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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 14:08
Le systeme scolaire

La scolarise débute à 6-7 ans au grade 1. La langue d’enseignement est l’amharique. Selon les régions, ils existent des écoles dispensant un enseignement dans la langue locale (par exemples: tigreen dans le Nord du pays, Harare dans la région musulmane de Harar.

Ecole primaire:

L’école primaire se décompose en deux grades.
Grade 1 a 4 (équivalent CP-CM1): Dans l’ecole visitee, les enfants sont à peu pres 50 a 60 par classe pour deux instituteurs qui se partagent l’enseignement des matieres.

Grade 5 a 8 (équivalent CM2- 4e): Toujours dans l’ecole visitee, les matieres sont enseignees par des professeurs selon leur specialisation: Amharique, Math, Anglais, Geographie, Histoire, Education civique, Physique Chimie, Biologie et Sport.
L’école a mis en place une évaluation annuelle de ces 4 années, l’élève doit obtenir la moyenne pour le passage au grade supérieur (40% contrôle continue et 60% examen fin d année).
Le grade 8 est sanctionne par un examen national permettant l’accès a l école secondaire

Ecole secondaire:

Une faible proportion des élèves poursuit au secondaire (selon les statistiques mentionnes dans le petit futé: 27% de garçons et 14% de filles).

Grade 9 a 10 (équivalent 3e- 2e): De nombreuses matieres sont enseignees pendant ces deux annees. A l’issu de celles ci un examen permettra de sélectionner les élèves:
Les meilleurs rejoindront le grade 11 et 12 qui sont des années de préparation a l entrée a l université; les autres soient arrêteront leur scolarité soient débuteront des formations professionnelles manuelles.

A la campagne, beaucoup d’enfants et tout particulierement les filles ne sont pas scolarises: ils (elles) restent a la maison pour aider leur parents aux taches menageres, ou conduisent le betail aux paturages.

Les capacites d’accueil sont aussi insuffisantes, l’eloignement des etablissements est un autre obstacle à la scolarisation.
 

 Le planning de l’ecole est organisé en 2 sections: matin et après midi. Les capacites d’accueil n’etant pas suffisantes, seuls les éleves du grade 8 ont cours toute la journee.
Du grade 1 a 7, les enfants vont à l’ecole une seule demie journee par alternance: un mois ils assistent au cours du matin, le mois suivant au cours du soir et ainsi de suite.

La section du matin débute a 8h00 jusqu’a 11h45 alors que les cours de l’apres midi commencent a 12h30 se terminent a 17h15 (heure occidentale). Les enfants ont cours du Lundi au Vendredi inclus.

 

Tous les enfants habitent a proximite de l’ecole, ils viennent à l’ecole a pied. L’emploi du temps étant organisé en demie journée, il n’y a pas de restaurant scolaire.
 

Les enfants portent tous un uniforme, celui ci peut varier d’une ecole a une autre. A l’ecole primaire Ras Menoken, l’uniforme est blanc et bleu.

 

Les enfants assistent en rang chaque matin a la levee du drapeau et chaque fin de journee à la descente du drapeau.
Les ethiopiens accordant une grande importance a leur drapeau et a ses couleurs, ils symbolisent entre autres independence et liberte.


sources:http://www.kidmundo.net/ecoles_Ethiopie.php?nompays=Ethiopie

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 13:24

Les femmes Konso sont reconnaissables à leur jupe à 2 étages, très colorées.

 

Les hommes portent un short long, très coloré également.

Nous arriverons à Konso (600 kms au sud de AA ), en provenance de Waïto, où nous avons fait une halte pour le déjeuner.

Nous roulerons sur  une piste à travers des collines .

 

 

 

Les Konso sont des agriculteurs sédentaires chevronnés, les seuls du sud-ouest éthiopien à s’adonner à la culture en terrasse sur les flancs des collines rocailleuses. Les cultures dominantes sont le coton et différentes variétés de millet. Les grains de ce dernier sont moulus par les femmes, puis transformés en galettes qui constituent la nourriture de base des Konso. Chaque famille possède quelques têtes de bétail

et sa propre parcelle de terre que les hommes et les femmes travaillent de concert.

