Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 13:14

de retour à Konso.

Nous nous y sommes déjà arrêtés pour un arrêt déjeuner,cette fois ci nous y resterons un peu plus longtemps.

Sur le chemin, nous rendons visites aux Arborés.

 

 

 

 

 

 

 

Les Arbore sont environ au nombre de 5 500, répartis en deux branches :

les Marle et les Gandaroba. Les premiers, considérés comme la souche originelle — et de ce fait la plus pure —, vivent près des rives du lac Chew Bahir.

 Après une longue période de conflits avec les Hamer, la majeure partie d’entre eux s’est récemment déplacée jusqu’à l’ouest du Weito, où les Borana lui offrent l’hospitalité. Quant aux Gandaroba, puissants et prestigieux, ils occupent les territoires situés plus au nord, près de la petite agglomération d’Arbore. Les Arbore sont issus du regroupement de plusieurs ethnies amalgamées au fil du temps pour ne former qu’un seul peuple. Les mariages mixtes, avec des jeunes filles d’autres tribus, sont encore la règle, si bien que tout homme peut chercher femme chez les Borana, les Dassanech, les Rendile, où il le veut en fait pourvu que ce ne soit pas chez les ennemis hamer. L’union avec une femme tsamai non infibulée est mal vue. Il en va de même, mais dans une moindre mesure, pour les unions avec des femmes konso, dont pourtant bien des Arbore adoptent la langue pour le commerce. Tous parlent le borana, qu’une certaine fraction des castes inférieures de la population, comme les Waata Wondo, utilisent dans leur vie quotidienne. Le nom même d’Arbore dérive du borana. La tradition orale, en effet, attribue l’origine de ce peuple à des ancêtres mythiques envoyés par le dieu Waq pour construire les premiers villages sur les deux rives du fleuve. La plupart des Arbore affirment descendre d’antiques lignages borana.

 

Une stratégie contrôlée d’intégrations et d’exclusions a permis aux Arbore de conserver une identité distincte et de défendre avec succès leurs coutumes sans pour autant renoncer à leurs fructueux contacts avec le monde extérieur, lesquels leur valurent dans le passé, grâce à une extrême diplomatie, une certaine prospérité, une richesse même, qui au 19ème siècle frappa les explorateurs européens. Ils allaient vêtus d’étoffes élégantes venant de la côte somalienne, se paraient de bracelets de cuivre et d’ivoire, possédaient des milliers de têtes de bétail et d’abondantes réserves de sorgho: En 1896, Bottego les décrit comme des commerçants polyglottes, assez habiles pour détenir le monopole de tous les trafics de la région.

« Ce petit peuple est très populaire, même dans des pays éloignés, et cela tient à son activité commerciale. Une importance qui vient aux Arbore de leur neutralité qui leur permet d’aller partout. Ils empêchent les safara, marchands somaliens, d’accéder à l’ouest du lac car ils veulent acheter eux-mêmes l’ivoire aux Gheleba, aux Cherre et aux Murzu, pour le revendre avec de considérables profits. Mis à part cette prérogative qui les rend célèbres dans le trafic de l’ivoire, ils se montrent très hospitaliers avec les caravanes. »

L’organisation sociale des Arbore s’étaye sur le système des classes d’âge. Les diverses générations, dont chacune se divise en quatre classes, se succèdent au pouvoir tous les quarante ans environ. Les chefs politiques ont le devoir de rendre la justice, d’entretenir de bonnes relations avec les peuples voisins et de régler les relations de propriété concernant les terres et les bêtes. Les champs sont distribués de façon saisonnière entre les familles, astreintes à respecter les règles coutumières, si bien que les individus convaincus de négligence dans l’exploitation du lopin qui leur est alloué risquent l’exclusion de la répartition et peuvent être condamnés à de sévères peines, telles que le fouet. L’excédent des récoltes sert à acquérir du sel, du café et autres denrées courantes ainsi que les ustensiles de fer, les pots de terre cuite et les articles qu’ils ne peuvent fabriquer eux-mêmes et qui leur sont fournis par les artisans konso et hamer. Non seulement ce système satisfait aux besoins de chacun, mais il garantit une paix relative dans toute cette zone. L’autorité des chefs religieux, les kawot, équilibre celle de la classe dirigeante. Ces kawot, dont la charge est héréditaire, ont un rôle spirituel. C’est à eux que l’on demande de prier pour le bien-être du groupe, pour la victoire en cas de combat comme pour le succès des razzias. La fertilité de la terre dépend de leurs bénédictions et de leur aptitude à gérer les relations avec le surnaturel. Il leur incombe, chaque année, de “faire grossir” les eaux du Weito en enterrant une queue de mouton dans le lit asséché du fleuve. Grâce à cette offrande, le précieux limon continuera de se déposer sur les champs afin que le sorgho croisse. Ainsi les Arbore pourront-ils continuer à vivre selon les traditions de leurs pères… et à se sentir uniques.

