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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 00:00
c'est reparti.

Mais je suis bien trop excitée et inquiète de gravir le volcan pour craindre la route.
Les 2 voitures sont prêtes, notre guide afar et les 2 policiers armés sont à leur poste.
En route.
Elle  sera encore longue, mais la piste sera horrible , cette fois ci .
Il nous faudra plusieurs heures pour traverser cette débâcle de pierres, de coulées de lave.
Un vent chaud nous couvre de poussière et les bienfait de la douche sont partis .
Nous allons nous perdre à plusieurs reprise et Humphrey, notre guide afar partira à pied pour récupérer le bon chemin .

























Au bout de 4 heures de route, ils sont tous contents, stoppe les voitures pour fumer une cigarette et éclatent tous de rire.La tension est retombée et nous savons où nous sommes. Après cette pause, nous allons repartir et cette fois ci, ce sera une piste de sable. Doucement, nous avons des palmiers, des chameaux qui apparaissent. Non, ce n'est pas un mirage.

Nous ferons une halte un peu plus loin, dans un drôle de village.
Chemey et les autres connaissent les lieux. Ils nous emmènent dans un village en cours de construction. Il y aura des maisons, une grande école, un centre de santé ....oui oui .....Le village possède un puit pour l'eau et un instituteur.
Ce jeune homme, célébrité du village est accompagné de ses élèves qui le vénèrent  et de sa "maîtresse d'école" .
A eux deux, ils dirigent tambour battant toute la population des lieux. Ils ne sont pas très sympathiques, tout du moins ni Jacques ni moi ,nous sentons de présence amicale dans ce village. Nous déjeunons rapidement et ne souhaitons qu'une chose , repartir loin d'ici.
Mais Chemey est encore un peu inquiet, il cherche d'autres chauffeurs pour connaitre l'état des routes.
Il revient souriant. Malgré toutes les pluies , le passage est possible et nous allons pouvoir aller vers l'Erta Alé.

En voiture.....
Notre équipe s'arrête régulièrement. Il graisse la patte aux chefs des villages, pour avoir l'autorisation de traverser leur territoire.
La piste change, nous arrivons sur un plateau de lave.Il n'y a plus de piste maintenant.
Il est 15 heures, il fait chaud, le volcan est en face de nous .Le ciel est paré de superbes nuages. En fait, ceux sont les fumées d'un autre volcan qui orne le ciel.




