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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 11:30

Un grand nombre de religions sont traditionnellement pratiquées en Éthiopie,
les plus répandues étant aujourd'hui le Christianisme qui est la religion majoritaire de plus de 61% de la population, l'Islam pratiquée par un tiers de la population et l'Animisme ainsi que différentes religions tribales. En terme de répartition géographique, le pays peut grossièrement être diviser en deux avec d'une part les hauts plateaux (capitale-région: Addis Abeba, régions Amhara et Tigray) avec une population majoritairement chrétienne orthodoxe et les terres plus chaudes de l'est (ville-région: Harar,régions Afar, Somali) avec des peuples en majorité musulmans sunnites. La région Oromia est relativement équilibrée avec 53% de chrétiens et 43% de musulmans et le reste pratiquant des religions dites traditionnelles. La région des nations, nationalités et peuples du Sud est la seule en où les protestants sont les plus nombreux.
Christianisme

L'Éthiopie est le deuxième plus ancien État chrétien dans le monde, après l'Arménie. Saint Frumence de Tyr fut, d'après la tradition, celui qui aurait introduit le christianisme dans le pays en convertissant le roi Ezana d'Aksoum au cours du IVe siècle av. J.-C..

L'église orthodoxe éthiopienne, qui fait partie des églises des trois conciles, est la principale confession chrétienne d'Éthiopie et elle revendique regrouper 50% de la population éthiopienne. Jusqu'en 1959, elle faisait partie de l'église copte orthodoxe. Elle est la seule église orthodoxe pré-coloniale de l'Afrique sub-saharienne.

Selon un recensement de 1994 et les chiffre de la CIA World Factbook, 61.6% de la population éthiopienne serait chrétienne[1] dont 50,6% pour l'église éthiopienne orthodoxe, un certain nombre d'églises protestantes (telles que l'élise éthiopienne orthodoxe Tehadeso, le P'ent'ay et l'église éthiopienne évangélique Mekane Yesus) qui représente 10,1% de la population et l'Église catholique éthiopienne qui regroupe environ 0,9% de la population. Toutefois, selon les données du département d'État américain 50% du pays serait chrétien, dont 40 à 45% pour l'église éthiopienne orthodoxe, et environ 10% serait membre des églises évangélique et pentecotistes

Islam

les musulmans constitueraient 40 à 45% de la population éthiopienne. Cependant, d'après le recensement de 1994, le chiffre ne dépasserait pas 32.8%. La plupart des musulmans éthiopiens sont Sunnites et quelques uns appartiennent à des ordres soufistes.

L'Islam est arrivé en Éthiopie en 650. Addis Abeba, la capitale du pays, regroupe environ un million de musulmans. L'Islam est surtout présent dans les régions Somali et Afar ainsi que dans certaines parties du sud de la région Oromia.


Judaïsme

Les Falashas, ou Beta Israel, sont un groupe isolé de juifs africains qui ont vécu en Éthiopie depuis l'antiquité. Leur existence est restée relativement peu connue pendant des années et eux-mêmes étaient isolés des juifs du reste du monde.[7] Ils se sont fait connaître de l'occident au XIXe et XXe siècle, et ils furent reconnus comme juifs par le gouvernement Israëlien en 1975. Par la suite, l'opération Moïse et l'opération Salomon ont conduit respectivement en 1984 et 1991, à ce que la grande majorité des juifs éthiopien soient transférés en Israël où les Falashas sont aujourd'hui environ 105.000. Une petite communauté juive existe encore en Éthiopie, principalement composée de Falash Mura, c'est-à-dire des juifs éthiopiens anciennement convertis au christianisme et qui, de ce fait, ne sont pas reconnus comme juifs par Israël même s'ils sont revenus au judaïsme.

 

Animisme :
Environ 12% des éthiopiens ont des croyances Animistes.




Religion et politique


La Constitution éthiopienne garantie la liberté religieuse, bien que dans certaines localités cette liberté de croyance et de pratique ne soit pas toujours respectée. Il n'y a pas de religion d'état et il est interdit de créer un partie politique fondé sur la religion. Les groupes religieux doivent être déclarés et enregistrés auprès des autorités gouvernementales.

