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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 10:00


      


Fondée en 1886 par l'empereur Ménélik II sur un site  d'eau chaude
appréciée de l'impératrice Taytu Betul

qui lui donna ce nom, la ville se développa grâce à l'implantation pérenne de l'empereur et de sa cour.

Tout d'abord implanté à
Entoto <<montagne >> surplombant la plaine de Finfinni actuellement occupée, Ménélik entreprit la construction d'un palais et les nobles ras à sa suite.
Dès le commencement l'espace occupé par les nobles et leurs domaines (safar) fut très important, et l'on constate actuellement la très grande surface occupée par la ville.

Également ville d'implantation des légations européennes dès la fin des années 1890, Addis Abeba connut un développement rapide et important. Les besoins en bois pour la construction et le chauffage étaient tels que l'eucalyptus ,
arbre à la croissance rapide, y fut introduit au début du XXème scle afin de fournir les quantités nécessaires à la population. Les tentes de toile blanche furent ainsi rapidement remplacées par des bâtiments en dur, dont certains sont encore visibles aujourd'hui (voir photo ci-contre).
Les différentes célébrations de couronnement impérial y prirent place en 1917, 1928 et 1930, faisant d'Addis Abeba une ville internationalement connue.

Occupée du 5 mai 1936 au 5 mai 1941 par les Italiens, Addis Abeba fut le théâtre de tragiques événements : assassinat de l'abuna Paulos (chef de l'Église orthodoxe éthiopienne) en 1937, ou encore massacre d'une douzaine de patriotes ayant résisté contre l'occupant (1938 ?).


Capitale de l'Afrique à partir des années 1960, Addis fut également le lieu de la révolution menée en 1974-1975 par des militaires marxistes-léninistes. La «place de la révolution» (Abyot adäbabay), haut lieu des manifestations du régime du dictateur Mengistu, a été rebaptisée «place de la Croix» (Mäsqäl adäbabay) ou Meskel Square. Cette imposante esplanade a accueilli le 6 février 2005 un concert en l'honneur du soixantième anniversaire de la naissance de Bob Marley (Africa Unite) qui a rassemblé environ 300 000 personnes venues du monde entier.





drapeau ethiopie et jamaïque

Au sommet de sa célébrité en 1979, Bob Marley était venu en pèlerinage en Ethiopie pour y rencontrer la communauté rastafarienne de Shashemene, petite ville située à 250 kilomètres au sud de la capitale Addis Abeba. L’inventeur du reggae avait adhéré à l’idéal spirituel de cette communauté. L’empereur Hailé Sélassié était l’incarnation vivante de ce courant religieux, même si les historiens l’affirment : l’empereur d’Ethiopie, mort en 1975, était plutôt gêné par les croyances des rastafaris. Malgré tout, il leur a offert un terrain de 500 hectares, à Shashemene, à leur demande. Se présentant comme les descendants des esclaves, bon nombre de Jamaïcains sont attachés à ce retour spirituel en Afrique.


Le reggae, grand tournant musical des années 70

En même temps qu’ils vénèrent Hailé Sélassié, Messie vivant, les rastas ont fait de Bob Marley leur icône. Tous sont bien sûr des adeptes de la musique afro-caribéenne qu’il a inventé. Pour le style, ces jeunes gens ont également adopté la coiffure de l’idole, avec ses célèbres tresses, ses « dreadlocks ». Comme leur modèle, ils fument ouvertement de la marijuana, et se réclament d’une autre culture que celle du monde occidental en militant pour la défense des opprimés et contre les colonialismes de tous ordres.

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 23:48

Une petite pause .

Nous allons passer  3 jours à Addis Abeba, sans conviction.

Nous irons voir le grand marché , la cathédrale Saint Georges , le musée ethnologique, le musée national avec la copie des ossements restants de Lucy .

Savez vous pourquoi cette jeune fille de 20 ans, mesurant 1 mètre 40 s'apelle Lucy.???

 

Parce que les ethnologues qui ont découvert ses restes écoutaient cette chanson des Beatles en boucle.

Non, il n'y avait aucun rapport entre les Beatles et Lucy...

 

Bref , nous n'aimons pas cette ville surpeuplée, où les routes sont en cours de construction, où les batiments poussent comme des champignons et où .....il pleut des sceaux tous les jours.

 

Donc , un peu de musique maintenant.