Ils parlent le konsigna, langue couchitique proche des langues oromo .

 

Bien que les caractéristiques traditionnelles des Konso s’apparentent aux cultures couchitiques, leurs canons esthétiques, leur artisanat, l’organisation de leurs villages et leur mode d’exploitation agricole diffèrent. Ils possèdent une entité culturelle, sociale et économique qui leur est propre. Ils parlent le konsigna, langue couchitique proche des langues oromo.

L’aspect des villages konso diffère des villages des autres ethnies de la région. Pour se défendre des attaques des animaux sauvages et pour se protéger des coulées de boue, ils encerclent leurs villages d’un rempart de basalte et de terre séchée de 3 à 4 mètres de haut. Dans l’enceinte, les huttes sont si rapprochées que leurs toits parfois se chevauchent. Les villages sont densément peuplés et abritent une moyenne de 2500 habitants.

Chaque famille est composée de cinq personnes en moyenne. Elle loge dans une aire ovale de 200 m2 environ entourée d’un mur. L’espace réservé au bétail est généralement en contre-bas, séparé de l’espace habitable par un muret qui interdit l’incursion des animaux dans la hutte familiale, ce qui, selon la croyance konso, serait prémonitoire de la mort du chef de famille.

L’espace habitable est constitué d’une ou de deux huttes familiales et de plusieurs petites huttes qui font office de grenier à grain. Elles sont construites sur un plan circulaire en pisé et en bois, sur une structure articulée autour d’un gros pilier central et recouverte d’un toit conique en chaume au sommet duquel est posée une poterie.

Les familles appartenant à un même clan vivent à proximité les unes des autres et forment un groupe social distinct.

Les membres du même groupe s’associent pour la célébration des rituels, pour la construction des huttes, des remparts, et pour l’entretien des murs de soutènement des terrasses qui requièrent des soins constants, car ils sont fréquemment endommagés par les fortes pluies. Ils participent aussi communément aux travaux des champs, à la poterie, et au vidage de calebasses pour en faire des récipients à lait ou à beurre.

A l’instar de nombreuses ethnies d’Afrique orientale, le tissage des vêtements et des couvertures en coton écru qui suscitent l’admiration de tous les Éthiopiens, est une tâche réservée aux hommes, car les femmes, périodiquement « impures», risquent de transmettre cette impureté à l’objet fabriqué.

Les représentants d’un même groupe se considèrent comme frères et sœurs, les relations sexuelles sont proscrites. Les Konso sont divisés en neuf clans. Chacun d’entre eux chérit un prédicateur animiste qui personnifie l’autorité spirituelle du clan et qui joue le rôle d’intermédiaire entre l’homme et les puissances divines dont Waq, le dieu du ciel; il s’applique à faire en sorte que le clan soit prospère et qu’il vive en paix.

Un système complexe de classes d’âges régit la vie des Konso mâles. A l’adolescence, les jeunes hommes entrent dans la classe d’apprentissage de la vie d’adulte; puis ils parviennent à la classe des guerriers et des propriétaires terriens, enfin, à l’âge mûr, ils accèdent à la position supérieure d’anciens. Les adolescents délaissent le foyer familial et se regroupent pour la nuit dans le confort relatif d’une large tonnelle communautaire ouverte aux quatre vents, édifiée au centre du village.

Le passage à une classe supérieure ou le mariage sont célébrés par des danses, des chants et des rituels bien ancrés dans la culture konso. Lors des cérémonies, les Konso, qui sont très musiciens, jouent de la krar, sorte de lyre populaire qui existe dans d’autres régions d’Éthiopie, de la dita, genre de guitare à cinq cordes et de la flûte de Pan.

Les rituels associés au culte des anciens tiennent un rôle capital dans la communauté konso. Ils promeuvent l’appartenance au groupe et la solidarité entre ses membres. Les Konso érigent des totems (1 m de haut environ) en bois sculpté, les waga, sur les tombes de leur anciens, sur le bord d’une route ou dans les champs que cultivait le défunt.