Nous nous préparons pour l'ascension , il fait encore un peu chaud .
Je demande à Chemey où sont les ou du moins le chameau qui doit monter le matériel. Et là , il me répond que le chamelier est parti . Je peste.
Mais le chamelier n'est pas si loin  que çà, je le montre à notre équipe .
Humphrey court après et revient pour nous dire qu'il veut plus d'argent. Chemey a compris mes pensées et quelques minutes plus tard , tout est arrangé et notre chameau arrive.
OUF
Je ne me voyez pas porter tout çà pour la grimpette.
Notre cuistot nous apporte un nouveau plat de riz à la sauce tomate. Nous déclinons l'invitation, il est 16 heures et nous n'avons pas faim.
Chemey nous conseille d'avaler quelque chose, nous n'aurons rien d'autre avant demain ,fin de matinée.
Nous cédons .
Le chameau est chargé, il porte nos réserves d'eau , les duvets, et les nattes pour dormir. Je lui confie mon sac et mon appareil photo, bien protégé . Je préfère monter les mains libres .
Nous sommes prêt, nous partons .
Le début est facile, il fait encore jour et le pente est douce . Jacques a trouvé son rythme de croisière, il reste tranquillement mais sûrement à l'arrière. Moi, je vais trop vite et je vais vite me fatiguer toute seule. La nuit tombe et masque les obstacles . Je perd mon enthousiasme mais je suis venue pour voir le cratère et j'y arriverai .
Deux plus tard, Humphrey nous montre une fumée rouge. C'est lui. Nous devons encore grimper.
Je suis crevée et je commence à traîner . Je me déteste de faire toujours cette même erreur, de foncer au début et de ramer pour finir. Jacques et Humphrey m'encourage, nous sommes presque arrivés. Encore quelques mètres ....Je ne les croie pas , mais c'est vrai , ils ne m'ont pas menti.
Nous sommes là haut .Je m'écroule , je ne suis plus capable de faire un pas , mais nous y sommes .
3 heures 30 de montée, c'est pas si mal que çà .
Nous nous installons pour la nuit, déplions les duvets, Humphrey et les 2 policiers déchargent le chameau , installe leur grande natte pour dormir sur le sol de lave .
Humphrey s'approche de Jacques et lui propose d'aller voir le cratère. J'ai l'oreille qui me démange, mes jambes n'en peuvent plus mais ma tête veut voir le cratère.
Jacques décline la proposition, moi , je veux y aller. Je demande 30 minutes de repos et on y va .
Je suis bien trop énervée pour rester là, attendre le petit matin .
Humphrey me fait descendre dans le volcan .
Nous approchons doucement de la caldeira, la chaleur monte, le rouge est de plus en plus chaud.
Et là c'est fabuleux. La lave boue, remue, dégage de la vapeur.La croûte craque, laissant apparaître le feu. C'est magnifique. Je m'assoie, je ne bouge plus, mon regard ne peux plus quitter ce spectacle de la nature
Je sors doucement mon appareil photo, et là c'est le déluge, mon doigt reste coincé sur le déclencheur. C'est trop beau, c'est un spectacle mouvant, le décors change en permanence.
Je suis heureuse d'être là haut.


























Il est temps maintenant de dormir, nous remontons le rebord du cratère et mes yeux se ferment pour une longue nuit réparatrice.
Pas si longue que çà la nuit.
Nous sommes dans l'endroit le plus chaud de la terre, le plus sec et surprise.
La pluie nous rattrape. Il va tomber des cordes pendant au moins 3 heures.
Jacques se reveille, mécontent. Il cherche un abri, mais bien entendu , il n'y a rien là haut. Sa mauvaise humeur est égale à la taille des trombes d'eau . Je lui ai même proposé de redescendre pour se calmer. Et puis, je suis trop fatiguée. Pluie ou pas pluie, je finis par m'endormir, sous la pluie. J'ai même bien dormi.....
Humphrey nous réveille, la pluie a cessée.
Nous redescendons vers le cratère. Le jour commence à pointer.
Cette fois ci , la croûte est uniforme, il n'y a pas de dessins de feu.
Mais le ciel rouge foncé, s'éclaircie doucement  . La fumée du cratère sort , blanche, dans un environnement rouge.
C'est toujours aussi beau .Nous continuons à photographier , encore.


























Humphrey vient nous récupérer, il veut que nous repartions, que nous fassions le descente avant la chaleur . Nous plions bagage, je confie à nouveau mon sac à notre chameau. Et nous descendons .Il nous faudra 2 bonnes heures  pour retrouver la voiture. La nuit a été calme, il ne s'est rien passé en bas. Pas de vol, de braquage comme cela aurait pu être possible. Nous retrouvons notre équipe, pimpante. Ils nous ont préparé un super petit déjeuner, avec des crêpes. Génial .
Nous allons reprendre la route, pour le Dallol. J'attend tellement d'y être, je rêve depuis la préparation du voyage de voir cet endroit si coloré  , jamais vu ailleurs.

Dans quelques heures nous y seront.


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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 08:00
La route est longue mais pas trop difficile. Nous allons nous arreter dans un village pour acheter du charbon de bois.


Encore un village hors du temps. Les hommes sont armés jusqu'au dents, pas du tout avenant . Ils nous dévisagent, fouillent des yeux ce qui traine dans la voiture. Nous n'osons pas sortir nos appareils photos. Nous n'avons qu'une idée, c'est de repartir de cet endroit qui nous donne la chair de poule . Chemey revient enfin , nous soufflons.
 Nous reprenons la route .



