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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 11:00

La montée de la Chine en Afrique est suivie de près par les pays occidentaux.
La Chine n'entretient pas seulement des relations commerciales avec l'Afrique, elle se révèle aussi de plus en plus être un nouveau facteur dans le monde de la coopération au développement.
 Entre-temps, on dénombre des centaines de milliers de Chinois en Afrique. Et inversement, un nombre croissant d'Africains se rendent à Pékin.

L'amitié entre l'Afrique et la Chine n'est pas un phénomène récent. Dans les années soixante déjà, les Chinois étaient très actifs en Afrique. La Chine voulait être le leader du Tiers Monde pour faire face aux puissants Etats-Unis. Aujourd'hui encore, la Chine n'a pas cessé de chercher un soutien politique en Afrique afin de rehausser sa position dans les organisations internationales. Mais ce qui intéresse surtout la Chine, c'est le commerce, dans laquelle elle a ces dernières années investi des milliards : les matières premières. La Chine ne dispose pas de réserves pétrolières en quantités suffisantes et est donc à la recherche de sources d'énergie supplémentaires. De plus, l'Afrique offre une solution au taux élevé de chômage dans l'arrière-pays chinois.

Les ouvriers chinois travailleront, les années à venir, à l'aménagement de routes et de voies ferrées.


  BEIJING, 3 novembre (XINHUA) -- Le président chinois Hu Jintao  a dit mercredi à Beijing que la Chine souhaitait que ses relations avec l'Ethiopie et d'autres pays africains soient fructueuses afin de profiter davantage au deux peuples. 

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 10:00
Au cœur de l'Éthiopie, dans une région montagneuse, les onze églises monolithes médiévales de cette
« nouvelle Jérusalem » du XIIIesiècle ont été creusées et taillées à même le roc près d'un village traditionnel aux maisons rondes. Lalibela est un haut lieu du christianisme européen, lieu de pèlerinage et de dévotions.

Perché à 2630m d'altitude , Lalibela est à 700 kms de Addis Abeba.
Nous n'étions pas sur de pouvoir nous y rendre, mais finalement, nous aurons 1 journée sur place.
Départ de bonne heure de Mékélé, nous prenons la route .
La nuit a été difficile, la tourista est arrivée .
En gros, je ne suis pas du tout en forme.
Je propose à Jacques de s'installer à l'avant du 4*4 et je monte à l'arrière, seule pour essayer de dormir.
Je sais que la route va encore être longue, non parce qu'il y a beaucoup de kms, mais parce que le réseau routier éthiopien est un chantier . Il y a des pseudo pistes qui longent, croisent les axes normeaux, qui eux sont défoncés.
En plus les troupeaux circulent librement et il s'avère difficile de conduire , même sur ces grands axes.
Nous circulons , et Jacques me proposent de temps en temps de faire des arrêts photos, mais je tiens à peine debout.
Il ne fera voir ces clichés, dommage, çà a vraiment l'air superbe.
En début d'après midi , nous stopperons à Weldiya pour déjeuner. Chemey nous arrête dans un resto . Lui part un peu plus loin, avec la voiture . Il va déjeuner dans un resto typique .
Les lieux sont sales, les toilettes horribles . Elle se repèrent à l'odeur .
Les spaguettis à la sauce tomate sont servis. Ils ont un goût de savonnette et resterons dans l'assiette.
Seul le coca passe.
Au bout d'une bonne heure, notre chauffeur revient.
Il aimerait bien resté ici, la route va encore être longue et il a peur de ne pas arriver avant la nuit.
Mais c'est trop sale, trop bruyant et sans interêt .
La ville n'est qu'une immense tranchée . Les chinois creusent et préparent les " fondations " de la future route .
Nous refusons.
Chemey reprend sa voiture à contre coeur et l'ambiance est glaciale. Moi, de toute façon, je suis KO et je ne me rends compte de rien .
C'est vrai que çà tourne, çà pile....

