La visite se fera tranquillement, au gré des groupes qui animent la petite ville. Certains d'entre eux vont nous arrêter pas mal de temps par leur jeu accrocheur.

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Le lendemain, c'est un changement de style. Nous sommes dimanche et le dimanche c'est la messe. Et avec la messe, il y a les chants gospel. Le Révérent Mathew H Terrel officie ici depuis 4 ans et aujourd'hui, c'est l'anniversaire de cette venue. Il nous recevra et invitera à partager ce moment de joie avec lui et ses adeptes. Kathy Boyé partagera leurs chants.

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L'après midi, c'est encore un lieu culte de Clarksdale qui nous attend,la plantation Hopson. C'est un lieu historique et en particulier celle de Joe Willie Pinetop Perkins. Il fut conducteur de tracteur mais aussi pianiste. Il a commencé à jouer du blues dans les années 1920 dans les juke joints. Mais avant le piano, il y a eu la guitare qu'il a du abandonner suite à une blessure. Dans les années 1940 Perkins a joué du piano sur les émissions de radio avec Nighthawk et avec Sonny Boy Williamson sur KFFA à Helena. A Clarksdale plus tard, il a encadré un jeune Ike Turner au piano et a commencé à travailler avec le guitariste Earl Hooker. Il a passé une grande partie de sa carrière en accompagnant des icônes telles que Sonny Boy Williamson et Muddy Waters,de 1969 à 1980 . Après il a commencé à tourner et enregistrer en tant que chanteur vedette et soliste dans les années 1980. Perkins n'a pas eu un album sous son propre nom aux Etats-Unis jusqu'à l'âge de 75 ans, mais au cours des deux dernières décennies, il a enregistré plus de quinze albums . http://www.pinetopperkins.com/ Aujourd'hui, les shacks sont réhabilités en "lodge".Les musiciens de blues qui jouent à "Hopson Plantation" aiment y résider. Nous y retrouverons Terry Bean Harmonica . Il reconnaîtra certains d'entre nous présents à Cahors. Il s'associera à Arnaud Fradin pour quelques morceaux harmonica et guitare. Kathy Boyé viendra les rejoindre pour un dernier morceau. Terry reprendra son harmonica en solo.

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La musique bat son plein. Derrière la porte, le rythme est endiablé. C'est Bob Stroger et son groupe (Jimmie Mayes, John del Toro Richard Son et Gravie Cunnan,Tom Holland ) qui font danser le public.

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Suivra Super Chikan & the Fighting Cooks.

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Puis entre deux, il y en a encore Je retrouve Arnaud par hasard qui a rejoint un groupe . Et pour bien finir la soirée, nous sommes de retour au Red's avec Anthony "Big A" Sherrod et les musiciens de la jam.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 20:54

MEMPHIS

Située à l’extrême sud-ouest de l’Etat, aux frontières de l’Arkansas et du Mississippi,

Memphis est la plus grande ville et la deuxième aire urbaine du Tennessee.

Une ville bourdonnante d’histoires.

Memphis est le point de départ du Mississippi Blues Trail.

Arrivés en fin d’après midi, juste à temps pour un évènement .Il faut être les rois du marketting pour provoquer la venue de plusieurs cars de touristes. Nous allons donc tout de suite au « Peabody ». Bati en 1869 puis reconstruit en 1925 sur le site actuel

,cet hôtel était autrefois maison d’enregistrement où ont enregistré de très nombreux artistes. Ils pouvaient même dormir sur place. Tout le quartier s’appelle « Peabody ».

Maintenant, tous les jours à 9 et 17 heures, c’est un rendez vous spécial pour l’ »attraction », la traversée du couloir par les quatre canards. Incroyable, des centaines de personnes attendent les oiseaux qui arrivent ou repartent sur un tapis rouge entre l’ascenseur et la fontaine .Les canards défunts ont même leurs empreintes à leur noms , sculpté dans le bitume de la Peabody Street .