Nous stopperons en chemin pour déjeuner rapidement.
C'est un village de tôles, construit pour les travaux.
Les éthiopiens vivent au milieu de rien , avec rien .
Notre chauffeur nous arrête dans un "restaurant bar " local .Ils nous demande d'attendre que les ouvriers soient repartis travailler pour descendre de la voiture.



 























Ils vont négocier un repas touristique, c'est dire sans trop de piment pour nous. Le tout accompagné de sardines à l'huile, nous aurons notre ration .
Il y a 2 femmes qui servent , aguichantes. Nous ne sommes pas sur que leur seul métier soit le service  au restaurant..
Le repas se passe bien , nous allons marcher un peu pour nous dégourdir les jambes et essayer de glaner quelques photos
.


























Une heure plus tard , nous repartons. Au loin ,dans toute cette immensité  de pierres noires, nous apercevons une tache bleutée.

C'est le  lac Afdera : une étendue turquoise, émeraude  bordé d'écume de sel. Les cônes volcaniques s'y reflètent, ainsi que des palmiers.


























En son centre, l'île la plus basse du monde, 100 m au-dessous du niveau de la mer. Tout autour, des salines. Les étendues de sel scintillent au soleil couchant. Le soir n'interrompt pas les allées et venues des ânes chargés de jerricans. Une source d'eau douce et chaude vient se mêler à l'eau salée du lac.
Nous marchons su la lave et ses grosses pierres pour faire quelques photos.


Les ouvriers travaillent un peu plus loin à l'extraction du sel.
Ils sont en short et tee shirt, sans protection, avec des outils rudimentaires et de grosses brouettes. Ils travaillent sous un soleil de plomb ,les yeux brûles par le sel et le soleil .














































Ce soir , nous dormirons dans un hôtel local. Murs de paille, toit de tôle et sommier de corde. Le vent soufflera toute la nuit, soulevant les tôles . Mais les locaux nous ont bien accueillis. Notre cuisinier nous a préparé des spaguettis sans sauce tomate. Le bière est fraîche, l'ambiance détendue,musicale . Nous passons une bonne soirée .
Demain , nous serons sur le site de l'Erta Alé.





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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 18:12

Cette route ,au départ d'Awash , monte vers la frontière avec Djibouti .
Nous croiserons de nombreux camions au retour de Djibouti et doublerons les camions s'y rendant avec leur remorque installée sur une 1ère remorque .
Cette route n'a aucun intérêt , la végétation disparaît doucement au profits de pierre et du sable .
Elle assure une partie des échanges commerciaux par le port de Djibouti ,notamment en carburant .



A 350 kms d'Awash, Semara est la nouvelle capitale de la région Afar .
Nous y arriverons en milieu d'après midi.
Nous allons récupérer Humphrey , notre guide afar .
C'est un grand gaillard, et les Afars n'ont pas la réputation d'être des rigolos.
Nous resterons dans un hôtel retiré de la route .
Il y a une base de médecins du monde avec plein de véhicules, mais nous ne rencontrons personne de cette association .

Il fait très chaud dans cette ville, même un peu étouffant.
Après une bonne douche locale, nous allons nous allongés la porte de notre chambre restera ouverte pour la nuit.



notre hôtel , photos de Jacques


Il fait trop chaud et j'ai le sommeil léger. Et c'est tant mieux.
En plein milieu de la nuit, je sens une présence. Il y a un homme dans notre chambre, il cherche quelque chose à voler.
Mon cri le surprend autant que moi sa présence. Il file vite.
Jacques se réveille, crie aussi puis me demande ce qu'il se passe. Il va se rendormir facilement.
Moi, je vais fermer la porte et je vais attendre le jour sans retrouver le sommeil.