C'est la fin du festival de blues ce week end.

Il reste 2 soirées , et pas des moindres.

Demain , Beverly Jo Scoot  tiendra la vedette. Elle sera précédée de Cécile Charbonnel, dans le cadre du festival "Chants d'elles ".

 

 

 

Chants d'Elles, c'est 17 jours de fête à travers 12 villes de Haute-Normandie, 25 concerts en féminin chanté, mais aussi des cafés chanson, des cabarets, des débats, des spectacles jeune-public, des expositions, des découvertes, des rencontres autour de la chanson d'expression française et des chants du monde.

 



 

Dimanche, c'est le tremplin.

4 groupes de blues de la région seront en compétition pour gagner le tremplin . Le lauréat pourra enregistrer un CD professionnel.

La vedette, dimanche, qui assure le dernier concert c'est Stan Webb’s Chicken Shack.

 

Il y a eu cette année le 39th Chicago festival avec en 1 ère partie, Spoonful. C'est un groupe normand qui a enflammé toute la salle. Super.

La semaine dernière,c'était "Pretty Things" et tous leurs morceaux archi connus .

Par contre la 1ère partie annoncée ,Arthur Brown n'a pu venir pour raison de santé.

Ce sera Lipsticks traces et the Malchicks qui seront là.

Bon, je n'ai été du tout fan .

En plus l'éclairagiste était déchainé et il deviendra très difficile de sortir une photo correcte.

Encore un peu et je posai l'appareil....

 

En attendant, ce soir , au trianon transatlantique, je suis allée shooter ( les 3 ers morceaux, c'était la règle de ce concert ) et aussi écouter "Berry ".

Toujours dans le cadre du festival "chants d'elles ".



 

 

 

 

 

 

Un pur moment de bonheur.

Petite, menue, elle interprète de grands moments de poésie derrière un immense sourire .

Ces yeux pétillent, humidifiés par des larmes ,lorsqu'elle chante un hommage à sa mère.

Alors si elle passe près de chez vous, n'hésitez pas , il faut y aller.

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 19:37

250 kms à faire sur , enfin ,une route goudronnée.

Cà devrait être rapide , et nous ne sommes pas pressés d'arriver .

Alors , c'est décidé, nous allons nous arrêter pour faire des photos dès que l'envie nous prendra.

 

Nous stopperons dans un village en contre bas de la route pour photographier les cases, les personnes qui y vivent.

Nous achèterons du maïs grillé...

 

Un peu plus loin, nous irons voir les tombes chrétiennes. Elles sont ornées de motifs un peu naïf, racontant l'histoire de la vie du défunt. Certaines sont mélangées avec des tombes musulmanes, qui elles n'ont pas de décoration.

 

 

Et puis, toujours quelques portraits ....

Nous nous arrêterons pas mal de temps pour la pose déjeuner.

Le resto est correct, le plat copieux.

Bernadette prépare un sandwich pour une pauvre femme et son fils, qui ont l'air affamé. Un grand sourire récompensera son geste.

 

Nous poursuivons notre chemin.

Nous traversons de plus en plus de villages, de taille assez importante. Sandy slalome entre les zébus, chèvres, chiens .

Il veille à ne blesser ni bêtes, ni enfants.

Les petits bus commencent à faire leur apparitions.

Eux, rien ne les gênent, ils pilent, ils déboitent, font demi tour sans aucune précaution.

Ils sont bondés de gens qui reviennent des usines environnantes.

 

D'ailleurs, les hollandais ont implantés de serres .

Ils y cultivent essentiellement des fleurs mais aussi des fraises, Et c'est la saison . Quelques marchands en vendent sur les bas coté. Bien sûr, nous allons en acheter un peu .C'est un délice,des fruits frais et surtout des fraises en plein de novembre.

 

Et puis la capitale se rapproche. La route est de plus en plus encombrée de gros camions lourdement chargés.

C'est l'axe vers  Djibouti. Le trafic est intense, les normes anti pollution n'existent pas et nous respirons des gaz d'échappement à outrance.

Sandy continue de slalomer, mais cette fois ci entre les camions , les bus et les voitures.Nous trouvons qu'il prend beaucoup de risques.

Il  l'air pressé de rentrer chez lui maintenant.

Il est gonflé mais adroit, tout passe , pas d'accrochage.