Il existe des tensions entre l'
église orthodoxe éthiopienne et les protestants, ainsi qu'avec les musulmans








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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 10:56

 



Lucy a été découverte le 30 novembre 1974 à Hadar sur les bords de la rivière Awash dans le cadre de l'International Afar Research Expedition, un projet regroupant une trentaine de chercheurs américains, français et éthiopiens co-dirigé par Donald Johanson (paléoanthropologie), Maurice Taieb (géologie) et Yves Coppens (paléontologie). Le premier fragment du fossile a été repéré par Tom Gray, l'un des étudiants de Donald Johanson

Lucy a été décrite une première fois en 1976 mais son rattachement à l'espèce Australopithecus afarensis n'a été proposé qu'en 1978

Répertoriée sous le code AL 288-1 , Lucy a été surnommée ainsi par ses inventeurs car ces derniers écoutaient la chanson des Beatles Lucy in the Sky with Diamonds le soir sous la tente, en répertoriant les ossements, qu'ils avaient découverts. Elle est parfois également surnommée Birkinesh, Dinkenesh ou Dinqnesh, qui signifie « tu es merveilleuse » en amharique

Lucy est conservée au Museum national d'Éthiopie à Addis-Abeba et une réplique y est exposée.

La découverte de Lucy fut très importante pour l’étude des Australopithèques : il s’agit du premier fossile relativement complet qui ait été découvert pour une période aussi ancienne. Lucy compte en effet les fragments de 52 ossements dont une mandibule, des éléments du crâne mais surtout des éléments post-crâniens dont une partie du bassin et du fémur.

Ces derniers éléments se sont révélés extrêmement importants pour reconstituer la locomotion de l’espèce Australopithecus afarensis . Si Lucy était incontestablement apte à la locomotion bipède, comme l’indiquent son port de tête, la courbure de sa colonne vertébrale, la forme de son bassin et de son fémur, elle devait être encore partiellement arboricole : pour preuve, ses membres supérieurs étaient un peu plus longs que ses membres inférieurs, ses phalanges étaient plates et courbées et l’articulation de son genou offrait une grande amplitude de rotation. Sa bipédie n’est donc pas exclusive et sa structure corporelle a été qualifiée de « bilocomotrice » puisqu’elle allie deux types de locomotion : une forme de bipédie et une aptitude au grimper.

Lucy est probablement un sujet féminin si l’on en juge par sa petite stature et les caractéristiques de son sacrum et de son bassin. Elle devait mesurer entre 1,10 m et 1,20 m, et peser au maximum 25 kg. Elle est morte à environ 20 ans et le fait que ses ossements n’aient pas été dispersés par un charognard indique un enfouissement rapide, peut-être à la suite d’une noyade.

Depuis 1974, d'autres fossiles de primates plus anciens ont été découverts mais peu sont aussi complets.

 
Une copie de son squelette se trouve au musée national d'Addis Abeba

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 10:00
c'était quelques jours avant notre retour vers la capitale

Toute l’Ethiopie, et plus particulièrement la capitale Addis Abeba, sera en fête dimanche (26 octobre) pour le mariage d’une icône du pays,
Tirunesh Dibaba, 23 ans, avec le vice-champion olympique du 10 000m, Sileshi Sihine, 25 ans

« La préparation pour le mariage est une tâche très difficile, surtout quand il s’agit de planifier un grand mariage éthiopien comme le notre. Notre mariage comprendra trois aspects traditionnels éthiopiens : un carrosse qui nous mènera de
Meskel Square au Sheraton Addis, une cérémonie appelée Tilosh où les meilleurs amis de Sileshi vont porter des cadeaux à la demeure des mes parents afin de les convaincre d’accepter sa demande en mariage, et enfin une cérémonie avec un grand dîner où les parents de Sileshi me donneront un nouveau nom », révèle-t-elle.



 

 

 

 

 

 

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 10:00


      


Fondée en 1886 par l'empereur Ménélik II sur un site  d'eau chaude
appréciée de l'impératrice Taytu Betul

qui lui donna ce nom, la ville se développa grâce à l'implantation pérenne de l'empereur et de sa cour.

Tout d'abord implanté à
Entoto <<montagne >> surplombant la plaine de Finfinni actuellement occupée, Ménélik entreprit la construction d'un palais et les nobles ras à sa suite.
Dès le commencement l'espace occupé par les nobles et leurs domaines (safar) fut très important, et l'on constate actuellement la très grande surface occupée par la ville.