Il fait nuit, nous ne sommes toujours pas arrivés.
Je lève la tête de temps en temps, mais de toute façon, je ne sais pas où nous sommes .
Au bout d'un moment, Chemey nous dit que nous sommes presque arrivés. Il va nous laisser à un hôtel restaurant qu'il connait et ira contacter un guide francophone pour les visites des églises, le lenemain matin .
Nous déchargeons nos baggages dans une chambre spacieuse, claire , propre avec des sanitaires et de l'électricité. Un miracle.

Nous allons manger un peu.
Le restaurant est sympa, une jeune femme souriante assure le service. Nous commandons .
En plus , c'est bon.
Nous reviendrons , c'est sur.
Un éthiopien ,dans la salle, nous a entendu parler français. Il nous invite à partager sa table .Je sens que dès que je vais aller mieux, je vais me plaire ici.
En attendant, dodo, il vaut que je récupère et que je sois d'attaque pour le lendemain.

La nuit a réparé en partie mes déboires .
Nous trouvons notre guide francophone juste après un excellent petit déjeuner.
Son français laisse à  désirer , il nous assure qu'il parle français, italien et espagnol. Nous avons des doutes à l'entendre. Mais en Ethiopie, ceux qui se debrouillent ont de bonne chance de mieux vivre, alors le culot fait partie des relations .
Il nous emmène sur le site, en fait tout près de notre hôtel .
Nous avons conclu un tarif pour ses services, il ne reste plus que l'entrée à payer.
400 birrs + 300 birrs pour le guide, ce n'est plus possible.
Conséquence du vol dans la voiture, il nous reste 500 birrs pour aller jusqu'à la capitale avec hôtel , repas à payer.
Nous n'avons plus assez d'argent local, nous ne pourrons pas rentrer dans le site  . Pourtant nous avons encore quelques euros et dollars, mais ici , bien que ce soit un haut lieu du tourisme, il n'est pas possible de changer d'argent.
Notre guide francophone est très en colère . Il perd sa matinée . Il va nous poursuivre une partie de la matinée pour nous faire changer d'avis. Mais nous n'avons pas la possibilité de changer d'avis .
Nous retournons nous isoler à l'hôtel, le temps qu'il s'éloigne et nous laisse.

Au bout d'une heure, le furieux est parti, nous pouvons sortir.
Nous irons confirmer notre vol de retour, puis nous balader dans les 2 seules rues de la ville.
je trouve un internet café, j'en profite pour envoyer quelques nouvelles.


Contrairement à nos craintes, les éthiopiens d'ici sont assez ouverts.
Les touristes doivent juste visiter les sites et repartir .
Bref, nous finirons par sortir les appareils photos  et faire quelques images.


le magasin de mode

le magasin de matériel photo

La journée passe ainsi,  nous finirons sur la terrasse de notre hôtel ,à discuter avec la jeune femme du bar.Elle a 25 ans et est célibataire. Elle veut rester seule pour accomplir ses rêves et partir d'ici . Ses amis se posent à coté, et ma foi, le début de soirée est plutôt sympa .
Demain ,c'est l'avant dernier jour et le départ pour la France.
Encore une étape et ce sera fini.




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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 18:00

c'est une coutume qui unit tous les éthiopiens
Ceux sont les femmes qui exécutent le rituel.

En 1 er lieu, les femmes déposent de l'herbe sur le sol .
Les invités s'installent autour de ce tapis d'herbe, autour du brasero .