Et à quelques minutes du centre ville, sur une route ressemblant à un périphérique, nous crevons...

Aussitôt , c'est l'attroupement. Nous enjambons la barrière pour nous mettre à l'abri et tous les enfants du quartier rappliquent.

Sandy trouve de l'aide et le dépannage ne sera pas long.

Nous reprenons notre voiture.

Il nous dépose à l'hôtel , en centre ville , au milieu de tous les chantiers de la ville.

Nous prenons nos chambres, avec eau chaude ( oui, oui , eau chaude ) et électricité. Cà frise le luxe....

Nous avons rendez vous  19 heures avec Abey .

Juste le temps de nous détendre un peu  et de préparer les 3 jours à la ville.

 

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 19:23

Nous sommes à 250 kms d'Addis Abeba.

Celà fait 10 jours que nous sommes dans le sud et là ...surprise...

Demain nous serons de retour à la capitale.

Déjà...Nous n'avons pas vu le temps passer.

Pourtant, avec Bertrand nous recomptons.

Il manque 2 jours...

 

Que ce passe t il ?????

 

Bertrand et Bernadette reprennent l'avion de retour vendredi soir, nous avions prévus une seule journée à la ville.

Nous recomptons encore.

Sandy nous confirme, nous sommes bien mardi et nous serons mercredi à AA.

Et là ....Eureka...

 

 

 

 

Nous avions prévu 2 jours de supplément pour nous arrêter dans un endroit qui nous plaisait, et nous étions tellement déconnectés du temps, que nous n'avons pas réalisé que c'était trop tard.

 

 

Et pourtant, nous serions bien restés un peu plus à Turmi et Yabelo.

 

 

Zut zut zut .

 

Et puis Awassa, nous n'avons pas envie d'y rester plus longtemps.

Donc demain, nous partirons pour Addis Abeba.

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 13:01

La spécialité d'Awassa , c'est son immense marché aux poissons.

Ceux sont les Boranas qui y travaillent.

 

Les pêcheurs reviennent au petit matin, les barques à fond plat  remplies  de poissons  fixés encore dans les filets.

Et à partir de ce moment, tout va très vite.

Des centaines d'enfants d'une dizaine d'années détachent les poissons des filets et les préparent, soit sur une bâche en plastique,soit directement sur la terre.

 

D'un rapide coup de couteau, le poisson est éventré, évidé.

Un autre coup de couteau et la queue et la tête de l'animal sont jetées aux pélicans et marabouts , qui attendent impatiement  leur repas favori.

 

Et puis , d'un geste sûr, les enfants retirent la peau avec les dents.

Et çà recommence avec toutes les prises de la nuit.

Les filets sont rincés au bord du lac, puis vendus aux conserveries locales .

 

Et ce scénario se déroulent tous les jours .

Pas de répi pour les poissons.

 

 

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 11:25

Awassa est une ville située à 1 708 m d’altitude, dans la vallée du Rift, sur les bords du lac Awassa (229 km2) et au pied des monts Tabor (1 821 m) et Alamura (2 019 m). Elle se trouve à 250 km d’Addis Abeba, sur la route de Nairobi. C’est la capitale de la région des Nations, Nationalités et Peuples du Sud et elle fait partie de la zone Sidama (woreda Awassa).

 

Awassa est une ville sympathique et animée. On y trouve des avenues bordées d’arbres, de nombreuses boutiques et des salons de thé servant d’excellents jus de fruits. Des berges du lac, on peut admirer le coucher du soleil et de nombreux oiseaux. La baignade est déconseillée, les eaux étant parasitées par la bilharziose.


La ville est également dotée d’une université, d’un aéroport et d’un grand marché. La pêche est la principale activité locale et le marché aux poissons est une attraction à ne pas manquer. Les principaux monuments de la ville sont l’église orthodoxe Saint Gabriel (Beta Gabriel), construite récemment, et le stadium Awassa Kenema, qui compte 25 000 places.

 

La ville d’Awassa fut conçue de toutes pièces en 1959 par l’empereur Haïlé Sélassié qui décida de donner des terrains bordant le lac à 9 000 soldats retraités. Un an après, il accorda 40 hectares cultivables aux familles de moins de cinq personnes.

 C’est ainsi que naquit la ville d’Awassa.