Le défunt est représenté aux côtés de sa femme, de ses enfants, de son ennemi s’il a fait montre de bravoure et de vaillance, ou d’un animal féroce, tel que le lion, le léopard ou le crocodile, s’il s’est distingué comme chasseur. Il est décoré d’un ornement phallique frontal et paré d’un pénis, tandis que son ennemi vaincu est sculpté amputé de ses attributs virils.

Bien que les Konso soient liés par une culture commune qui leur est propre, ils ne sont régis ni par une autorité tribale supérieure, ni par un gouvernement représentatif de la communauté. Chaque village est autonome et administré par un conseil d’aînés. Les villages n’étant jamais éloignés les uns des autres, les habitants entretiennent des relations économiques et sociales. Le marché hebdomadaire est l’expression la plus parlante de ces relations intervillageoises, il rassemble les hommes et les femmes; ces dernières couvrent généralement leur chevelure nattée d’un tissu noir.

  source:

http://joachimj.club.fr/konso.htm

http://www.toiquiviensdethiopie.com/?p=240

 

Nous arriverons dans la ville de Konso en milieu d'après  midi.

Nous logerons dans le pire hôtel de notre séjour en Ethiopie, sale, humide et bruyant....

En attendant que la nuit tombe, une petite balade s'impose.

Nous parcourons rapidement les 2 grandes rues de la ville et, derrière une tranchée, nous découvrons une école avec toutes ces peintures .

Trois écoliers nous accompagnent, nous faisant découvrir avec fierté leur école.

Un moment bien sympathique, loin du bruit de la ville...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous quitterons Konso pour Yabelo et son immense marchéaux bestiaux.

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 13:14

de retour à Konso.

Nous nous y sommes déjà arrêtés pour un arrêt déjeuner,cette fois ci nous y resterons un peu plus longtemps.

Sur le chemin, nous rendons visites aux Arborés.

 

 

 

 

 

 

 

Les Arbore sont environ au nombre de 5 500, répartis en deux branches :

les Marle et les Gandaroba. Les premiers, considérés comme la souche originelle — et de ce fait la plus pure —, vivent près des rives du lac Chew Bahir.

 Après une longue période de conflits avec les Hamer, la majeure partie d’entre eux s’est récemment déplacée jusqu’à l’ouest du Weito, où les Borana lui offrent l’hospitalité. Quant aux Gandaroba, puissants et prestigieux, ils occupent les territoires situés plus au nord, près de la petite agglomération d’Arbore. Les Arbore sont issus du regroupement de plusieurs ethnies amalgamées au fil du temps pour ne former qu’un seul peuple. Les mariages mixtes, avec des jeunes filles d’autres tribus, sont encore la règle, si bien que tout homme peut chercher femme chez les Borana, les Dassanech, les Rendile, où il le veut en fait pourvu que ce ne soit pas chez les ennemis hamer. L’union avec une femme tsamai non infibulée est mal vue. Il en va de même, mais dans une moindre mesure, pour les unions avec des femmes konso, dont pourtant bien des Arbore adoptent la langue pour le commerce. Tous parlent le borana, qu’une certaine fraction des castes inférieures de la population, comme les Waata Wondo, utilisent dans leur vie quotidienne. Le nom même d’Arbore dérive du borana. La tradition orale, en effet, attribue l’origine de ce peuple à des ancêtres mythiques envoyés par le dieu Waq pour construire les premiers villages sur les deux rives du fleuve. La plupart des Arbore affirment descendre d’antiques lignages borana.