Les boutiques de luxe avec entre autres Lansky’s qui fabriquait les chemises d’Elvis font le plein.

Un peu plus loin, c’est le royaume du blues.

Beale Street est bien entendu la première destination nocturne de la ville.

Avec ses néons scintillants, sa faune bigarrée, la musique et les accents de blues ou de rock s’échappant par la moindre porte de bar, il règne dans cette petite rue une ambiance festive que l’on ne trouve pas ailleurs.

C’est au BB King’club, ouvert en 1991 que nous passerons la première soirée .

Nous avons une salle qui surplombe la scène . Au programme, les King Beez qui jouent avec leur chanteuse dont la puissance de la voix fait trembler les murs. Leur répertoire est fait de classique du blues, il n’ont pas interprété de compositions personnelles .Kathy Boyé , qui fait partie du voyage est allée les rejoindre pour un morceau.

La soirée se terminera dans les rues de Beale Street, au son des musique des bars et de la rue, éclairé par les enseignes lumineuses .

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Memphis c’est aussi la ville qui fait rêver les fans d’Elvis. C’est en effet ici que le King a fait ses premiers pas musicaux, qu’il a fait construire Graceland où il repose aujourd’hui, et qu’il a enregistré ses premiers tubes. Graceland, c’est la demeure qu’Elvis a acquis à 22 ans, au faîte de sa gloire. Il y a séjourné jusqu’à sa mort avec ses parents et sa grand mère . C’est ici aussi que le blues, « inventé » par W.C. Handy en 1908, a trouvé une ancre dans l’animation de Beale Street, que la soul s’est incarnée dans les studios Stax et que musiques blanches et musiques noires ont donné naissance au rock. Nous ne raterons pas cette visite grandiose de Graceland , de sa collection de costumes de scène , ses récompenses, ses disques d'or ,de la salle des trophées ,de ses jardins , des voitures dont la célèbre Cadillac Fleetwood rose bonbon ainsi que ses deux avions privés nommés Lisa Marie (un Convair 880) et Hound Dog II (un Lockheed JetStar).La maison musée est aussi un mausolée. C’est ici que repose Elvis, entouré de sa mère, grand-mère .

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La soirée se terminera au Charles Vergos' Rendez vous où sont cuisinés les meilleurs ribs de Memphis.

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Mais ce n’est pas fini. Memphis n’est pas qu’Elvis. Après un petit déjeuner à l’Arcade » , lieu prisé d’Elvis, nous avons un rendez vous avec Jay Sieleman, directeur de la Blues Fondation pour une photo de famille devant le « marker »de la « Blues Fondation ». Il était présent à Cahors pour l’inauguration du nouveau « marker » hors USA.

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Pour sortir de la musique, ou plutôt mieux comprendre son évolution, nous irons à « Lorraine Hotel »

C’est dans ce motel rétro qui acceptait indistinctement Blancs et Noirs, que Martin Luther King avait décidé de séjourner pour soutenir la protestation des éboueurs de la ville. Il y fut assassiné le 4 avril 1968 sur le perron de la chambre 306 située à l’étage. La veille de son assassinat, MLK, conscient des menaces qui pesaient sur lui, avait prononcé son discours resté fameux, le Mountaintop Speech. Il y prévoyait sa fin prochaine. C’est un lieu de pèlerinage et de mémoire incontournable. Rien n’a bougé depuis le jour du meurtre, ni l’ameublement de la chambre ni les deux Cadillac stationnées sous le balcon. C’est aussi devenu un musée situé dans le prolongement du Lorraine Motel. Ce lieu est devenu le bâtiment principal de l’exposition. Au troisième étage, le musée retrace la vie de Martin Luther King et l’enquête qui a suivi le meurtre, en avançant la théorie du complot. En effet, pour beaucoup, les zones d’ombres qui entourent l’assassinat du pasteur par James Earl Ray ne sont toujours pas élucidées. Le second étage est consacré à l’évolution des droits civiques aux USA. Il abrite également un mur de photos des personnes auxquelles un Freedom Award (un prix créé en 1991 par le musée et attribué chaque année) a été décerné pour leurs actions en faveur des droits civiques et des droits de l’Homme. On y reconnaît entre autres Bernard Kouchner, B.B. King, Colin Powell, Jimmy Carter, Al Gore, Leich Walesa, Bono (du groupe U2), Bill Clinton ou encore Yitzhak Rabin.