Les principaux éléments de la cérémonie sont les suivants : une cafetière en terre noire, que l’on appelle ici jebena, au fond arrondi avec un bec verseur au centre et un col étroit ainsi qu’un couvercle en paille ; une couronne de paille pour poser la cafetière ; un plateau spécial incurvé, en bois, avec quatre pieds courts, semblable à une table miniature, sur lequel sont alignées de petites tasses en porcelaine sans anse, souvent décorées, importées depuis toujours d’Extrême-Orient (les sini), ainsi qu’un bol contenant du sucre. L’utilisation du sucre a entraîné l’apparition de cuillères ; un brasero en terre où brûle le charbon de bois qui sert à rôtir les grains et à préparer le breuvage, une poêle en fer, ronde et plate, ainsi qu’une cuillère à long manche pour rôtir les grains de café, un petit brûle-encens en terre et des grains rôtis dans un panier de paille colorée. Ils sont lavés , torréfies et pilés .

Les grains de café ne sont jamais préparés à l'avance.
L'hôtesse les lave , puis les fait grillés sur le brasero.
Les grains deviennent noirs et brillants, leur coque explose.

Une odeur très agréable embaume la pièce.

 La jebena remplie d’eau est mise à bouillir sur le brasero et l’hôtesse y jette ensuite les grains de café à infuser.
Elle ajoute ensuite la poudre de café dans la cafetière, par petites quantités. A plusieurs reprises, elle verse un peu du mélange dans une tasse avant que le café n’arrive à ébullition et reverse un peu du liquide de la tasse pour rafraîchir le breuvage jusqu’à ce qu’il soit enfin prêt.
elle soulève la jebena et en la tenant très haut, elle remplit les petites tasses à ras bord. Cette première tournée, que l’on appelle awol (mot d’origine arabe qui veut dire « premier ») est prête à être consommée. Les tasses sont servies aux invités, en commençant par les plus âgés.

La deuxième tournée est presque prête. Plus faible que la première, car on ne rajoute pas de poudre, cette tournée s’appelle tona (du mot arabe thani : deuxième).
La troisième tournée est préparée en rajoutant de l’eau que l’on porte à ébullition. Ce dernier breuvage s’appelle baraka (qui veut dire « bénédiction » dans plusieurs langues sémitiques, notamment en arabe et en geez, la langue ecclésiastique des Ethiopiens). A la fin de la troisième tournée, les anciens bénissent la maison et l’officiant, et chacun peut partir.



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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 13:57

La cuisine éthiopienne diffère des autres cuisines  africaine par son usage de l’injera , une galette qui sert d’assiette et de couverts.

La variété des climats éthiopiens permet de faire pousser un grand nombre de légumes et féculents le millet surtout, mais aussi du maïs,  de l’orge, des lentilles, des pois cassés, différentes sortes de haricots,  des oignons, de l’ail ou encore de la coriandre.

 l’injera  une sorte de galette levée qui sert à la fois de récipient et d’outil pour se servir de nourriture et manger est confectionnée avec du millet. L’autre ingrédient principal est le bérbéré (sorte de piment rouge, ). Le nom s’applique également à un mélange d’épices parmi lesquelles le piment (séché) à proprement parler, mais aussi de l’ail, du gingembre , des oignons rouges, de la graine de rue, de la cardamome, des clous de girofle ou encore de la cannelle.

Le plat le plus populaire est le wat , un ragoût à base de légumes, de légumes secs ou d’une viande — agneau, bœuf et, le plus courant, poulet  —, libéralement assaisonné de bérbéré .  Parmi les plats classiques figurent aussi bien de nombreux plats de légumes (influence des chrétiens coptes du pays, végétariens ) que des plats de viande, parfois servie crue avec du piment (kofta).

Le t’ella est une bière  traditionnelle brassée à partir d’orge  ou de malt , de houblon  et de feuilles de gesho , employée également dans la fabrication du t’edj  — sorte d’hydromel  qui accompagne souvent les plats éthiopiens.



A voir la photo , on a envie d'en manger, avec la main droite uniquement .

En réalité, au cours de notre périple, nous n'avons pas particulièrement apprécié la cuisine locale.
Les Ethiopiens sont essentielement carnivores, ils apprecient les roast lamb, viande coupée en tous petits dés, cuites à l'eau  ???? le tout jeté sur l'injera.
Peut être qu'en octobre , novembre, il y a peu de légumes disponibles.
D'ailleurs sur les marchés, nous n'avons que des tomates , des bananes et des oranges.