Source : http://joachimj.club.fr

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 14:15

Il a encore plu toute la nuit.

Le sol est détrempé, mais pour le moment, le soleil réapparaît un peu .

 

La nuit a été agitée, le vent s'est engouffré sous les tôles.

Dans le bar, accolé à notre chambre, la musique a été bon train une bonne partie de la nuit.

Une bonne douche froide pour nous réveiller, un petit déjeuner et c'est reparti .

Aujourd'hui , nous allons à Omorate.

 

C'est une petite ville tout au sud la région de l'Omo.

Nous serons seulement à 60 kms du Kenya,près du lac Turkana 

D'ailleurs, il nous faudra passer au poste de douane, même si nous ne passons pas la frontière.

Nous roulons pendant près d'une heure sur une piste monotone, sans relief. D'un seul coup, Bertrand fait stopper la voiture.

Il vient de voir des gros oiseaux sur le bord d'une petite rivière.

Ceux sont des secrétaires, qui bien sûr s'envoleront à notre approche.

 

 

Nous continuons encore notre route, mais cet  intermède nous a réveillés.

Sandy nous dépose dans un bar, hôtel, restaurant local, pour les locaux.

Nous allons devoir traverser la rivière Omo en pirogue.

Les pirogues sont en fait des demis troncs d'arbre évidés.

L'accès à la rivière est pentu et glissant .

 

Bertrand enjambe la pirogue pour s'installer, et ...patatra, il est dans l'eau.

C'est une grande crise de rigolade, de notre part et aussi des Danasech.

Mais l'appareil photo n'est pas tombé à l'eau. Ouf....

 

 

 

La traversée de fait sans autre gag. A l'arrivée, même épreuve.

Il faut sortir sans finir dans l'eau. Tout se passe bien, des dizaines de mains se tendent pour nous aider.

 

Un peu de marche, et nous allons vers le village, toujours accompagné d'un jeune guide du village.

 

C'est un petit village, protégé par une barrière de branchages et feuillages.

Il est surpeuplé, il y a des enfants partout, une vraie fourmilière.

Les cases sont petites, faites elles aussi de branchages ,feuillages et tôles ondulées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les enfants nous tiraillent par les bras. Ils veulent tous être pris en photo.

 2 birrs, c'est toujours le même tarif.

 

Certaines, même , essayent d'obtenir de l'argent en plus pour poser avec une chevrette. Ils ont le sens des affaires et ont bien compris ce qui plaît aux touristes qui passent par là.

Au moins, eux , ne boivent pas d'alcool.

 

Difficile de se retrouver dans un tel brouhaha.

 

 

Nous nous séparons pour essayer des faire quelques photos sympa.

Bertrand et Bernadette les attirent . Tant mieux pour Jacques et moi, nous avons un peu la paix pendant ce temps.

Un spécimen du genre malicieuse, et pas du tout timide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Nous allons bientôt repartir,accompagné par quelques villageois .

 

 

 

Une nouvelle traversée de la rivière reste à faire.

Je serai seule dans ma pirogue, avec une femme du village.

Nous entreprenons un cours de chant.

"Maman les petits bateaux ont ils des jambes".

Elle chante avec moi, dans un français africanisé.

et je l'accompagne à mon tours dans son dialecte.Tout le monde rigole. 

 

Bertrand est enfin sec. 

Sandy nous attend.

Nous allons boire une boisson noire, sucrée ,vendue dans le monde entier.

D'autres enfants s'approche, par curiosité.

Jacques entreprend un cours photo avec un petit bonhomme. Il a l'air très intéressé.

 

 

 

Nous repartons pour Turmi.

Nous traverserons une grande étendue couverte de termitière géante.

Nous arriverons vers 15 heures,.

Dans l'après midi, nous irons visiter le village Hamer .

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 19:51

L’Ukuli, cérémonie du “saut de vaches”, est le rite initiatique des jeunes hommes. Il est, évidemment, très important chez les Hamer.

C’est le chef du clan qui décide, en fonction de la récolte, s’il y aura ou non des sauts une année donnée. Il décide aussi qui sautera (même si, habituellement, l’odre chronologique est respecté) car il faut parfois arbitrer entre les villages associés.

Une fois désigné, le jeune homme qu’on appelle Ukuli, commence son chemin “vers la pureté” en abandonnant tous ses accessoires de coquetterie (colliers de perles, bracelets, etc.). Il s’habille simplement, le plus souvent d’un pagne beige ou gris. Il ne participe plus (ou peu) aux fêtes et “fait régime”.

L’Ukuli parcourt la campagne apportant aux villages alliés et à ses amis les “invitations” à la cérémonie. Il s’agit de fines cordelettes comportant autant de noeuds qu’il y a de jours jusqu’à la fête. Il suffit de couper un noeud chaque jour à cet “agenda” pour savoir quand cela aura lieu…

 

Dans la semaine précédant le jour “J”, commencent les préparatifs. Tout d’abord, on construit un “barashufo”, sous lequel on sera protégé du soleil.