 

 

De 1969 à 1974, Awassa va connaître une ère de prospérité sans précédent : des Italiens installent une usine de bois, des Japonais créent une usine de textiles et des Français inaugurent une usine extrayant différents matériaux végétaux à partir de maïs, haricots et tournesols (de la farine de glucose, des germes oléagineux et de la semoule de brasserie). L’agriculture est à la mode et bénéficie à tous.

Le tourisme aussi se développe : les gens affluent pour les vacances, car le lac, à l’époque moins haut (on pompait davantage l’eau), possédait des plages sablonneuses et certains étrangers se livraient même aux plaisirs du ski nautique.

 

Puis vient la révolution. Le régime du Derg va redistribuer les terres, ce qui va dissuader plus d’un natif d’Addis Abeba de perpétrer ce retour à la terre. Les projets étrangers sont fermés, de grandes fermes collectives sont créées (l’actuelle ferme d’Al Amudi à l’entrée de la ville en était une). La ville, qui ne comptait que 5 000 habitants, va se développer considérablement avec l’afflux massif des paysans. Des usines s’ouvrent : Tabor Ceramic, Awassa Textiles, toutes deux gouvernementales, et qui se veulent pionnières en matière de promotion salariale. L’eau courante est acheminée depuis Wondo Genet, les routes de la ville sont asphaltées.

 

Sources : Wikipedia
Lycée Guebre Mariam

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 10:51

Nous arriverons à Yabelo en fin de matinée.

Sandy nous dépose dans le seul hôtel de la ville, ou plutôt à l'extérieur de la ville.

C'est un bâtiment en dur, avec un joli jardin fleuri.

Les chambres sont clean, les draps propres ....bref, c'est grandiose.

Nous nous installons  le coeur léger, un peu de confort n'est pas désagréable.

En plus, il ne pleut pas.

Nous allons dans l'unique restaurant,celui de l'hôtel pour le déjeuner, et là encore c'est une bonne surprise. Bref, on aimerai y rester un peu....

 

L'après midi, Sandy nous conduit aux Marchés aux bestiaux.

C'est le plus grand d'Ethiopie. D'énormes cheptels de chameaux, zébus , chèvres sont vendus, achetés toutes les semaines.

Les zébus quitteront le pays pour Djibouti, les Emirats, bref les autres pays du moyen orient.

C'est la richesse de la région.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sandy nous expliquent que beaucoup d'animaux sont morts dans les mois précédents à cause de la sécheresse. Nous avons du mal à y croire tellement tout est vert. Mais à cette période , il pleut beaucoup...

Dans le reste du marché se vendent les produits habituels, nécessaires au quotidien .

Le lieu est très animé, il y a beaucoup de monde, c'est le rassemblement hebdomadaire, le centre des affaires.

Nous quitterons ce marché pour visiter la ville, à 20 kms de là.

Nous avons repéré, à notre arrivée de drôles d'habitations avec des toits recouverts d'herbe.

Sandy nous conduit, et nous confie à un jeune guide local.

Et là , patratac, il tombe des hallebardes. Cette pluie tropicale, inattendue révèle un bel arc en ciel, le soleil brille en même temps.

Nous nous abritons , et jouons les paparazzis . Personne ne nous surveillent et la lumière est top .

Je sens quelque chose de bizarre contre mes jambes.....C'est un cabri ,qui se colle au mur pour se protéger de la pluie qui me chatouille les mollets.Il veut sa place au sec...

Un quart d'heure plus tard,  la pluie cesse.

Nous repartons , à l'affût de belles images à ramener.

L'ambiance est cool,les enfants jouent à cache cache avec les portes de leur petite maison. Clic clac, nous remplissons vite nos cartes.

 

Il y aura même un veil homme, un peu dérangé , récitant sa bible à voie haute qui nous laisse le prendre en photo.

Un autre , à l'église orthodoxe, veut un portrait de lui regardant vers le ciel...

Bertrand et Bernadette sont suivis par une horde d'enfants, réclamant stylo, birrs et autres babioles.

Ils aiment cette ambiance. Dans tous les endroits que nous avons visités, c'est le même scénario.

Bernadette donnerait bien ce qu'elle a pour faire plaisir, mais ce ne sera jamais assez,il ya des enfants qui sortent de partout et qui réclament toujours plus.

Nous nous baladons pendant 2 heures dans les rues de Yabelo.