Également ville d'implantation des légations européennes dès la fin des années 1890, Addis Abeba connut un développement rapide et important. Les besoins en bois pour la construction et le chauffage étaient tels que l'eucalyptus ,
arbre à la croissance rapide, y fut introduit au début du XXème scle afin de fournir les quantités nécessaires à la population. Les tentes de toile blanche furent ainsi rapidement remplacées par des bâtiments en dur, dont certains sont encore visibles aujourd'hui (voir photo ci-contre).
Les différentes célébrations de couronnement impérial y prirent place en 1917, 1928 et 1930, faisant d'Addis Abeba une ville internationalement connue.

Occupée du 5 mai 1936 au 5 mai 1941 par les Italiens, Addis Abeba fut le théâtre de tragiques événements : assassinat de l'abuna Paulos (chef de l'Église orthodoxe éthiopienne) en 1937, ou encore massacre d'une douzaine de patriotes ayant résisté contre l'occupant (1938 ?).


Capitale de l'Afrique à partir des années 1960, Addis fut également le lieu de la révolution menée en 1974-1975 par des militaires marxistes-léninistes. La «place de la révolution» (Abyot adäbabay), haut lieu des manifestations du régime du dictateur Mengistu, a été rebaptisée «place de la Croix» (Mäsqäl adäbabay) ou Meskel Square. Cette imposante esplanade a accueilli le 6 février 2005 un concert en l'honneur du soixantième anniversaire de la naissance de Bob Marley (Africa Unite) qui a rassemblé environ 300 000 personnes venues du monde entier.





drapeau ethiopie et jamaïque

Au sommet de sa célébrité en 1979, Bob Marley était venu en pèlerinage en Ethiopie pour y rencontrer la communauté rastafarienne de Shashemene, petite ville située à 250 kilomètres au sud de la capitale Addis Abeba. L’inventeur du reggae avait adhéré à l’idéal spirituel de cette communauté. L’empereur Hailé Sélassié était l’incarnation vivante de ce courant religieux, même si les historiens l’affirment : l’empereur d’Ethiopie, mort en 1975, était plutôt gêné par les croyances des rastafaris. Malgré tout, il leur a offert un terrain de 500 hectares, à Shashemene, à leur demande. Se présentant comme les descendants des esclaves, bon nombre de Jamaïcains sont attachés à ce retour spirituel en Afrique.


Le reggae, grand tournant musical des années 70

En même temps qu’ils vénèrent Hailé Sélassié, Messie vivant, les rastas ont fait de Bob Marley leur icône. Tous sont bien sûr des adeptes de la musique afro-caribéenne qu’il a inventé. Pour le style, ces jeunes gens ont également adopté la coiffure de l’idole, avec ses célèbres tresses, ses « dreadlocks ». Comme leur modèle, ils fument ouvertement de la marijuana, et se réclament d’une autre culture que celle du monde occidental en militant pour la défense des opprimés et contre les colonialismes de tous ordres.

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 23:48

Une petite pause .

Nous allons passer  3 jours à Addis Abeba, sans conviction.

Nous irons voir le grand marché , la cathédrale Saint Georges , le musée ethnologique, le musée national avec la copie des ossements restants de Lucy .

Savez vous pourquoi cette jeune fille de 20 ans, mesurant 1 mètre 40 s'apelle Lucy.???

 

Parce que les ethnologues qui ont découvert ses restes écoutaient cette chanson des Beatles en boucle.

Non, il n'y avait aucun rapport entre les Beatles et Lucy...

 

Bref , nous n'aimons pas cette ville surpeuplée, où les routes sont en cours de construction, où les batiments poussent comme des champignons et où .....il pleut des sceaux tous les jours.

 

Donc , un peu de musique maintenant.

C'est la fin du festival de blues ce week end.

Il reste 2 soirées , et pas des moindres.

Demain , Beverly Jo Scoot  tiendra la vedette. Elle sera précédée de Cécile Charbonnel, dans le cadre du festival "Chants d'elles ".