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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 13:38
Nous allons quitter ce lieu, sans espoir de revenir avant très longtemps.
La lumière est belle, et j'erre entre les cases . Jacques range quelques affaires, il va prendre nos amis locaux en photos, pour le souvenir.


Moi, je n'ai pas le coeur à vraiment participer.
Je vais quelques photos des paysages environnants.
Nous allons repartir de toute façon.



Nous empruntons la même piste qu'à l'aller, nous retrouvons même nos traces de la nuit . Nous avons en effet bien tourné en rond pour venir.
Le lit de la rivière arrive, nous nous engageons. Le ciel est chargé et nous ne traînons pas trop .
Et puis brutalement, un orage et une pluie diluvienne tombe.
Quelques minutes et le lit de la rivière dans lequel nous roulons se rempli.

Chemey braque brutalement, il a compris que le danger était proche.
Il monte rapidement sur une berge. . Nous sommes hors d'eau pour le moment , mais le niveau monte tellement vite que nous ne savons pas pour combien de temps nous resterons au sec.

Un autre véhicule, que nous avions aidé sur une panne quelques avant nous rejoint de justesse.




Tous les éthiopiens parlent eux, nous ne comprenons rien , bien entendu.
Il y en a même un qui par à pied, il reviendra avec le sourire, mais nous ne savons ce qu'il est allé voir.
La pluie tombe toujours très fort .Les troncs d'arbre sont emportés par les flots.
Le filet d'eau que nous avons passé juste avant est devenu une puissante cascade.
Nous ne savons pas combien de temps nous allons rester ici ????

Une petite voix sur les hauteurs nous appellent.
Juste au dessus de nous, il y a un tout petit village de 4 cases .
Un homme nous invite tous à boire un thé.
C'est tout de même merveilleux de se croire loin de tout,  de rencontrer des hommes qui ont du mal à vivre tellement ils sont pauvres et qu'eux ceux ci nous invitent à partager un thé avec eux.
Il est délicieux, chaud sucré et réconfortant . Ils nous prennent même en photo .Chacun son tour !!!!



D'autres hommes arrivent  pour voir les 2 blancs. Il pleut toujours, nous sommes immobilisés, mais le moral revient. Les enfants du village se cachent pour nous regarder , ils sont surpris . Les femmes restent au loin et s'occupe de préparer les repas.
Après tout, nous sommes sauf, il y a un peu de vie ,donc tout va bien ....

Une bonne heure passe. La pluie commence à diminuer, mais la piste n'est pas praticable. Nous attendons encore .
Une bonne demie heure plus tard, aussi vite qu'elle s'est remplie, le lit de la rivière se vide. C'est incroyable. Nous étions convaincus que notre arrêt serait long et il n'en est rien .
Nous allons repartir.
L'autre véhicule reste avec nous, nous pourrons nous aider si besoin .
Chemey roule, sur les pierres encore mouillées. La pluie a déposée de la terre entre les pierres et le chemin se fait tout seul, sans difficulté.
Nous allons rapidement rejoindre Bire Ale , sans encombre.

Un petite pause à notre restaurant de la veille.
Une surprise nous attend. Nous reconnaissons un 4*4. C'est celui de Santi.
Chemey nous confirme que c'est lui . Nous sommes content de le revoir.
Il accompagne Virginie, une femme belge qui voyage seule.
Santi nous commande quelques chose à manger. Des roast lamb, c'est bon pour les européens, il sait que nous l'avalons facilement.
C'est de la viande de mouton, coupées en tout petits morceaux, cuites à l'eau et braisées !!! nous ne savons pas bien, servi avec l'injera.
Et soudain Virginie se lève. Que se passe t il  ????
Elle revient quelques minutes plus tard avec une bouteille de vin rouge  italien qu'elle a  acheté à Mekelé.
Elle sera vite vide sa bouteille....
Nous discutons de son itinéraire, du notre ... .Elle sait maintenant qu'elle non plus , elle ne pourra pas voir le Dallol.
Notre hotesse qui nous connait un peu maintenant , nous offre un nouveau café. Toujours aussi bon.