Au petit matin, je retourne à la douche pour essayer de me détendre un peu des évènements nocturnes. Nous confions nos bagages à Chemey .
Un petit déjeuner ,difficile à obtenir, est vite avalé.
Une omelette et un coca, çà change.
Nous repartons après avoir fait le plein d'essence.
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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 13:44
Lefleuve Awash prend sa source sur les hauts plateaux d'Ethiopie , coule vers  le nord dans la vallée du rift et se jette dans le lac Abbe ,dans la dépression Afar.
 C'est la région où a été découverte Lucy.
Ce fleuve traverse le parc national .
Situé au sud de la région Afar, à 225 kms de la capitale , le parc Awash s'étend sur 750 km2 couvert d'acacias et de forêts. Il a été crée en 1966 , Il abrite une faune nombreuse de grands mammifères comme les Oryx , Koudous, Gazelles et Dik dik.
On peut aussi, vers la maison du parc voir les bandes de babouins.
Le parc abrite aussi un lion d'Ethiopie, capturé il y a environ 1 an , nommé Dollo. Le pauvre animal rugit  et tourne dans cage toute la journée.
A proximité du lion, il y a un petit musée des animaux présents dans le parc. C'est une grande case abritant des animaux empaillés, avec quelques croquis.
Pas très loin de la maison du parc, on peut voir les chutes de l'Awash .
















Nous avons logé dans la ville d'Awash, au "buffet d'Awouache "
Un hotel ,pour touriste , situé près de la gare.
Le train qui passe est celui qui relie Dire Dawa à Djibouti. Il en passe environ 1 par semaine. ce n'était pas le bon jour pour le voir.
La gare et son buffet ont été construit par les français. Le chemin de fer franco ethiopien en avait une halte importante , où d'importantes personnalites comme de Gaulle et Haile Selassie avaient séjourné .


La propriétaire de l'hotel est une vieille femme, née en Grèce qui semble avoir passée sa vie ici .Elle parle parfaitement bien français et nous avons profité de sa présence pour discuter un peu . Les lieux sont bien tenu. Il ya un restaurant attenant à l'hotel , mais notre repas n'eu rien d'exceptionnel .
Ce lieu étrange semble ne pas avoir d'age ....
La nuit fut animée par l'office copte, l'église étant accolée à l'hotel .
Dommage, il était comfortable....


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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 08:26
dimanche matin, 1 er novembre 2008 (calendrier de chez nous ..)
Bertrand et Bernadette ont pris l'avion hier soir.
A cette heure, ils sont arrivés à Paris.
Nous, nous repartons pour le nord
Au programme, le Danakil avec l'ascension de l'Erta Alé et le Dallol.
Nous savons que la route et cette partie du voyage seront difficiles.
Mais nous sommes contents de quitter Addis et ses torrents de pluies qui nous ont arrosés depuis 3 jours.
Dans le nord, il ne pleut jamais, nous dit on .

Et pourtant , nous sommes loin d'imaginer ce qui va arriver ensuite.
La 1ere étape, c'est le parc national Awash et ses oryx, ses chutes d'eau .
La route est facile, goudronnée et nous y arrivons en 2 heures de temps.
Notre nouveau chauffeur nous dépose à la gare et s'eclipse. 

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 11:41
La cathédrale Saint-Georges d’Addis Abeba est une église orthodoxe éthiopienne. Elle est de forme octogonale et ses murs sont ornés de peintures traditionnelles et modernes; elle abrite des travaux de l’artiste éthiopien Afewerk Tekle, connu pour ses vitraux de l’Africa Hall.


Elle a été érigée en 1896, en hommage à Saint-Georges, à la suite de la victoire de l’Éthiopie à la
bataille d’Adoua. Pendant la marche vers Adoua, l’armée éthiopienne portait avec elle deux « tabots » (répliques de l’Arche d'alliance), l’une était celle d’Enbaro Mariam, l’autre était celle de Saint-Georges. Après la bataille, chaque « tabot » fut placé dans une église. Saint-Georges est le saint patron des soldats selon la croyance éthiopienne, il aurait donc joué un rôle important lors de la bataille afin d’assurer une victoire de l’Éthiopie.