 

 

 

Chants d'Elles, c'est 17 jours de fête à travers 12 villes de Haute-Normandie, 25 concerts en féminin chanté, mais aussi des cafés chanson, des cabarets, des débats, des spectacles jeune-public, des expositions, des découvertes, des rencontres autour de la chanson d'expression française et des chants du monde.

 



 

Dimanche, c'est le tremplin.

4 groupes de blues de la région seront en compétition pour gagner le tremplin . Le lauréat pourra enregistrer un CD professionnel.

La vedette, dimanche, qui assure le dernier concert c'est Stan Webb’s Chicken Shack.

 

Il y a eu cette année le 39th Chicago festival avec en 1 ère partie, Spoonful. C'est un groupe normand qui a enflammé toute la salle. Super.

La semaine dernière,c'était "Pretty Things" et tous leurs morceaux archi connus .

Par contre la 1ère partie annoncée ,Arthur Brown n'a pu venir pour raison de santé.

Ce sera Lipsticks traces et the Malchicks qui seront là.

Bon, je n'ai été du tout fan .

En plus l'éclairagiste était déchainé et il deviendra très difficile de sortir une photo correcte.

Encore un peu et je posai l'appareil....

 

En attendant, ce soir , au trianon transatlantique, je suis allée shooter ( les 3 ers morceaux, c'était la règle de ce concert ) et aussi écouter "Berry ".

Toujours dans le cadre du festival "chants d'elles ".



 

 

 

 

 

 

Un pur moment de bonheur.

Petite, menue, elle interprète de grands moments de poésie derrière un immense sourire .

Ces yeux pétillent, humidifiés par des larmes ,lorsqu'elle chante un hommage à sa mère.

Alors si elle passe près de chez vous, n'hésitez pas , il faut y aller.

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 19:37

250 kms à faire sur , enfin ,une route goudronnée.

Cà devrait être rapide , et nous ne sommes pas pressés d'arriver .

Alors , c'est décidé, nous allons nous arrêter pour faire des photos dès que l'envie nous prendra.

 

Nous stopperons dans un village en contre bas de la route pour photographier les cases, les personnes qui y vivent.

Nous achèterons du maïs grillé...

 

Un peu plus loin, nous irons voir les tombes chrétiennes. Elles sont ornées de motifs un peu naïf, racontant l'histoire de la vie du défunt. Certaines sont mélangées avec des tombes musulmanes, qui elles n'ont pas de décoration.

 

 

Et puis, toujours quelques portraits ....

Nous nous arrêterons pas mal de temps pour la pose déjeuner.

Le resto est correct, le plat copieux.

Bernadette prépare un sandwich pour une pauvre femme et son fils, qui ont l'air affamé. Un grand sourire récompensera son geste.

 

Nous poursuivons notre chemin.

Nous traversons de plus en plus de villages, de taille assez importante. Sandy slalome entre les zébus, chèvres, chiens .

Il veille à ne blesser ni bêtes, ni enfants.

Les petits bus commencent à faire leur apparitions.

Eux, rien ne les gênent, ils pilent, ils déboitent, font demi tour sans aucune précaution.

Ils sont bondés de gens qui reviennent des usines environnantes.

 

D'ailleurs, les hollandais ont implantés de serres .

Ils y cultivent essentiellement des fleurs mais aussi des fraises, Et c'est la saison . Quelques marchands en vendent sur les bas coté. Bien sûr, nous allons en acheter un peu .C'est un délice,des fruits frais et surtout des fraises en plein de novembre.

 

Et puis la capitale se rapproche. La route est de plus en plus encombrée de gros camions lourdement chargés.

C'est l'axe vers  Djibouti. Le trafic est intense, les normes anti pollution n'existent pas et nous respirons des gaz d'échappement à outrance.

Sandy continue de slalomer, mais cette fois ci entre les camions , les bus et les voitures.Nous trouvons qu'il prend beaucoup de risques.

Il  l'air pressé de rentrer chez lui maintenant.

Il est gonflé mais adroit, tout passe , pas d'accrochage.

Et à quelques minutes du centre ville, sur une route ressemblant à un périphérique, nous crevons...

Aussitôt , c'est l'attroupement. Nous enjambons la barrière pour nous mettre à l'abri et tous les enfants du quartier rappliquent.

Sandy trouve de l'aide et le dépannage ne sera pas long.

Nous reprenons notre voiture.