 

Une stratégie contrôlée d’intégrations et d’exclusions a permis aux Arbore de conserver une identité distincte et de défendre avec succès leurs coutumes sans pour autant renoncer à leurs fructueux contacts avec le monde extérieur, lesquels leur valurent dans le passé, grâce à une extrême diplomatie, une certaine prospérité, une richesse même, qui au 19ème siècle frappa les explorateurs européens. Ils allaient vêtus d’étoffes élégantes venant de la côte somalienne, se paraient de bracelets de cuivre et d’ivoire, possédaient des milliers de têtes de bétail et d’abondantes réserves de sorgho: En 1896, Bottego les décrit comme des commerçants polyglottes, assez habiles pour détenir le monopole de tous les trafics de la région.

« Ce petit peuple est très populaire, même dans des pays éloignés, et cela tient à son activité commerciale. Une importance qui vient aux Arbore de leur neutralité qui leur permet d’aller partout. Ils empêchent les safara, marchands somaliens, d’accéder à l’ouest du lac car ils veulent acheter eux-mêmes l’ivoire aux Gheleba, aux Cherre et aux Murzu, pour le revendre avec de considérables profits. Mis à part cette prérogative qui les rend célèbres dans le trafic de l’ivoire, ils se montrent très hospitaliers avec les caravanes. »

L’organisation sociale des Arbore s’étaye sur le système des classes d’âge. Les diverses générations, dont chacune se divise en quatre classes, se succèdent au pouvoir tous les quarante ans environ. Les chefs politiques ont le devoir de rendre la justice, d’entretenir de bonnes relations avec les peuples voisins et de régler les relations de propriété concernant les terres et les bêtes. Les champs sont distribués de façon saisonnière entre les familles, astreintes à respecter les règles coutumières, si bien que les individus convaincus de négligence dans l’exploitation du lopin qui leur est alloué risquent l’exclusion de la répartition et peuvent être condamnés à de sévères peines, telles que le fouet. L’excédent des récoltes sert à acquérir du sel, du café et autres denrées courantes ainsi que les ustensiles de fer, les pots de terre cuite et les articles qu’ils ne peuvent fabriquer eux-mêmes et qui leur sont fournis par les artisans konso et hamer. Non seulement ce système satisfait aux besoins de chacun, mais il garantit une paix relative dans toute cette zone. L’autorité des chefs religieux, les kawot, équilibre celle de la classe dirigeante. Ces kawot, dont la charge est héréditaire, ont un rôle spirituel. C’est à eux que l’on demande de prier pour le bien-être du groupe, pour la victoire en cas de combat comme pour le succès des razzias. La fertilité de la terre dépend de leurs bénédictions et de leur aptitude à gérer les relations avec le surnaturel. Il leur incombe, chaque année, de “faire grossir” les eaux du Weito en enterrant une queue de mouton dans le lit asséché du fleuve. Grâce à cette offrande, le précieux limon continuera de se déposer sur les champs afin que le sorgho croisse. Ainsi les Arbore pourront-ils continuer à vivre selon les traditions de leurs pères… et à se sentir uniques.

Source : http://joachimj.club.fr

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 14:15

Il a encore plu toute la nuit.

Le sol est détrempé, mais pour le moment, le soleil réapparaît un peu .

 

La nuit a été agitée, le vent s'est engouffré sous les tôles.

Dans le bar, accolé à notre chambre, la musique a été bon train une bonne partie de la nuit.

Une bonne douche froide pour nous réveiller, un petit déjeuner et c'est reparti .

Aujourd'hui , nous allons à Omorate.

 

C'est une petite ville tout au sud la région de l'Omo.

Nous serons seulement à 60 kms du Kenya,près du lac Turkana 

D'ailleurs, il nous faudra passer au poste de douane, même si nous ne passons pas la frontière.

Nous roulons pendant près d'une heure sur une piste monotone, sans relief. D'un seul coup, Bertrand fait stopper la voiture.

Il vient de voir des gros oiseaux sur le bord d'une petite rivière.

Ceux sont des secrétaires, qui bien sûr s'envoleront à notre approche.

 

 

Nous continuons encore notre route, mais cet  intermède nous a réveillés.

Sandy nous dépose dans un bar, hôtel, restaurant local, pour les locaux.

Nous allons devoir traverser la rivière Omo en pirogue.

Les pirogues sont en fait des demis troncs d'arbre évidés.