C’est là que les femmes du clan apporteront leurs “pierres à moudre” et leur grain.

C’est avec cette farine de sorgho que l’on préparera, entre autres choses, la “bière” dont il faudra de grandes quantités.

Pour rendre ce travail difficile plus agréable, on plaisante, on raille et on boit beaucoup de Bouno.

Le jour de la cérémonie, les jeunes femmes, famille et amies de l’Ukuli, se rendent sur les lieux en passant dans les villages en chantant et dansant.

Une fois sur place, elles continuent chants et danses, probablement pour se donner du “coeur au ventre”. A noter qu’elles ont, avec elles, les “fouets” qui vont bientôt servir.

Puis arrivent les Maz (les fouetteurs)

Ce sont de jeunes hommes, récemment initiés, qui forment un clan provisoire avec ses us, son langage, son régime alimentaire, etc.

Commence alors le “fouettage”.

Les jeunes femmes vont provoquer un Maz jusqu’à ce qu’il accepte de leur donner un coup.

On ne frappe qu’un seul coup, puis on jette le fouet. Les femmes peuvent provoquer autant de Maz qu’elles le désirent et, donc, recevoir autant de coups qu’elles le souhaitent.

Il s’agit à la fois d’une preuve de courage personnel et une marque d’amour pour l’Ukuli.

Les traces laissées par cette épreuve, une fois cicatrisées, feront leur fierté.

Dans l’immédiat, le résultat est assez impressionant.

Ensuite, tout le monde se dirige vers l’endroit où aura lieu le saut proprement dit.

C’est maintenant que l’Ukuli deviendra (ou ne deviendra pas) un homme : Donza.

C’EST REUSSI !!!

Le nouveau Donza, entouré des Maz, quitte la scène…plutôt fier.

Source : Jean-Louis Maes

 

 

Nous n'aurons pas la chance de voir une cérémonie de l'Ukili pendant notre séjour chez les Hamer.

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 19:38
Les Hamer sont des pasteurs semi-nomades ; ils vivent dans l’une des régions les plus arides de la savane méridionale sud sud-ouest éthiopien, entre les terres fertiles de l’est et les rives de l’Omo.

Dans cette région, seules des termitières de plusieurs mètres de haut, qui s’élèvent comme des cheminées, les acacias, les Adenium obesum, aux fleurs roses et rouges et la broussaille brisent la ligne de l’horizon.

 

Les Hamer se déplacent en groupe, avec leurs troupeaux de bovins, selon un itinéraire précis établi par leurs ancêtres au premier matin du monde. Parmi eux, de jeunes hommes armés assurent la sécurité du groupe. Profitant des longues étapes qui rythment leur mouvance, ils cultivent le sorgho ;

une fois les ressources en eau épuisées, ils abandonnent les champs et se mettent en quête d’une nouvelle zone fertile. Ils logent dans des huttes ogivales de branchages savamment enchevêtrés qui résistent aux forts vents de sable.

Le bétail est le pivot socio-économique et culturel des Hamer ; la fortune et le rang social d’un homme s’évaluent à l’abondance de son cheptel. Les animaux sont bichonnés : pour rehausser l’élégance de l’animal et pour le protéger du mauvais sort, les pasteurs superstitieux dessinent au rasoir des motifs décoratifs sur le pelage. Les bovins préférés ont même le pavillon externe des oreilles ciselé comme une guirlande. En langue hamer, chaque variation de teinte, de pelage, de taille et d’aspect a son propre qualificatif. A la naissance, les enfants reçoivent, outre leur nom de baptême, un nom de bovin.

Les Hamer, femmes comme hommes, ont un sens très aiguisé de l’esthétique et passent quotidiennement de nombreuses heures à s’embellir. Les femmes oignent leurs corps d’huile et d’argile. Nues jusqu’à la taille, elles se couvrent les hanches d’une peau de vache incrustée de verroteries colorées. Elles s’enduisent les cheveux de beurre et d’argile et se parent de nombreux bracelets en étain, de volumineux colliers sertis de coquillages et d’autres ornements en fer-blanc. Sur leurs coiffures habilement tressées, certaines attachent des visières d’étain ou des serre-tête de perles.

Hormis les colliers de perles et les boucles d’oreilles, les hommes privilégient la coiffure : les plus valeureux, ceux qui ont vaincu l’ennemi ou abattu un animal féroce, s’enduisent la chevelure d’argile qui, une fois séchée, forme une calotte rigide au-dessus de laquelle est plantée, sur un petit support de bois, une plume d’autruche. Les autres se tressent les cheveux en mosaïque.

Ils exhibent fièrement leur torse nu orné de scarifications infligées lors des rituels de passage de classe d’âge. Le rituel le plus important pour les jeunes hommes hamer est celui qui consacre le passage de l’enfance à l’âge mûr : le saut de taureaux.