 


Saint-Georges est également l’église dans laquelle
Hailé Sélassié Ier a été couronné Roi des Rois, le 2 novembre 1930. L’église est donc aussi un lieu symbolique pour le mouvement rastafari. Le trône ayant était utilisé lors de l’évènement se trouve désormais dans le musée de la cathédrale se trouvant à l'intérieur de l'enceinte


   

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 11:30

Un grand nombre de religions sont traditionnellement pratiquées en Éthiopie,
les plus répandues étant aujourd'hui le Christianisme qui est la religion majoritaire de plus de 61% de la population, l'Islam pratiquée par un tiers de la population et l'Animisme ainsi que différentes religions tribales. En terme de répartition géographique, le pays peut grossièrement être diviser en deux avec d'une part les hauts plateaux (capitale-région: Addis Abeba, régions Amhara et Tigray) avec une population majoritairement chrétienne orthodoxe et les terres plus chaudes de l'est (ville-région: Harar,régions Afar, Somali) avec des peuples en majorité musulmans sunnites. La région Oromia est relativement équilibrée avec 53% de chrétiens et 43% de musulmans et le reste pratiquant des religions dites traditionnelles. La région des nations, nationalités et peuples du Sud est la seule en où les protestants sont les plus nombreux.
Christianisme

L'Éthiopie est le deuxième plus ancien État chrétien dans le monde, après l'Arménie. Saint Frumence de Tyr fut, d'après la tradition, celui qui aurait introduit le christianisme dans le pays en convertissant le roi Ezana d'Aksoum au cours du IVe siècle av. J.-C..

L'église orthodoxe éthiopienne, qui fait partie des églises des trois conciles, est la principale confession chrétienne d'Éthiopie et elle revendique regrouper 50% de la population éthiopienne. Jusqu'en 1959, elle faisait partie de l'église copte orthodoxe. Elle est la seule église orthodoxe pré-coloniale de l'Afrique sub-saharienne.

Selon un recensement de 1994 et les chiffre de la CIA World Factbook, 61.6% de la population éthiopienne serait chrétienne[1] dont 50,6% pour l'église éthiopienne orthodoxe, un certain nombre d'églises protestantes (telles que l'élise éthiopienne orthodoxe Tehadeso, le P'ent'ay et l'église éthiopienne évangélique Mekane Yesus) qui représente 10,1% de la population et l'Église catholique éthiopienne qui regroupe environ 0,9% de la population. Toutefois, selon les données du département d'État américain 50% du pays serait chrétien, dont 40 à 45% pour l'église éthiopienne orthodoxe, et environ 10% serait membre des églises évangélique et pentecotistes

Islam

les musulmans constitueraient 40 à 45% de la population éthiopienne. Cependant, d'après le recensement de 1994, le chiffre ne dépasserait pas 32.8%. La plupart des musulmans éthiopiens sont Sunnites et quelques uns appartiennent à des ordres soufistes.

L'Islam est arrivé en Éthiopie en 650. Addis Abeba, la capitale du pays, regroupe environ un million de musulmans. L'Islam est surtout présent dans les régions Somali et Afar ainsi que dans certaines parties du sud de la région Oromia.


Judaïsme

Les Falashas, ou Beta Israel, sont un groupe isolé de juifs africains qui ont vécu en Éthiopie depuis l'antiquité. Leur existence est restée relativement peu connue pendant des années et eux-mêmes étaient isolés des juifs du reste du monde.[7] Ils se sont fait connaître de l'occident au XIXe et XXe siècle, et ils furent reconnus comme juifs par le gouvernement Israëlien en 1975. Par la suite, l'opération Moïse et l'opération Salomon ont conduit respectivement en 1984 et 1991, à ce que la grande majorité des juifs éthiopien soient transférés en Israël où les Falashas sont aujourd'hui environ 105.000. Une petite communauté juive existe encore en Éthiopie, principalement composée de Falash Mura, c'est-à-dire des juifs éthiopiens anciennement convertis au christianisme et qui, de ce fait, ne sont pas reconnus comme juifs par Israël même s'ils sont revenus au judaïsme.