L'accès à la rivière est pentu et glissant .

 

Bertrand enjambe la pirogue pour s'installer, et ...patatra, il est dans l'eau.

C'est une grande crise de rigolade, de notre part et aussi des Danasech.

Mais l'appareil photo n'est pas tombé à l'eau. Ouf....

 

 

 

La traversée de fait sans autre gag. A l'arrivée, même épreuve.

Il faut sortir sans finir dans l'eau. Tout se passe bien, des dizaines de mains se tendent pour nous aider.

 

Un peu de marche, et nous allons vers le village, toujours accompagné d'un jeune guide du village.

 

C'est un petit village, protégé par une barrière de branchages et feuillages.

Il est surpeuplé, il y a des enfants partout, une vraie fourmilière.

Les cases sont petites, faites elles aussi de branchages ,feuillages et tôles ondulées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les enfants nous tiraillent par les bras. Ils veulent tous être pris en photo.

 2 birrs, c'est toujours le même tarif.

 

Certaines, même , essayent d'obtenir de l'argent en plus pour poser avec une chevrette. Ils ont le sens des affaires et ont bien compris ce qui plaît aux touristes qui passent par là.

Au moins, eux , ne boivent pas d'alcool.

 

Difficile de se retrouver dans un tel brouhaha.

 

 

Nous nous séparons pour essayer des faire quelques photos sympa.

Bertrand et Bernadette les attirent . Tant mieux pour Jacques et moi, nous avons un peu la paix pendant ce temps.

Un spécimen du genre malicieuse, et pas du tout timide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Nous allons bientôt repartir,accompagné par quelques villageois .

 

 

 

Une nouvelle traversée de la rivière reste à faire.

Je serai seule dans ma pirogue, avec une femme du village.

Nous entreprenons un cours de chant.

"Maman les petits bateaux ont ils des jambes".

Elle chante avec moi, dans un français africanisé.

et je l'accompagne à mon tours dans son dialecte.Tout le monde rigole. 

 

Bertrand est enfin sec. 

Sandy nous attend.

Nous allons boire une boisson noire, sucrée ,vendue dans le monde entier.

D'autres enfants s'approche, par curiosité.

Jacques entreprend un cours photo avec un petit bonhomme. Il a l'air très intéressé.

 

 

 

Nous repartons pour Turmi.

Nous traverserons une grande étendue couverte de termitière géante.

Nous arriverons vers 15 heures,.

Dans l'après midi, nous irons visiter le village Hamer .

 

 

 

 

 

 

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 19:51

L’Ukuli, cérémonie du “saut de vaches”, est le rite initiatique des jeunes hommes. Il est, évidemment, très important chez les Hamer.

C’est le chef du clan qui décide, en fonction de la récolte, s’il y aura ou non des sauts une année donnée. Il décide aussi qui sautera (même si, habituellement, l’odre chronologique est respecté) car il faut parfois arbitrer entre les villages associés.

Une fois désigné, le jeune homme qu’on appelle Ukuli, commence son chemin “vers la pureté” en abandonnant tous ses accessoires de coquetterie (colliers de perles, bracelets, etc.). Il s’habille simplement, le plus souvent d’un pagne beige ou gris. Il ne participe plus (ou peu) aux fêtes et “fait régime”.

L’Ukuli parcourt la campagne apportant aux villages alliés et à ses amis les “invitations” à la cérémonie. Il s’agit de fines cordelettes comportant autant de noeuds qu’il y a de jours jusqu’à la fête. Il suffit de couper un noeud chaque jour à cet “agenda” pour savoir quand cela aura lieu…

 

Dans la semaine précédant le jour “J”, commencent les préparatifs. Tout d’abord, on construit un “barashufo”, sous lequel on sera protégé du soleil.

C’est là que les femmes du clan apporteront leurs “pierres à moudre” et leur grain.

C’est avec cette farine de sorgho que l’on préparera, entre autres choses, la “bière” dont il faudra de grandes quantités.