Après une suite de cérémonials qui s’étendent sur plusieurs jours, au cours desquels nombre de chèvres sont ingurgitées, les novices font face à une rangée de plus de 30 taureaux tenus serrés flanc contre flanc par des jeunes hommes qui ont récemment franchi l’épreuve, mais qui sont encore trop jeunes pour se marier. Sous le regard de leurs aînés, les candidats doivent, chacun leur tour, prendre leur élan, sauter sur l’échine du premier taureau et parcourir sans trébucher la rangée de trente dos, puis recommencer l’exploit en sens inverse.

Pour réussir le rite initiatique, ils doivent s’acquitter sans tomber de quatre parcours consécutifs. Une fois l’épreuve réussie, les garçons sont portés en triomphe par leurs aînés et acclamés par le village. S’ils trébuchent à une reprise, on ne leur en tient pas rigueur, ils recommencent l’épreuve. Par contre, s’ils échouent à nouveau, ils subissent l’humiliation suprême : ils sont publiquement flagellés et battus par les femmes de leur famille. Considérés comme les parias du village, ils sont la proie des moqueries et des railleries de toute la communauté pour le restant de leur existence.

Source : Ethiopie : Au fabuleux pays du Prêtre Jean (Edition 2003

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 17:20

Toujours 8 heures .

Nous sommes prêts à repartir , Sandy est là avec la voiture.

Nous chargeons les bagages

La rivière a dégrossi et nous pouvons traverser le pont.

C'est reparti pour Turmi.

Nous ferons une halte  au marché de Key Afar .

C'est le jour du marché.

C'est un des grands marchés d'Ethiopie.

Nous pourrons y rencontrer les Hamers et les Banas.

En route, Sandy a un problème avec la voiture.

La transmission ne fonctionne pas correctement et il est inquiet. Il bricole sur la route pendant une bonne heure. Il fera réparer à Key Afar.

J'ai décidé de marcher un peu plutôt que t'attendre à coté du 4*4. Je serai vite rejoint par une jeune fille Hamer, qui parle un anglais très comprehensible (pour moi en tout cas ). Elle sort de l'école et rejoint son village et la case familiale. 

La voiture me rejoint, la route se fait à petite vitesse.

Tout le long de la piste, nous croiserons des dizaines de personnes , Hamers et Bana , qui se rendent au marché.

Certains marchent pendant plus de 2 jours pour aller vendre ou acheter des produits . Certains y vont juste pour rencontrer leurs amis. C'est un défilé interminable, les hommes sont accompagnés de leurs vaches , chèvres. Les femmes portent les produits à vendre .

Nous arrivons au marché. Sandy nous confie à un jeune homme de 13 ans qui nous aidera dans tout ce brouhaha .

Nous visitons la 1 ere partie du marché, où se vendent les fruits, quelques légumes,du miel ,des vétements et des chaussures en plastique.... Un peu plus loin, se tient le marché aux animaux.

Pour chaque photo, le tarif reste le même

 

 

 

Mais l'ambiance est plus facile que chez les Mursis.

Notre guide, qui rève de devenir guide touristique , se fait payer en cahiers, stylos. Il retourne à l'école pour l'après midi, avec en plus quelques vêtements d'enfant pour sa petite soeur de 2 ans.Il est ravi. Nous aussi, le contact a plutôt été agréable.

Une petite collation et nous repartons pour finir la route. La voiture est provisoirement réparée.

Nous arriverons à Turmi , juste avant le coucher du soleil. En arrivant dans la petite ville, nous voyons la rue principale avec les Hamers assis à même le sol.

On reviendra y faire quelques photos.

Sandy va vers l'hotel qu'il connait. Pas de chance , c'est complet pour les 2 nuits.

Nous irons donc à coté, ce sera moins confortable.

Nous déballons les bagages pour les 2 jours à venir.

Sandy nous propose un poulet pour ce soir. Nous acceptons volontiers, pour changer des spaguettis à la sauce tomate. Et là, un jeune courre après notre poulet.

Ces minutes sont comptés. En peu de temps, il aura la tête tranché, sera ebouillanté et plumé.

Deux heures  plus tard, il sera dans notre assiette . Il fut très bon. Ce sera le seul que nous mangerons pendant notre périple.

Pendant que la cuisinière s'occupe de notre repas du soir, nous repartons faire un tour dans la ville.

La lumière du couchant est belle, la pluie a cessé et notre appareil photo a des démangeaisons.

Une belle soirée, nous sommes bien dans cette place.

Demain , nous reviendrons encore faire des photos, les contacts sont faciles.

Nous nous plaisons dans cet endroit.

 

   

 

 

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 16:46

Nous rentrons sur Jinka , pour le déjeuner.

Encore sous le "choc " de notre visite aux Mursis.

A midi, ce sera spaguettis à la sauce tomate..comme tous les jours.

Sandy nous a dégotté un jeune homme , étudiant, qui doit nous faire visiter la ville l'après midi.