Nous allons repartir vers Mekele ensemble et du coup, ils prennent avec eux nos 2 policiers .
La route se fait bien ,le ciel est toujours lourd, la pluie menace, mais maintenant , nous avons rejoint la route goudronnée.

Nous retournons dans notre hôtel. Nous faisons nos adieux à Humphrey et aux 2 policiers. Nous les laissons à Mekele.
Ils retournerons seuls à Semara, nous repasserons pas par là .
Nous invitons les 2 chauffeurs, Santi et Chemey à dîner avec nous.
La soirée passe vite .






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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 18:06
il fait à peine jour.
Nous sommes à quelques kms du site, je suis prête.Toutes ces épreuves pour y aller.
Notre équipe se réveille doucement.
Chemey va glaner les nouvelles.
Vivement que l'on parte.

Chemey revient , sérieux . Les nouvelles sont mauvaises . La rivière s'est transformée en lac .
Les militaires postés à cet endroit rebroussent chemin, les chameliers ne partent pas avec leur caravane.

Impossible de passer.

Je n'en crois pas mes oreilles, le sort s'acharne.

Il y a un groupe de campeurs de l'autre côte de la piste. Ils en reviennent.
Ils sont français, je discute avec l'un d'entre eux.
C'est superbe ....mais nous n'irons pas au Dallol.

Je pars seule sur les bords de la rivière ou plutôt du lac. J'ai beau chercher , il n'y a rien d'autre à voir que de l'eau.






C'est fichu, il faut que je me rende à l'évidence.
Je regarde toujours ces quelques photos  avec tristesse. Je ne pourrai pas en faire, je ne pourrai pas vivre cette aventure. Je suis trop déçue et encore maintenant, je pense que j'y retournerai , rien que pour voir ce site.
Alors, je les met sur mon blog, ces photos empreintées à d'autres. Merci à eux .














































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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 16:39
Chemey nous rejoint au restaurant de l'hôtel, où nous prenons un petit déjeuner.
Il est 8 heures et il souhaite que nous partions assez vite.
La route va être longue et difficile.

 Mais qu'importe, nous y allons.
Quelque soit les obstacles, c'est le dernier jour avant de pouvoir voir le lac salé, les lacs d'acides, ses couleurs vives et dangereuses allant du blanc cassé au vert émeraude. Encore quelques heures.

Nous partons, Humphrey, nos 2 policiers sont là .
Le début se fait sur une route goudronnée. Facile
Nous traversons un gros village pour nous réapprovisionner en eau.
J'en profite pour téléphoner en France pour stopper ma ligne de portable.
Sans succès, et en plus avec une facture. Je peste.

Nous repartons et nous ne tarderons pas à croiser les caravanes de chameaux.
Ils ramènent leur chargement du lac Assalé. Celui ci est à 157 m en dessous du niveau de la mer.
Les afars travaillent dans des conditions extrêmes. Vêtus de tee shirt , short et sandales , ils détachent sous un soleil cuisant des plaques de sel, qu'ils taillent.
De longues caravanes de chameaux transportent ce précieux bien . Le sel est destiné à la consommation animale. Il sera vendu à Mekele.



Nous allons croiser de nombreuses caravanes de chameaux sur une piste difficile.
Elle est à flanc de montagne, monte, descend, remonte. Il faut faire attention aux animaux et aux hommes qui sont partout. Nous aimerions bien stopper pour faire des photos, mais le lieu ne se prête pas à ce genre d'exercice.
Il n'y en aura que pour notre mémoire.