 

Animisme :
Environ 12% des éthiopiens ont des croyances Animistes.




Religion et politique


La Constitution éthiopienne garantie la liberté religieuse, bien que dans certaines localités cette liberté de croyance et de pratique ne soit pas toujours respectée. Il n'y a pas de religion d'état et il est interdit de créer un partie politique fondé sur la religion. Les groupes religieux doivent être déclarés et enregistrés auprès des autorités gouvernementales.

Il existe des tensions entre l'
église orthodoxe éthiopienne et les protestants, ainsi qu'avec les musulmans








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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 10:56

 



Lucy a été découverte le 30 novembre 1974 à Hadar sur les bords de la rivière Awash dans le cadre de l'International Afar Research Expedition, un projet regroupant une trentaine de chercheurs américains, français et éthiopiens co-dirigé par Donald Johanson (paléoanthropologie), Maurice Taieb (géologie) et Yves Coppens (paléontologie). Le premier fragment du fossile a été repéré par Tom Gray, l'un des étudiants de Donald Johanson

Lucy a été décrite une première fois en 1976 mais son rattachement à l'espèce Australopithecus afarensis n'a été proposé qu'en 1978

Répertoriée sous le code AL 288-1 , Lucy a été surnommée ainsi par ses inventeurs car ces derniers écoutaient la chanson des Beatles Lucy in the Sky with Diamonds le soir sous la tente, en répertoriant les ossements, qu'ils avaient découverts. Elle est parfois également surnommée Birkinesh, Dinkenesh ou Dinqnesh, qui signifie « tu es merveilleuse » en amharique

Lucy est conservée au Museum national d'Éthiopie à Addis-Abeba et une réplique y est exposée.

La découverte de Lucy fut très importante pour l’étude des Australopithèques : il s’agit du premier fossile relativement complet qui ait été découvert pour une période aussi ancienne. Lucy compte en effet les fragments de 52 ossements dont une mandibule, des éléments du crâne mais surtout des éléments post-crâniens dont une partie du bassin et du fémur.

Ces derniers éléments se sont révélés extrêmement importants pour reconstituer la locomotion de l’espèce Australopithecus afarensis . Si Lucy était incontestablement apte à la locomotion bipède, comme l’indiquent son port de tête, la courbure de sa colonne vertébrale, la forme de son bassin et de son fémur, elle devait être encore partiellement arboricole : pour preuve, ses membres supérieurs étaient un peu plus longs que ses membres inférieurs, ses phalanges étaient plates et courbées et l’articulation de son genou offrait une grande amplitude de rotation. Sa bipédie n’est donc pas exclusive et sa structure corporelle a été qualifiée de « bilocomotrice » puisqu’elle allie deux types de locomotion : une forme de bipédie et une aptitude au grimper.

Lucy est probablement un sujet féminin si l’on en juge par sa petite stature et les caractéristiques de son sacrum et de son bassin. Elle devait mesurer entre 1,10 m et 1,20 m, et peser au maximum 25 kg. Elle est morte à environ 20 ans et le fait que ses ossements n’aient pas été dispersés par un charognard indique un enfouissement rapide, peut-être à la suite d’une noyade.

Depuis 1974, d'autres fossiles de primates plus anciens ont été découverts mais peu sont aussi complets.

 
Une copie de son squelette se trouve au musée national d'Addis Abeba

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 10:00
c'était quelques jours avant notre retour vers la capitale

Toute l’Ethiopie, et plus particulièrement la capitale Addis Abeba, sera en fête dimanche (26 octobre) pour le mariage d’une icône du pays,
Tirunesh Dibaba, 23 ans, avec le vice-champion olympique du 10 000m, Sileshi Sihine, 25 ans

« La préparation pour le mariage est une tâche très difficile, surtout quand il s’agit de planifier un grand mariage éthiopien comme le notre. Notre mariage comprendra trois aspects traditionnels éthiopiens : un carrosse qui nous mènera de
Meskel Square au Sheraton Addis, une cérémonie appelée Tilosh où les meilleurs amis de Sileshi vont porter des cadeaux à la demeure des mes parents afin de les convaincre d’accepter sa demande en mariage, et enfin une cérémonie avec un grand dîner où les parents de Sileshi me donneront un nouveau nom », révèle-t-elle.