Il nous emmenera sous une pluie torrentielle voir le marché.

Nous souhaitons retournez à l'hôtel, il pleut bien trop fort pour voir quoi que soit, mais notre guide veut des cahiers, stylos et dictionnaire en échange de sa prestation. Il ne souhaite pas nous lacher si facilement.

Nous finissons par retrouver le chemin de notre hôtel. Pas d'eau, sauf la pluie, pas d'électricite..

Nous profitons de cette pose pour transférer nos photos, lire un peu...faire une pause .

Le bar de l'hôtel est plutôt sympa. Les Hammers arrivent en fin d'après midi , nous regardent, regardent nos photos en sirotant une bière . Ils sont calmes .

Pendant ce temps, la pluie continue.

La route qui doit nous mener vers Tursi va devenir impratiquable.

Il ne reste plus qu'à attendre le lendemain pour savoir si oui ou non, nous pourrons repartir.

 

 

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 15:07

Le Parc national de Mago est l'un des 9 parcs nationaux d'Ethiopie  Il est situé au sud-ouest du pays, à 809 km d'Addis Abeba, via Arba Minch et Jinka.

Le parc couvre 2 162 km². C'est probablement l'un des lieux les plus reculés et des plus pittoresques d'Éthiopie. Le cœur du parc est constitué de plaines de savane (à 450 m d'altitude) et de déserts qui s'étendent au-delà des frontières du parc jusqu'au lac Turkana.

La périphérie éthiopienne du parc est entourée de crêtes saillantes et de hautes collines verdoyantes. Le plus haut sommet, le mont Mago est au nord du parc et s'élève à 1 350 m d'altitude. La rivière, du même nom que le mont et ses deux affluents serpentent entre les vallons du mont Mago.

La végétation semi-aride du parc est composée de broussailles, d'acacias, de savane herbeuse, de figuiers sycomores et de tamarins des Indes tout au long du cours d'eau.

La faune du parc est très diversifiée et, à cause de la mouche tsé-tsé, c'est l'un des derniers lieux épargnés par l'incursion des indigènes et de leur bétail. Le parc abrite de nombreuses espèces d'oiseaux, de mammifères et de reptiles. Ses rivières regorgent de crocodiles, d'hippopotames et de poissons. Le parc fut initialement établi en 1974 pour protéger les éléphants et les girafes. Lors d'une mission d'évaluation effectuée au printemps 1993, quatre troupeaux d'éléphants (entre 1170 et 1320 individus), plus de 50 girafes, un grand nombre de buffles, de koudous, de phacochères et de bubales ont été répertoriés. Malheureusement, nombre de ces espèces sont victimes du braconnage pratiqué par les populations indigènes habitants dans les villages situés en périphérie du parc (dont les Mursis).

Les Mursis occupent les régions forestières des collines situées aux confins ouest de la périphérie du Parc national de Mago, en bordure de la rivière Omo. Au même titre que les Bodi, les Surma,  les Nuer et les Anuak, les Mursi parlent une langue nilotique (nilotique = relatif au Nil). Cependant les anthropologues eux-mêmes reconnaissent que toute classification en groupes linguistiques et ethniques de ces peuplades est utopique et n'apporte que peu d'indications sur leur mode de vie et leurs traditions.

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 10:13
8  heures
Sandy est prêt, nous allons chez les Mursis.
Il empreinte une piste qui traverse le parc  National Omo.
De grands arbres portent des longs tonneaux en bois...Ce sont des ruches.
La piste est envahie par de petites gazelles, apeurées et paniquées lors de notre passage , 
les dicks dicks .Ils sont tout petits, et naïvement, nous pensions qu'ils sont jeunes.

Sandy nous explique que non, ils sont à taille adulte, ils ont une territoire bien défini, et si nous repassons dans 10 minutes, ils seront de nouveau à la même place.


Ce qui en fait le régal des Mursis, il suffit d'attendre pour les tuer et s'en régaler.
Il y a aussi des pintades , différentes sortes d'oiseaux et des babouins.

Au bout d'une bonne heure de piste, 1er barrage.
Un Mursi armé de sa Kalachnikov nous attend.
Pas franchement aimable.
Sandy discute avec lui un moment, nous restons en dehors des transactions.Il finit pas monter dans le coffre de notre voiture et restera avec nous jusqu'à notre sortie du territoire des Mursis.
J'essaye de faire une photo d'un groupe de Mursis sur la piste. Il grogne de mécontentement., et vu qu'il est armé, je cède. Pas de Byrrs, pas de photos.
Sandy traverse différents villages de quelques cases. Il ne veut pas que nous descendions.
En fait, les Mursis ne sont pas que des guerriers agressifs et armés, ils ont un autre problème qui met en péril notre sécurité.Sandy les connait bien .
Il est de tradition que les touristes payent 2 byrrs pour prendre des photos, pour chaque personne photographiées.
Malheureusement , cet argent facilement gagné sert à acheter de l'alcool au marché local.
A partir de 11 heures du matin, il est dangereux de se ballader chez ces Mursis, imbibés d'alcool et très belliqueux.