Pour rendre ce travail difficile plus agréable, on plaisante, on raille et on boit beaucoup de Bouno.

Le jour de la cérémonie, les jeunes femmes, famille et amies de l’Ukuli, se rendent sur les lieux en passant dans les villages en chantant et dansant.

Une fois sur place, elles continuent chants et danses, probablement pour se donner du “coeur au ventre”. A noter qu’elles ont, avec elles, les “fouets” qui vont bientôt servir.

Puis arrivent les Maz (les fouetteurs)

Ce sont de jeunes hommes, récemment initiés, qui forment un clan provisoire avec ses us, son langage, son régime alimentaire, etc.

Commence alors le “fouettage”.

Les jeunes femmes vont provoquer un Maz jusqu’à ce qu’il accepte de leur donner un coup.

On ne frappe qu’un seul coup, puis on jette le fouet. Les femmes peuvent provoquer autant de Maz qu’elles le désirent et, donc, recevoir autant de coups qu’elles le souhaitent.

Il s’agit à la fois d’une preuve de courage personnel et une marque d’amour pour l’Ukuli.

Les traces laissées par cette épreuve, une fois cicatrisées, feront leur fierté.

Dans l’immédiat, le résultat est assez impressionant.

Ensuite, tout le monde se dirige vers l’endroit où aura lieu le saut proprement dit.

C’est maintenant que l’Ukuli deviendra (ou ne deviendra pas) un homme : Donza.

C’EST REUSSI !!!

Le nouveau Donza, entouré des Maz, quitte la scène…plutôt fier.

Source : Jean-Louis Maes

 

 

Nous n'aurons pas la chance de voir une cérémonie de l'Ukili pendant notre séjour chez les Hamer.

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 19:38
Les Hamer sont des pasteurs semi-nomades ; ils vivent dans l’une des régions les plus arides de la savane méridionale sud sud-ouest éthiopien, entre les terres fertiles de l’est et les rives de l’Omo.

Dans cette région, seules des termitières de plusieurs mètres de haut, qui s’élèvent comme des cheminées, les acacias, les Adenium obesum, aux fleurs roses et rouges et la broussaille brisent la ligne de l’horizon.

 

Les Hamer se déplacent en groupe, avec leurs troupeaux de bovins, selon un itinéraire précis établi par leurs ancêtres au premier matin du monde. Parmi eux, de jeunes hommes armés assurent la sécurité du groupe. Profitant des longues étapes qui rythment leur mouvance, ils cultivent le sorgho ;

une fois les ressources en eau épuisées, ils abandonnent les champs et se mettent en quête d’une nouvelle zone fertile. Ils logent dans des huttes ogivales de branchages savamment enchevêtrés qui résistent aux forts vents de sable.

Le bétail est le pivot socio-économique et culturel des Hamer ; la fortune et le rang social d’un homme s’évaluent à l’abondance de son cheptel. Les animaux sont bichonnés : pour rehausser l’élégance de l’animal et pour le protéger du mauvais sort, les pasteurs superstitieux dessinent au rasoir des motifs décoratifs sur le pelage. Les bovins préférés ont même le pavillon externe des oreilles ciselé comme une guirlande. En langue hamer, chaque variation de teinte, de pelage, de taille et d’aspect a son propre qualificatif. A la naissance, les enfants reçoivent, outre leur nom de baptême, un nom de bovin.

Les Hamer, femmes comme hommes, ont un sens très aiguisé de l’esthétique et passent quotidiennement de nombreuses heures à s’embellir. Les femmes oignent leurs corps d’huile et d’argile. Nues jusqu’à la taille, elles se couvrent les hanches d’une peau de vache incrustée de verroteries colorées. Elles s’enduisent les cheveux de beurre et d’argile et se parent de nombreux bracelets en étain, de volumineux colliers sertis de coquillages et d’autres ornements en fer-blanc. Sur leurs coiffures habilement tressées, certaines attachent des visières d’étain ou des serre-tête de perles.