Sandy nous attend .

Il pensait que nous allions juste faire une photo .Il est inquiet. Il n'avait pas  compris .

Nous nous sommes contents de notre après midi.

Dommage que l'on reparte le lendemain .

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 10:25

En août 2006, les combats interethniques, dans les basses terres de la Borena et de Guji dans la région d’Oromia en Éthiopie, sont arrivés à un tel point qu’ils ont fait se déplacer plus de 3000 foyers à sept endroits différents.

Dans les zones Borena et Guji près de la frontière entre l’Éthiopie et le Kenya, le bétail est la principale source de revenus – dans ce mode de vie, ils déplacent leurs animaux à la recherche de pâturages et d'eau. Bien que pratiquement tout le monde partage la même culture et le même contexte, la population est divisée par des fractures ancestrales.

Chacun des différents clans possède son propre système de gouvernement permettant de résoudre les conflits et de punir les crimes de ce clan particulier. Si le coupable appartient à un autre clan, le problème est que la seule justice pour ceux qui ont subi des vols ou le meurtre d'une personne de leur famille est de s'occuper eux-mêmes de régler le problème. Dans une région où les armes à feu sont partout, les représailles peuvent devenir très violentes – et c’est ce qui se passe.

Au début 2007, des séries de meurtres et de vengeances provoquées par la faiblesse des ressources et du vol de bétail ont déclenché différents conflits entre les multiples clans de la région. En août, des milliers de gens avaient fui leurs habitations à la recherche d’un territoire plus sûr, après avoir perdu la plus grande partie de ce qu’ils possédaient.

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 10:16

De la rivière Juba au lac Stéphanie, les terres semi-arides du Sud éthiopien et du nord du Kenya sont le territoire exclusif des Borena, qui ont su dompter cet environnement hostile.

 

 

Les Borena sont les descendants des premières tribus oromo établies dans le Sud éthiopien au 15ème et 16ème siècle, et qui ne seront soumises à l’Empire abyssin qu’à la fin du 19ème. Parmi les Oromo, ils sont d’ailleurs considérés comme issus de la lignée la plus pure et la plus ancienne ayant su conserver un mode de vie traditionnel ancestral.

Alors que tant d’autres ont vécu l’acculturation au contact d’ethnies voisines, eux sont demeurés d’indéfectibles pasteurs semi-nomades, dépendant exclusivement pour leur subsistance de leurs troupeaux de zébus et refusant toute autre activité manuelle que la collecte du sel, vitale pour leurs animaux.

 

L’organisation sociale est basée sur un système de classes d’âge, le gada, déterminant entre autres l’âge auquel les hommes peuvent se marier et donc devenir père. Toute naissance avant cette période étant considérée comme irrégulière est sanctionnée. L’ensemble du système est soumis à l’autorité d’une assemblée exécutive, le goumi gayo, placée sous la direction d’un chef spirituel, l’aba gada, qui, durant une période de 8 ans, préside les réunions coutumières au cours desquelles se règlent les conflits. Bien que largement islamisés, les Borena demeurent profondément animistes et vénèrent Waq, le dieu du ciel, tout en perpétuant des rites impliquant arbres et animaux.

Pendant longtemps, les Borena ont été de redoutables guerriers, prêts à combattre pour la défense de leur territoire. Mais au-delà d’une simple idée d’autodéfense, le meurtre d’un autre homme était considéré comme une question d’honneur pour tout homme en âge de combattre. Ainsi, un tueur reconnu peut se prévaloir du qualificatif envié de diira ou “virile”, et se parer de décorations spécifiques qui lui attirent les faveurs des jeunes filles à marier.

 

Parmi les nombreux attributs symboliques qui subsistent (l’ororo, un grand bâton, et le tchicho, un fouet rituel, sont les attributs du chef de clan ; l’épouse reçoit lors du mariage une calebasse, symbole d’abondance, et portera une parure de grelots après la naissance du premier enfant mâle…), le kalacha est sans doute le plus énigmatique. Ce petit objet de métal, de forme phallique, que les hommes portent sur le front pendant les rituels de passage, des gada, rappelle peut-être la coutume qu’avaient les guerriers de se laisser pousser une houppe de cheveux sur le crâne, symboliquement associé à un pénis en érection. Ou peut-être un souvenir de la pratique curieuse des Oromo combattants qui arboraient à leur front les parties génitales de leur ennemis terrassés… Très proches des Konso, à qui ils s’en remettent pour la confection de leurs kalacha, les Borena restent aujourd’hui encore les ennemis jurés des Hamer.