Sandy finit par s'arreter et nous donne le feux vert pour descendre.
A peine croyable.
Ces hommes et ces femmes , ces enfants sont complétement hors du temps.
Ils sont ornés de peinture blanche, de coquillages ,de plumes .... Ils sont parés de nombreux colliers fait de perles, capsules de coca cola ou autres boissons...Leur vetements sont fait de peaux de chèvre, de vache . Ils vivent tous torse nu.
Les lances , Kalachnikov sont aussi de la partie .

Ils attendent les visites des touristes avec impatience.Nous sommes tirrallés de toutes part, nos poches sont fouillées . C'est du harcelement. Au bout d'une 1/2 heure, je craque complétement. Je retourne dans la voiture, à l'abri de cette population.
Jacques vient me rechercher.
" Tu ne reviendras  pas d'aussitôt, alors reprend ton appareil et vas y ". Il a raison. Je repars dans cette foule agitée.
Je vais dans un petit coin , vite rejoint par les femmes du village.
Elles me deshabillent du regard, palpe ma poitrine chacune leur tour.
Ras le bol, j'en vais autant, sans réfléchir .Et là , ce sont de gros éclats de rires, jamais les blancs n'ont osé les toucher.
Du coup, je peux faire des photos à répétition, en payant mes 2 byrrs, mais elles ne comptent plus les déclenchements.

J'ai laissé le mode rafale sur mon apn, et maintenant, c'est le délire.
Ils sont tous à me proposer
"Tac tac tac tac tac two byrrs."
Et au bout d'un moment, le tarif baisse à 1 byrr.

C'est envoutant, excitant mais je reste encore sur mes gardes.
Sandy revient nous chercher assez rapidement. Il faut repartir, ils ont commencé à boire et la situation pourrait vite dégénerer.
En 5 minutes, nous sommes tous dans la voiture, avec notre garde armé. Nous reprenons la même piste pour le retour.
Jacques se fait prendre en photo avec le garde . Pour faire voir à ses petits enfants.
Ce fut notre première visite aux tribus de l'Omo. Déroutante, nous ne savions pas qu'en penser.
Mais elle restera la plus marquante de tout le voyage.



Partager cet article
Repost0
19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 11:42

Le peuple Mursi d’Ethiopie est un peuple semi-nomade du sud du pays, vivant à la périphérie ouest du Parc national de Mago, en bordure de la rivière Omo. Les Mursi ont peu de contacts avec les autres tribus. Les hommes, farouches guerriers, ne quittent jamais leur vieille kalachnikov. C’est un des derniers peuple d’Afrique où les femmes portent encore des ornements labiaux et auriculaires en forme de disques plats , d’où leur nom de « négresses à plateau ».



 

La mise en place de l’ornement labial inférieur (appelé dhébé) intervient avant l’âge de 10 ans : après extraction des incisives inférieures, la lèvre est perforée et une cheville de bois mise en place ; l’orifice est agrandi d’année en année par l’introduction de cylindres de plus en plus grands, jusqu’à mise en place d’un grand disque d’argile décoré de gravures. On ne sait pas avec précision l’origine et la fonction de cette pratique. Dans un article publié en 1939, Marco Marchetti précisait que le percement de la lèvre était accompagné du percement de l’hymen.

Certains anthropologues prétendent que cette mutilation labiale avait pour but de rendre inesthétiques les femmes afin de les protéger des razzias esclavagistes. De nos jours, la fonction serait uniquement symbolique puisque seules les femmes de caste élevée sont en droit de les porter. La taille du plateau est à la mesure de la dot exigée par la famille des jeunes filles à marier, dot composée de bovins et caprins et.. d’une arme à feu, modernité et insécurité obligent ! Le port n’en est pas permanent, mais limité aux moments de présence du mari et des fils ou de rencontres importantes. Cette coutume du disque labial est retrouvée chez les Surma. Il faut signaler que les Dizi, peuple nilotique voisin, n’épouseraient pour rien au monde ces filles défigurées, mais consentent à donner les leurs en mariage aux Surma, contre une dot.

 

Ce n’est pas la seule parure des femmes, qui portent aussi des colliers faits de coquillages ou de perles et se rasent le crane. Par ailleurs, hommes et femmes se percent les oreilles où de semblables disques (ou rondelles de bois) sont insérés et portent des scarifications sur les bras, le ventre ou la poitrine. Chez les hommes, ces scarifications, figuratives, commémorent un acte de bravoure et inspirent le respect des membres du groupe. Les femmes arborent des scarifications sur l’épaule qui constituent leur “carte d’identité” tribale tandis que colliers, bracelets, sourires espiègles, regards canailles et peintures mammaires trahissent un désir de plaire, surtout au moment du donga, quand les combattants ont acquis le droit de convoiter une compagne.