Chemey roule vite, il effraie les bêtes et certains , dans la panique perdent leur chargement.
En fin de matinée, nous arrivons à Bere Alé.
C'est un gros village, au milieu de nulle part.


Il y a une base militaire. La région est assez proche de l'Erythrée.
Chemey nous dépose dans un resto local, nous propose de nous restaurer .Nous repartirons dans une heure.
Il va profiter de la pause pour avoir des nouvelles de l'autre équipe.
Il reviendra ,nous demandant d'attendre encore , on doit le rappeler.
Nous, nous sommes bien installés.
Nous avons grignoté un peu, bu du coca, nous jouons avec les enfants de la patronne.
Elle nous offre un café éthiopien, avec toute la cérémonie qui va avec.
Quel régal, c'est le meilleur de tout le voyage.
Le temps passe. Nous faisons quelques photos.



Après 3 heures d'attente, Chemey revient. Toujours pas de nouvelles .
C'est bon, nous repartons.
En voiture.
Nous descendons 100 m de côte, et il s'arrête. Quelques échanges et soudain, il nous dit que nous ne partons plus.
Il veut que nous restions à l'école jusqu'au lendemain.
Et il faut que nous payons l'instituteur pour rentrer.

Et bien là, je pète les plomb...... Pas question, je veux aller au Dallol et pas à l'école, j'en ai assez de d'attendre sans savoir pourquoi.
Je suis très en colère après lui, et comme par miracle, mon vocabulaire anglais s'enrichie...
Du coup, il repart.

Nous sortons du village et 5 kms plus loin, nous démarrons la piste
En fait de piste, c'est le lit de la rivière.
Chemey nous dit qu'il n'est peut être pas à sec, que la circulation va être difficile.
La rivière sera bien à sec malgré toutes les pluies des jours précédents.
Mais elle va être vraiment très difficile.
La nuit va tomber, nous allons encore nous perdre.
Nous tournons en rond .
Nous allons proposer à Chemey de stopper n'importe où pour attendre le jour. C'est trop dangereux.
Lui véxé de mes propos préalables veut continuer.

Humphrey descend de la voiture. Il part à pied avec ma lampe frontale, il veut retrouver le chemin .
10 minutes plus tard, il revient. Il y a 3 jeunes hommes qui marchent dans la nuit , venant on se sait d'où et allant sûrement quelque part.
Il nous remettent sur les traces de autres voitures.
Il nous faudra rouler encore une bonne heure avant d'arriver.
Nous sommes au village de Ahmed Ela.
C'est le dernière étape avant le Dallol.
Nous y sommes.

Notre équipe connaît bien les locaux . En quelques minutes , ils nous apportent des lits de corde, nous prenons nos duvets et c'est parti pour une belle nuit sous les étoiles.
Demain , c'est le grand jour.







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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 00:00
Nous arrivons à l'hôtel, le plus beau de la ville.
C'est une grande ville, à 2000 mètres d'altitude, 780 kms de Addis Abeba .
Elle fut la capitale du roi Yohannès IV.
Il parait que c'est une ville très agréable, mais nous n'aurons  pas le temps de la visiter .
Chemey nous dépose et part de son côté .


Mais quelque chose ne va pas.
Jacques prend mon sac à dos et me dis
"il est grand ouvert, tu ne l'avais pas fermé " ?
bien sûr que si je l'avais fermé, il y a  une partie de mon matériel photo, de l'argent, le passeport dedans, bien sûr qu'il était fermé.

Nous arrivons à la réception de l'hôtel
Nous avons une belle chambre,avec une vraie salle de bains, de l'électricité
de l'eau,oui et même de l'eau chaude .
Un beau balcon donne sur une place fréquentée . Voitures, carrioles à chevaux, triporteurs et vélos circulent dans un brouhaha de klaxons.
Mais je suis inquiète et vérifie mes bagages.
Mauvaise surprise, je n'ai plus d'argent, plus de téléphone et autres babioles .Mon passeport lui est bien là, je souffle .