 

 

 

 

 

 

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 10:00


      


Fondée en 1886 par l'empereur Ménélik II sur un site  d'eau chaude
appréciée de l'impératrice Taytu Betul

qui lui donna ce nom, la ville se développa grâce à l'implantation pérenne de l'empereur et de sa cour.

Tout d'abord implanté à
Entoto <<montagne >> surplombant la plaine de Finfinni actuellement occupée, Ménélik entreprit la construction d'un palais et les nobles ras à sa suite.
Dès le commencement l'espace occupé par les nobles et leurs domaines (safar) fut très important, et l'on constate actuellement la très grande surface occupée par la ville.

Également ville d'implantation des légations européennes dès la fin des années 1890, Addis Abeba connut un développement rapide et important. Les besoins en bois pour la construction et le chauffage étaient tels que l'eucalyptus ,
arbre à la croissance rapide, y fut introduit au début du XXème scle afin de fournir les quantités nécessaires à la population. Les tentes de toile blanche furent ainsi rapidement remplacées par des bâtiments en dur, dont certains sont encore visibles aujourd'hui (voir photo ci-contre).
Les différentes célébrations de couronnement impérial y prirent place en 1917, 1928 et 1930, faisant d'Addis Abeba une ville internationalement connue.

Occupée du 5 mai 1936 au 5 mai 1941 par les Italiens, Addis Abeba fut le théâtre de tragiques événements : assassinat de l'abuna Paulos (chef de l'Église orthodoxe éthiopienne) en 1937, ou encore massacre d'une douzaine de patriotes ayant résisté contre l'occupant (1938 ?).


Capitale de l'Afrique à partir des années 1960, Addis fut également le lieu de la révolution menée en 1974-1975 par des militaires marxistes-léninistes. La «place de la révolution» (Abyot adäbabay), haut lieu des manifestations du régime du dictateur Mengistu, a été rebaptisée «place de la Croix» (Mäsqäl adäbabay) ou Meskel Square. Cette imposante esplanade a accueilli le 6 février 2005 un concert en l'honneur du soixantième anniversaire de la naissance de Bob Marley (Africa Unite) qui a rassemblé environ 300 000 personnes venues du monde entier.





drapeau ethiopie et jamaïque

Au sommet de sa célébrité en 1979, Bob Marley était venu en pèlerinage en Ethiopie pour y rencontrer la communauté rastafarienne de Shashemene, petite ville située à 250 kilomètres au sud de la capitale Addis Abeba. L’inventeur du reggae avait adhéré à l’idéal spirituel de cette communauté. L’empereur Hailé Sélassié était l’incarnation vivante de ce courant religieux, même si les historiens l’affirment : l’empereur d’Ethiopie, mort en 1975, était plutôt gêné par les croyances des rastafaris. Malgré tout, il leur a offert un terrain de 500 hectares, à Shashemene, à leur demande. Se présentant comme les descendants des esclaves, bon nombre de Jamaïcains sont attachés à ce retour spirituel en Afrique.


Le reggae, grand tournant musical des années 70

En même temps qu’ils vénèrent Hailé Sélassié, Messie vivant, les rastas ont fait de Bob Marley leur icône. Tous sont bien sûr des adeptes de la musique afro-caribéenne qu’il a inventé. Pour le style, ces jeunes gens ont également adopté la coiffure de l’idole, avec ses célèbres tresses, ses « dreadlocks ». Comme leur modèle, ils fument ouvertement de la marijuana, et se réclament d’une autre culture que celle du monde occidental en militant pour la défense des opprimés et contre les colonialismes de tous ordres.

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