Il nous dépose à l'hôtel , en centre ville , au milieu de tous les chantiers de la ville.

Nous prenons nos chambres, avec eau chaude ( oui, oui , eau chaude ) et électricité. Cà frise le luxe....

Nous avons rendez vous  19 heures avec Abey .

Juste le temps de nous détendre un peu  et de préparer les 3 jours à la ville.

 

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 19:23

Nous sommes à 250 kms d'Addis Abeba.

Celà fait 10 jours que nous sommes dans le sud et là ...surprise...

Demain nous serons de retour à la capitale.

Déjà...Nous n'avons pas vu le temps passer.

Pourtant, avec Bertrand nous recomptons.

Il manque 2 jours...

 

Que ce passe t il ?????

 

Bertrand et Bernadette reprennent l'avion de retour vendredi soir, nous avions prévus une seule journée à la ville.

Nous recomptons encore.

Sandy nous confirme, nous sommes bien mardi et nous serons mercredi à AA.

Et là ....Eureka...

 

 

 

 

Nous avions prévu 2 jours de supplément pour nous arrêter dans un endroit qui nous plaisait, et nous étions tellement déconnectés du temps, que nous n'avons pas réalisé que c'était trop tard.

 

 

Et pourtant, nous serions bien restés un peu plus à Turmi et Yabelo.

 

 

Zut zut zut .

 

Et puis Awassa, nous n'avons pas envie d'y rester plus longtemps.

Donc demain, nous partirons pour Addis Abeba.

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 13:01

La spécialité d'Awassa , c'est son immense marché aux poissons.

Ceux sont les Boranas qui y travaillent.

 

Les pêcheurs reviennent au petit matin, les barques à fond plat  remplies  de poissons  fixés encore dans les filets.

Et à partir de ce moment, tout va très vite.

Des centaines d'enfants d'une dizaine d'années détachent les poissons des filets et les préparent, soit sur une bâche en plastique,soit directement sur la terre.

 

D'un rapide coup de couteau, le poisson est éventré, évidé.

Un autre coup de couteau et la queue et la tête de l'animal sont jetées aux pélicans et marabouts , qui attendent impatiement  leur repas favori.

 

Et puis , d'un geste sûr, les enfants retirent la peau avec les dents.

Et çà recommence avec toutes les prises de la nuit.

Les filets sont rincés au bord du lac, puis vendus aux conserveries locales .

 

Et ce scénario se déroulent tous les jours .

Pas de répi pour les poissons.

 

 

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 11:25

Awassa est une ville située à 1 708 m d’altitude, dans la vallée du Rift, sur les bords du lac Awassa (229 km2) et au pied des monts Tabor (1 821 m) et Alamura (2 019 m). Elle se trouve à 250 km d’Addis Abeba, sur la route de Nairobi. C’est la capitale de la région des Nations, Nationalités et Peuples du Sud et elle fait partie de la zone Sidama (woreda Awassa).

 

Awassa est une ville sympathique et animée. On y trouve des avenues bordées d’arbres, de nombreuses boutiques et des salons de thé servant d’excellents jus de fruits. Des berges du lac, on peut admirer le coucher du soleil et de nombreux oiseaux. La baignade est déconseillée, les eaux étant parasitées par la bilharziose.


La ville est également dotée d’une université, d’un aéroport et d’un grand marché. La pêche est la principale activité locale et le marché aux poissons est une attraction à ne pas manquer. Les principaux monuments de la ville sont l’église orthodoxe Saint Gabriel (Beta Gabriel), construite récemment, et le stadium Awassa Kenema, qui compte 25 000 places.

 

La ville d’Awassa fut conçue de toutes pièces en 1959 par l’empereur Haïlé Sélassié qui décida de donner des terrains bordant le lac à 9 000 soldats retraités. Un an après, il accorda 40 hectares cultivables aux familles de moins de cinq personnes.

 C’est ainsi que naquit la ville d’Awassa.

 

 

De 1969 à 1974, Awassa va connaître une ère de prospérité sans précédent : des Italiens installent une usine de bois, des Japonais créent une usine de textiles et des Français inaugurent une usine extrayant différents matériaux végétaux à partir de maïs, haricots et tournesols (de la farine de glucose, des germes oléagineux et de la semoule de brasserie). L’agriculture est à la mode et bénéficie à tous.