 

Source : Le Petit Futé : Ethiopie (Edition 2005/2006

 

 

 

 

 

 

 

Depuis les profondeurs de la terre, l’eau surgit de main en main au rythme d’une litanie obsédante. Variant le ton et l’intensité des voix, le maître du chant règle la cadence de travail comme l’accès des bêtes aux abreuvoirs, afin qu’aucune goutte ne se perde…

 

Tels sont les “puits chantés” des Borena, véritables merveilles d’organisation logistique et de poésie. Alentour, à perte de vue, il n’y a rien que de basses collines calcinées et des plaines écrasées de soleil. Le sol est couvert de broussailles épineuses trouées, çà et là, de touffes d’herbes desséchées que malmène un vent impétueux. Autour de Dublock, à mi-chemin de Yabello et de la frontière kenyane, le paysage semble dénier tout espoir de survie aux hommes comme aux animaux.

Dublock est l’un des points d’eau les plus importants de la région, l’un des rares à rester en activité au cœur de l’interminable saison sèche. Nul ne peut dire exactement quand et par qui ont été creusés les quelques vingt puits, forés dans la roche vive sur des dizaines de mètres de profondeur avec une technologie supposée primitive. Un travail énorme, réalisé par une société riche pourvue de moyens considérables et d’une remarquable organisation.

 

Une volée de hautes marches de pierre mène au fond du trou, jusqu’à la source. En faire remonter l’eau à la surface du sol est une tâche difficile et épuisante, qui implique la participation de dizaines d’hommes. S’ils veulent survivre, eux et leur bétail, ces pasteurs doivent pourtant s’y astreindre.

 

 

Dans un tel environnement, le nomadisme est le seul mode de subsistance possible. La vie des Borena dépend exclusivement de celle de leur bétail, leur seule source alimentaire, leur seul bien.

Chèvres et moutons fournissent le lait et la viande en abondance, tandis que les ânes et les chameaux servent surtout comme animaux de bât et monnaie d’échange.

Quant aux bovins, ce sont eux qui donnent la vraie mesure de la richesse d’un homme et de son statut social. Les Borena nourrissent un amour viscéral pour leurs troupeaux.

La vache est tout pour eux point de référence culturel, symbole de pouvoir, elle fait l’objet de rituels complexes, fait les frais des sacrifices religieux et sert de monnaie dans les tractations de mariage. C’est en têtes de bovin que se paient les offenses. Une réparation dont le montant versé à la victime par le coupable dépend de la gravité du crime commis. Les sanctions peuvent être lourdes. Ainsi, le prix d’une insulte équivaut à un bœuf, un vol de bétail aux dépens d’un membre de la tribu vaut une amende dont le montant s’élève à cinq fois celui du larcin, et il faut un troupeau de cent têtes pour se laver d’un meurtre. Les bovins d’Afrique orientale, ces zébus à l’échine bossue, méritent bien une telle estime! D’une extrême robustesse, résistants à la plupart des maladies, ils supportent d’interminables migrations à travers les déserts pour découvrir un peu d’eau et quelques maigres pâturages.

 

 

L’habitation borena répond très exactement aux besoins de leur vie nomade. Constituée d’une armature de branches en berceau couverte de palmes tressées, elle se démonte vite et, légère, se charge facilement à dos de chameau. Comme nombre d’autres travaux considérés comme indignes des hommes, l’installation du campement est une affaire de femmes. Ces dernières, en à peine quelques heures, savent faire surgir un véritable village là où il n’y avait rien. il leur incombe aussi, entre autres tâches, de puiser l’eau, de ramasser le bois à brûler, de traire les bêtes et, bien entendu, de s’occuper des enfants.

Aux hommes reviennent les travaux considérés comme plus nobles, tels que creuser les puits, abreuver les troupeaux et, à certaines périodes de l’année, récolter le sel au fond de cratères endormis, dont le plus connu, El Sod, près des puits de Dublock, recèle un étang aux eaux noires et opaques, très chargées en dépôts, que les pasteurs exploitent depuis toujours. Ils en tirent un sel blanc destiné à l’alimentation des hommes, plus ou moins précieux selon la profondeur de son extraction, ainsi qu’une boue de couleur foncée qui recouvre le fond du lac et qui, riche en sels minéraux, est donnée au bétail.