 La pluie a repris de plus belle .
j'espère que nous n'avons pas fait tout ces détours pour rien et que le Dallol sera accessible.
???????
Une dînette au restaurant de l'hôtel , un peu de rangement dans les bagages, nous rechargeons nos batteries d'appareil photo et dodo.
Demain ,il y a encore de la route et il est paraît qu'elle n'est pas facile.


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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 00:00

Nous avons passés la nuit au commisariat d'un village dont nous n'avons jamais eu le nom .
Pas en garde à vue, non , comme locataire d'un bureau.
40 birrs pour dormir par terre , mais dans un local clos et non dans le hall d'entrée.
De toute façon, nous étions tellement  fatigués  que le sommeil fut profond et réparateur.

Cette nuit là, à l'autre bout de la planète, ce n'était pas le calme.
Nous étions le 5 novembre........et.............
aux termes de  plusieurs mois de campagne, le résultat est tombé.


Barack Obama élu président des Etats-Unis


   






















Mais en 2008 , il y a eu un autre évènement exceptionnel
C'est le 40 ème anniversaire de la mort de
Martin Luther King





 



C'est surement le plus cadeau d'anniversaire qu'il pouvait avoir.


Et toute l'Ethiopie est en liesse
le rapprochement entre l'Amérique et l'Afrique parait possible

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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 22:30
Bien que la consommation de khat soit surtout endémique parmi des groupes de population spécifique, elle n’est pas anodine puisque l’on recense environ 5 à 10 millions de consommateurs dans le monde. Au Yémen, environ 60 % de la population consomme du Khat. En Ethiopie et en Somalie, environ 30 %. Avec le développement du transport aérien ces 30 dernières années, le khat s'est largement exporté en Europe et aux Etats Unis. Entre 2003 et 2004, les saisies de khat en Suisse ont doublé et ont passé à plus de 1000 kg !




La plante

Son nom botanique est Catha Edulis.

Elle mesure environ 6 à 7 m de haut et pousse à 1500-2000 m d’altitude en Afrique de l’Est (Ethiopie, Kenya) et dans la Péninsule arabe (Yémen).

Le khat est appelé par des noms différents selon les pays : en vrac on peut citer : Kat, Gat, Tohai, Mirraa, Abyssinian Tea, African Tea, Qat ou encore African Salad.

Les feuilles ont un parfum particulier et se consomment fraîches (dans les 5 jours après avoir été cueillies) pour que
l’effet soit suffisant (taux de cathinone).




Il est important pour l’économie! En Ethiopie, le khat est le 4ème produit le plus exporté. 

Les feuilles, achetées au marché, doivent être fraîches (moins de 5 jours). Elles sont mâchées et gardées dans la joue, formant un bolus qui augmente de taille au fur et à mesure que des feuilles sont rajoutées. A la fin de la session qui peut durer plusieurs heures, le bolus est recraché.

Les feuilles de khat contiennent 3 alcaloïdes
. Le khat fait partie des stimulants du SNC au même titre que la cocaïne, les amphétamines, la nicotine et la caféine.

Il procure d’abord une sensation de bien-être, une augmentation de l’estime de soi, un sentiment d’euphorie et une excitation proche de l’hypomanie. Ses autres effets sont un regard fixe et une mydriase, une sécheresse de la bouche avec augmentation de la soif, une augmentation de la fréquence respiratoire, une augmentation de la température cutanée.

A long terme, il peut produire une perte de concentration, des insomnies, une constipation et une anorexie. L’usager peut présenter des accès de violence, une paranoïa et un état dépressif grave avec idéation suicidaire.
 
Le khat entraîne une tolérance et une dépendance avec des symptômes de sevrage à l’arrêt qui sont les suivants : léthargie, dépression, cauchemars, tremblements.
 

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