Le donga est le nom d’un tournoi assez cruel qui se déroule à la fin de la saison des pluies, le moment le plus attendu par les jeunes célibataires. C’est l’occasion pour les hommes qui désirent se marier de prouver leur courage devant toute la tribu. Les règles de ces duels où les combattants s’affrontent armés de perches restent extrèmement simples : il faut donner une correction sévère à son rival en évitant de le tuer, “bavure” formellement punie. Le vainqueur qui a éliminé tous ses adversaires est porté en triomphe devant un parterre de jeunes filles. L’une d’elles choisira le héros pour époux.


Les Mursi vivent dans une région reculée d’Éthiopie. Ils règnent en maîtres et vivent en parfaite symbiose avec l’environnement. Ils forment un groupe homogène, régi par des dogmes séculaires et des rituels ancestraux. Ils ont peu d’interactions, même pacifiques, avec les autres peuples de la région et combattent farouchement, à coup de lance et de kalachnikov (incontournable et unique, mais regrettable, legs du monde “civilisé”), le vol de bétail et les razzias de femmes perpétrés par d’autres ethnies sur leur territoire.

Ils se querellent régulièrement avec les Hamar, desquels ils sont pourtant séparés par un grand territoire de broussailles arides et ils entretiennent des relations tendues avec leurs cousins les Bodi.

Afin de développer l’agressivité, de façonner l’agilité et l’endurance et de rehausser la masculinité des futurs guerriers, les Mursi mettent en scène des combats au bâton. Les participants se dessine sur le corps, à la peinture blanche, des motifs symboliques qui leur assurent la protection de forces surnaturelles.

Les Mursi attachent beaucoup d’importance à l’harmonie intra-tribale. Ils se regroupent dans des villages éloignés des rives marécageuses de la rivière Omo, là où la présence de la mouche tsé-tsé est moindre. Ils n’amènent leur bétail s’abreuver à la rivière qu’en cas de nécessité absolue, pour limiter les ravages causés par le développement de la maladie du sommeil. Leurs cases sont en chaume et de petite taille.



Les Mursi, comme la majorité des ethnies, craignent les eaux de l’Omo, car, outre le fort courant et les tourbillons qui décourageraient les meilleurs nageurs, l’épais limon brunâtre de la rivière camoufle les hipoppotames, les crocodiles friands de chair humaine et les mauvais esprits. Seuls les Batcha, ethnie vivant dans la région la plus septentrionale de la vallée de l’Omo, sont à même de braver ces dangers et s’octroient le rôle de passeurs sur de frèles embarcations creusées dans des troncs d’arbre.

Source : Wikipedia

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 11:00
Arba Minch, qui signifie en Amharique « quarante sources » est une ville du sud de l'Ethiopie située à environ 500km au sud d'Addis Abeba.

Arba Minch a reçu son nom des nombreuses sources locales et ses cours d'eau souterrain qui s'écoule sous les fôrets avoisinantes. Situe à l'ouest de la vallée du grand rift, Arba Minch se compose d'un centre administratif et d'une quartier commercial et résidentiel qui s'étend sur 4km. À l'est de la ville se trouve l'entrée du parc national de Nechisar, qui recouvre l'isthme reliant le lac Abaya au nord et le lac Chamo au sud.


Mais le météo n'est pas avec nous. Il est impossible de prendre le bateau pour aller  voir les oiseaux, crocos et hippo sur le lac Chamo.
Sandy nous déposent dans un superbe hotel , en hauteur . De magnifiques chambres nous attendent , avec une terrasse , donnant sur les 2 lacs. Mais pas d'eau ni d'électricité...
Il est 15 heures. Notre chauffeur a disparu avec la voiture..... et il faudra attendre le lendemain matin pour le revoir....

Nous voilà donc le matin, Sandy arrive tout content, nous pas du tout.
Il se fait un peu tirer l'oreille...mais il en a vu d'autre.
Ce matin, le programme sera chargé.
Nous embarquons sur le bateau pour 1 à 1 h 30 de ballade.
Mais la météo n'est toujours pas de la partie, et ce sera presque 3 heures de navigation .Il va falloir se dépecher pour la suite.
Secoués par les vagues, nous essayerons de prendre quelques photos de animaux qui vivent sur le bord.
Les crocodiles sont de bonne taille, les hippo en forme. Bref , le bain est fortement deconseillé.
Bernadette est terrorisée à l'idée qu'un hippo soulève le bateau, pour le plus grand régal d'un croco.....
Et celà nous amuse...


Nous rencontrons un pécheur qui a dressé des pelicans pour prendre de magnifiques tilapias.
Grillés, c'est délicieux.