 

Comme la plupart des nomades, les Borena complètent leurs ressources par un peu de commerce, si bien que leur surplus de sel s’ajoute à la viande et aux produits animaux, parfois à l’ivoire, qu’ils échangent au cours de leurs itinérances — principalement avec les agriculteurs konso — contre des céréales, du thé, du tabac et du miel.

 

Le plus important de tous les devoirs des hommes reste cependant de protéger le groupe des attaques de tribus hostiles. Pour les Borena, la guerre est une nécessité. C’est inexorable. La stabilité, l’harmonie comptent parmi les valeurs essentielles à l’intérieur du groupe, mais n’ont plus aucun sens dès qu’il s’agit des groupes voisins, ennemis par définition, en tant que rivaux dans le partage des ressources vitales.

 

Source : http://joachimj.club.fr

 

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 14:08
Le systeme scolaire

La scolarise débute à 6-7 ans au grade 1. La langue d’enseignement est l’amharique. Selon les régions, ils existent des écoles dispensant un enseignement dans la langue locale (par exemples: tigreen dans le Nord du pays, Harare dans la région musulmane de Harar.

Ecole primaire:

L’école primaire se décompose en deux grades.
Grade 1 a 4 (équivalent CP-CM1): Dans l’ecole visitee, les enfants sont à peu pres 50 a 60 par classe pour deux instituteurs qui se partagent l’enseignement des matieres.

Grade 5 a 8 (équivalent CM2- 4e): Toujours dans l’ecole visitee, les matieres sont enseignees par des professeurs selon leur specialisation: Amharique, Math, Anglais, Geographie, Histoire, Education civique, Physique Chimie, Biologie et Sport.
L’école a mis en place une évaluation annuelle de ces 4 années, l’élève doit obtenir la moyenne pour le passage au grade supérieur (40% contrôle continue et 60% examen fin d année).
Le grade 8 est sanctionne par un examen national permettant l’accès a l école secondaire

Ecole secondaire:

Une faible proportion des élèves poursuit au secondaire (selon les statistiques mentionnes dans le petit futé: 27% de garçons et 14% de filles).

Grade 9 a 10 (équivalent 3e- 2e): De nombreuses matieres sont enseignees pendant ces deux annees. A l’issu de celles ci un examen permettra de sélectionner les élèves:
Les meilleurs rejoindront le grade 11 et 12 qui sont des années de préparation a l entrée a l université; les autres soient arrêteront leur scolarité soient débuteront des formations professionnelles manuelles.

A la campagne, beaucoup d’enfants et tout particulierement les filles ne sont pas scolarises: ils (elles) restent a la maison pour aider leur parents aux taches menageres, ou conduisent le betail aux paturages.

Les capacites d’accueil sont aussi insuffisantes, l’eloignement des etablissements est un autre obstacle à la scolarisation.
 

 Le planning de l’ecole est organisé en 2 sections: matin et après midi. Les capacites d’accueil n’etant pas suffisantes, seuls les éleves du grade 8 ont cours toute la journee.
Du grade 1 a 7, les enfants vont à l’ecole une seule demie journee par alternance: un mois ils assistent au cours du matin, le mois suivant au cours du soir et ainsi de suite.

La section du matin débute a 8h00 jusqu’a 11h45 alors que les cours de l’apres midi commencent a 12h30 se terminent a 17h15 (heure occidentale). Les enfants ont cours du Lundi au Vendredi inclus.

 

Tous les enfants habitent a proximite de l’ecole, ils viennent à l’ecole a pied. L’emploi du temps étant organisé en demie journée, il n’y a pas de restaurant scolaire.
 

Les enfants portent tous un uniforme, celui ci peut varier d’une ecole a une autre. A l’ecole primaire Ras Menoken, l’uniforme est blanc et bleu.

 

Les enfants assistent en rang chaque matin a la levee du drapeau et chaque fin de journee à la descente du drapeau.
Les ethiopiens accordant une grande importance a leur drapeau et a ses couleurs, ils symbolisent entre autres independence et liberte.


sources:http://www.kidmundo.net/ecoles_Ethiopie.php?nompays=Ethiopie

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