Le tourisme aussi se développe : les gens affluent pour les vacances, car le lac, à l’époque moins haut (on pompait davantage l’eau), possédait des plages sablonneuses et certains étrangers se livraient même aux plaisirs du ski nautique.

 

Puis vient la révolution. Le régime du Derg va redistribuer les terres, ce qui va dissuader plus d’un natif d’Addis Abeba de perpétrer ce retour à la terre. Les projets étrangers sont fermés, de grandes fermes collectives sont créées (l’actuelle ferme d’Al Amudi à l’entrée de la ville en était une). La ville, qui ne comptait que 5 000 habitants, va se développer considérablement avec l’afflux massif des paysans. Des usines s’ouvrent : Tabor Ceramic, Awassa Textiles, toutes deux gouvernementales, et qui se veulent pionnières en matière de promotion salariale. L’eau courante est acheminée depuis Wondo Genet, les routes de la ville sont asphaltées.

 

Sources : Wikipedia
Lycée Guebre Mariam

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 10:51

Nous arriverons à Yabelo en fin de matinée.

Sandy nous dépose dans le seul hôtel de la ville, ou plutôt à l'extérieur de la ville.

C'est un bâtiment en dur, avec un joli jardin fleuri.

Les chambres sont clean, les draps propres ....bref, c'est grandiose.

Nous nous installons  le coeur léger, un peu de confort n'est pas désagréable.

En plus, il ne pleut pas.

Nous allons dans l'unique restaurant,celui de l'hôtel pour le déjeuner, et là encore c'est une bonne surprise. Bref, on aimerai y rester un peu....

 

L'après midi, Sandy nous conduit aux Marchés aux bestiaux.

C'est le plus grand d'Ethiopie. D'énormes cheptels de chameaux, zébus , chèvres sont vendus, achetés toutes les semaines.

Les zébus quitteront le pays pour Djibouti, les Emirats, bref les autres pays du moyen orient.

C'est la richesse de la région.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sandy nous expliquent que beaucoup d'animaux sont morts dans les mois précédents à cause de la sécheresse. Nous avons du mal à y croire tellement tout est vert. Mais à cette période , il pleut beaucoup...

Dans le reste du marché se vendent les produits habituels, nécessaires au quotidien .

Le lieu est très animé, il y a beaucoup de monde, c'est le rassemblement hebdomadaire, le centre des affaires.

Nous quitterons ce marché pour visiter la ville, à 20 kms de là.

Nous avons repéré, à notre arrivée de drôles d'habitations avec des toits recouverts d'herbe.

Sandy nous conduit, et nous confie à un jeune guide local.

Et là , patratac, il tombe des hallebardes. Cette pluie tropicale, inattendue révèle un bel arc en ciel, le soleil brille en même temps.

Nous nous abritons , et jouons les paparazzis . Personne ne nous surveillent et la lumière est top .

Je sens quelque chose de bizarre contre mes jambes.....C'est un cabri ,qui se colle au mur pour se protéger de la pluie qui me chatouille les mollets.Il veut sa place au sec...

Un quart d'heure plus tard,  la pluie cesse.

Nous repartons , à l'affût de belles images à ramener.

L'ambiance est cool,les enfants jouent à cache cache avec les portes de leur petite maison. Clic clac, nous remplissons vite nos cartes.

 

Il y aura même un veil homme, un peu dérangé , récitant sa bible à voie haute qui nous laisse le prendre en photo.

Un autre , à l'église orthodoxe, veut un portrait de lui regardant vers le ciel...

Bertrand et Bernadette sont suivis par une horde d'enfants, réclamant stylo, birrs et autres babioles.

Ils aiment cette ambiance. Dans tous les endroits que nous avons visités, c'est le même scénario.

Bernadette donnerait bien ce qu'elle a pour faire plaisir, mais ce ne sera jamais assez,il ya des enfants qui sortent de partout et qui réclament toujours plus.

Nous nous baladons pendant 2 heures dans les rues de Yabelo.

Sandy nous attend .

Il pensait que nous allions juste faire une photo .Il est inquiet. Il n'avait pas  compris .

Nous nous sommes contents de notre après midi.

Dommage que l'on reparte le lendemain .

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