La route du blues - de Chicago à New Orleans - Memphis
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Ensuite, nous irons dans la « ville » de la soul, chez STAX. Une visite complète des anciens studios où ont été enregistré les plus grands de la soul dans les 1960 et 1970 et jusqu’à sa fermeture en 1975. Otis Redding, Isaac Hayes, Al Green ,Ray Charles, Rufus Thomas, The Templation, The Staple Singers, Carla Thomas ou encore Ike et Tina Turner sont passés par là. Ce musée retrace les origines de la soul, dans le gospel, la country et les spirituals pour expliquer l’alchimie incroyable que fut ce courant musical. Attenant au musée, le Satellite Record Shop était une sorte de centre communautaire où se retrouvaient les voisins du quartier pour écouter les nouveaux enregistrements avant leur sortie sur les ondes.

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Nous enchainerons avec Sun Studio A 18 ans, Elvis Aaron Presley pousse la porte du 706 Union Avenue. C’est un studio d’enregistrement qu’a monté Sam Phillips au tout début des années 1950. Ingénieur du son désargenté mais fan de blues, il enregistre les grands de Beale Street comme Howlin’ Wolf, B.B. King ou Ike Turner. Jusqu’à ce fameux jour de 1953 qui change la vie du studio et du jeune Elvis. Sam Phillips n’est pas là pour le recevoir mais quand son assistante lui demande : « How do you sound ? », le futur King lui répond : « Ma’am, I don’t sound like nobody ». Il enregistrera That’s All Right Mama dans ce studio, son premier tube qui le propulse au rang de star. Le nez de Sam Phillips lui fera découvrir d’autres stars du moment dont Carl Perkins (Blue Suede Shoes), Jerry Lee Lewis (Great Balls of Fire) et Johnny Cash (Walk the Line). Rien n’a changé ou presque depuis les années 1950 et vous ressentirez l’atmosphère de l’époque dans le petit café qui fait office d’accueil et de gift shop aujourd’hui. Et comme il n’y a pas de blues sans guitare, c’est chez Gibson que se terminera l’après midi. L’usine du légendaire fabricant de guitares est ouverte au public pendant les heures de travail du personnel . On y découvre le processus de transformation d’un simple bout de bois en instrument mythique. Il est même possible de s’essayer à la guitare dans la salle d’exposition vente

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Un autre grand rendez vous nous attend pour la soirée. Arnaud Fradin, chanteur et guitariste arrive ce soir à Memphis pour un bout de voyage avec nous. Nous rencontrerons Toni Green avec qui il vient d’enregistrer un album qui sera dans les bacs le 4 novembre. La soirée initialement prévue est annulée suite à des événements personnels. Mais c’est compter sans notre bande de joyeux lurons. Miss Nikki viendra nous rejoindre et elle a bien l’intention de faire la fête toute la nuit. Notre petit groupe de musiciens partira à la recherche d’une scène pour jouer quelques morceaux. Finalement après deux heures de « jouera, jouera pas », ils reviennent nous chercher. Le King Palace les accueille. Ils rejoindront « Fuzzy Jeffries & the King of Memphis » et « The marquee of Soul » pour une bonne partie de la nuit . Kathy Boyé partagera un morceau avec ce petit monde . Encore un bon moment et des souvenirs inoubliables de bonne humeur et de partage .

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