Hormis les colliers de perles et les boucles d’oreilles, les hommes privilégient la coiffure : les plus valeureux, ceux qui ont vaincu l’ennemi ou abattu un animal féroce, s’enduisent la chevelure d’argile qui, une fois séchée, forme une calotte rigide au-dessus de laquelle est plantée, sur un petit support de bois, une plume d’autruche. Les autres se tressent les cheveux en mosaïque.

Ils exhibent fièrement leur torse nu orné de scarifications infligées lors des rituels de passage de classe d’âge. Le rituel le plus important pour les jeunes hommes hamer est celui qui consacre le passage de l’enfance à l’âge mûr : le saut de taureaux.

Après une suite de cérémonials qui s’étendent sur plusieurs jours, au cours desquels nombre de chèvres sont ingurgitées, les novices font face à une rangée de plus de 30 taureaux tenus serrés flanc contre flanc par des jeunes hommes qui ont récemment franchi l’épreuve, mais qui sont encore trop jeunes pour se marier. Sous le regard de leurs aînés, les candidats doivent, chacun leur tour, prendre leur élan, sauter sur l’échine du premier taureau et parcourir sans trébucher la rangée de trente dos, puis recommencer l’exploit en sens inverse.

Pour réussir le rite initiatique, ils doivent s’acquitter sans tomber de quatre parcours consécutifs. Une fois l’épreuve réussie, les garçons sont portés en triomphe par leurs aînés et acclamés par le village. S’ils trébuchent à une reprise, on ne leur en tient pas rigueur, ils recommencent l’épreuve. Par contre, s’ils échouent à nouveau, ils subissent l’humiliation suprême : ils sont publiquement flagellés et battus par les femmes de leur famille. Considérés comme les parias du village, ils sont la proie des moqueries et des railleries de toute la communauté pour le restant de leur existence.

Source : Ethiopie : Au fabuleux pays du Prêtre Jean (Edition 2003

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 17:20

Toujours 8 heures .

Nous sommes prêts à repartir , Sandy est là avec la voiture.

Nous chargeons les bagages

La rivière a dégrossi et nous pouvons traverser le pont.

C'est reparti pour Turmi.

Nous ferons une halte  au marché de Key Afar .

C'est le jour du marché.

C'est un des grands marchés d'Ethiopie.

Nous pourrons y rencontrer les Hamers et les Banas.

En route, Sandy a un problème avec la voiture.

La transmission ne fonctionne pas correctement et il est inquiet. Il bricole sur la route pendant une bonne heure. Il fera réparer à Key Afar.

J'ai décidé de marcher un peu plutôt que t'attendre à coté du 4*4. Je serai vite rejoint par une jeune fille Hamer, qui parle un anglais très comprehensible (pour moi en tout cas ). Elle sort de l'école et rejoint son village et la case familiale. 

La voiture me rejoint, la route se fait à petite vitesse.

Tout le long de la piste, nous croiserons des dizaines de personnes , Hamers et Bana , qui se rendent au marché.

Certains marchent pendant plus de 2 jours pour aller vendre ou acheter des produits . Certains y vont juste pour rencontrer leurs amis. C'est un défilé interminable, les hommes sont accompagnés de leurs vaches , chèvres. Les femmes portent les produits à vendre .

Nous arrivons au marché. Sandy nous confie à un jeune homme de 13 ans qui nous aidera dans tout ce brouhaha .

Nous visitons la 1 ere partie du marché, où se vendent les fruits, quelques légumes,du miel ,des vétements et des chaussures en plastique.... Un peu plus loin, se tient le marché aux animaux.

Pour chaque photo, le tarif reste le même

 

 

 

Mais l'ambiance est plus facile que chez les Mursis.

Notre guide, qui rève de devenir guide touristique , se fait payer en cahiers, stylos. Il retourne à l'école pour l'après midi, avec en plus quelques vêtements d'enfant pour sa petite soeur de 2 ans.Il est ravi. Nous aussi, le contact a plutôt été agréable.

Une petite collation et nous repartons pour finir la route. La voiture est provisoirement réparée.