Contrastant avec les eaux bleues du lac Chamo, le lac Abaya se distingue par sa teinte rouge cuivré causée par des suspensions colloïdales ferrugineuses. Ces lacs peu profonds (respectivement 10 et 13 m) sont les plus grands de la vallée du Rift et constituent aujourd’hui le fleuron du Parc national de Nechisar (750 km2), qui fut initialement établi en 1974 pour la protection des bubales de Swayne.
Ils sont séparés par une langue de terre vallonnée, nommée le Pont du Paradis par la population locale, qui s’ouvre à l’est du rivage du lac Chamo sur les plaines de Nechisar. Les deux lacs communiquent durant la saison des pluies par d’étroits canaux et à la saison sèche par un réseau complexe de rivières souterraines. Nechisar, “herbe blanche” en amharique, révèle le contraste entre la couleur de la savane, dans les plaines, et les teintes verdoyantes des collines avoisinantes. Ces plaines sont le dernier refuge d’une population réduite de bubales de Swayne, antilopes brun foncé à la croupe plus claire et aux cornes en forme de crochet, qui habitaient autrefois une grande partie de l’Ethiopie et de la Somalie. C’est aussi un des derniers endroits où l’on peut apercevoir des zèbres de Burchell, notoires pour leur forte corpulence.

Un raidillon descend de la terrasse de l’hôtel Bekele Molla le long de l’escarpement couvert d’arbres et de broussailles. A l’ouest du Pont du Paradis, enfouies dans la forêt, les quarante sources d’eau, qui donnèrent son nom à la ville d’Arba Minch, déversent une eau cristalline et glaciale qui scintille comme du mercure lorsque la lumière s’y reflète. Elles alimentent la rivière Kulfo qui sillonne à travers la forêt. Des babouins doguéras, des colobes guérézas et des grivets accompagnent les promeneurs dans l’ombrage humide des figuiers.

Des récits fantastiques contés avec ferveur par les anciens mettent en scène les lions, les guépards et les léopards qui sévissaient autrefois dans les forêts et la savane de Nechisar. Aujourd’hui, les chacals à chabraque et les hyènes sont les derniers prédateurs qui peuvent encore troubler le sommeil des jeunes bergers d’Arba Minch.

Les lacs, les nombreux îlots dont ils sont constellés et les péninsules marécageuses abritent de nombreux crocodiles (certains atteignent 6 m de long) qui se prélassent sur la grève. A la moindre perturbation, ils glissent leur masse imposante d’un mouvement vif dans les eaux. Les crocodiles font bon ménage avec les hippopotames qui n’attendent que la tombée de la nuit pour sortir des lacs et brouter l’herbe sur le rivage. Certaines ethnies qui peuplent les rives des lacs ont conservé une tradition de chasse à l’hippopotame.

Les eaux des lacs regorgent de tilapias, de poissons-tigres, de poissons-chats et de perches du Nil de plus de cent kilos. Ces dernières sont les prises favorites des pêcheurs qui bravent crocodiles et hippopotames sur des embarcations fragiles en papyrus.

Une excursion sur le lac Chamo avec le petit bateau mis à disposition par la marine nationale est le meilleur moyen de s’imprégner de la beauté des lieux, d’observer à moindre distance les crocodiles et les hippopotames évoluer dans les eaux et se prélasser sur les petites îles. Pour ce faire, renseignez-vous auprès de l’Office du tourisme local ou à l’hôtel Bekele Molla.

Le Parc national de Nechisar recèle une avifaune de plus de 188 espèces, dont les calaos à bec noir et les calaos de Decken, les bucorves d’Abyssinie et, à proximité des lacs, des colonies de tisserins, plusieurs espèces de martins-pêcheurs, de grands pélicans blancs, des cigognes et des ibis, ainsi que des spatules et des pygargues.

Le Parc national de Nechisar, les lacs et la forêt d’Arba Minch sont certes une des attractions les plus prisées du sud éthiopien. Néanmoins, depuis l’essor de la ville d’Arba Minch dans les années soixante, de grandes parcelles de forêt vierge ont été sacrifiées à la culture du coton. De plus, l’utilisation toujours plus soutenue d’engrais altère irréversiblement l’environnement.

Plus préoccupant encore est l’anéantissement inéluctable de la forêt du Parc national de Nechisar par les milliers de coupeurs de bois qui, quotidiennement, l’assaillent pour se procurer le combustible et le matériel de construction nécessaires aux 40 000 résidents d’Arba Minch.

Bien que les lacs regorgent de poissons, peu d’indigènes s’adonnent à la pêche. La grande majorité de la population active s’emploie à l’exploitation de la terre noire fertile et chargée d’alluvions. Les cultures céréalières (maïs, sorgho et orge) et les grandes cotonneries gouvernementales s’étendent sur plusieurs hectares.

Source : Ethiopie : Au fabuleux pays du Prêtre Jean (Edition 2003

Sandy nous presse , la route va être longue jusqu'à Turmi.
C'est reparti.
 Mais ce ne sera pas Turmi, mais Jinka. Nous arriverons à la nuit tombée.
Demain , nous irons voir les MURSIS.



Partager cet article
Repost0