Nous arriverons à Turmi , juste avant le coucher du soleil. En arrivant dans la petite ville, nous voyons la rue principale avec les Hamers assis à même le sol.

On reviendra y faire quelques photos.

Sandy va vers l'hotel qu'il connait. Pas de chance , c'est complet pour les 2 nuits.

Nous irons donc à coté, ce sera moins confortable.

Nous déballons les bagages pour les 2 jours à venir.

Sandy nous propose un poulet pour ce soir. Nous acceptons volontiers, pour changer des spaguettis à la sauce tomate. Et là, un jeune courre après notre poulet.

Ces minutes sont comptés. En peu de temps, il aura la tête tranché, sera ebouillanté et plumé.

Deux heures  plus tard, il sera dans notre assiette . Il fut très bon. Ce sera le seul que nous mangerons pendant notre périple.

Pendant que la cuisinière s'occupe de notre repas du soir, nous repartons faire un tour dans la ville.

La lumière du couchant est belle, la pluie a cessé et notre appareil photo a des démangeaisons.

Une belle soirée, nous sommes bien dans cette place.

Demain , nous reviendrons encore faire des photos, les contacts sont faciles.

Nous nous plaisons dans cet endroit.

 

   

 

 

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 16:46

Nous rentrons sur Jinka , pour le déjeuner.

Encore sous le "choc " de notre visite aux Mursis.

A midi, ce sera spaguettis à la sauce tomate..comme tous les jours.

Sandy nous a dégotté un jeune homme , étudiant, qui doit nous faire visiter la ville l'après midi.

Il nous emmenera sous une pluie torrentielle voir le marché.

Nous souhaitons retournez à l'hôtel, il pleut bien trop fort pour voir quoi que soit, mais notre guide veut des cahiers, stylos et dictionnaire en échange de sa prestation. Il ne souhaite pas nous lacher si facilement.

Nous finissons par retrouver le chemin de notre hôtel. Pas d'eau, sauf la pluie, pas d'électricite..

Nous profitons de cette pose pour transférer nos photos, lire un peu...faire une pause .

Le bar de l'hôtel est plutôt sympa. Les Hammers arrivent en fin d'après midi , nous regardent, regardent nos photos en sirotant une bière . Ils sont calmes .

Pendant ce temps, la pluie continue.

La route qui doit nous mener vers Tursi va devenir impratiquable.

Il ne reste plus qu'à attendre le lendemain pour savoir si oui ou non, nous pourrons repartir.

 

 

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 15:07

Le Parc national de Mago est l'un des 9 parcs nationaux d'Ethiopie  Il est situé au sud-ouest du pays, à 809 km d'Addis Abeba, via Arba Minch et Jinka.

Le parc couvre 2 162 km². C'est probablement l'un des lieux les plus reculés et des plus pittoresques d'Éthiopie. Le cœur du parc est constitué de plaines de savane (à 450 m d'altitude) et de déserts qui s'étendent au-delà des frontières du parc jusqu'au lac Turkana.

La périphérie éthiopienne du parc est entourée de crêtes saillantes et de hautes collines verdoyantes. Le plus haut sommet, le mont Mago est au nord du parc et s'élève à 1 350 m d'altitude. La rivière, du même nom que le mont et ses deux affluents serpentent entre les vallons du mont Mago.

La végétation semi-aride du parc est composée de broussailles, d'acacias, de savane herbeuse, de figuiers sycomores et de tamarins des Indes tout au long du cours d'eau.

La faune du parc est très diversifiée et, à cause de la mouche tsé-tsé, c'est l'un des derniers lieux épargnés par l'incursion des indigènes et de leur bétail. Le parc abrite de nombreuses espèces d'oiseaux, de mammifères et de reptiles. Ses rivières regorgent de crocodiles, d'hippopotames et de poissons. Le parc fut initialement établi en 1974 pour protéger les éléphants et les girafes. Lors d'une mission d'évaluation effectuée au printemps 1993, quatre troupeaux d'éléphants (entre 1170 et 1320 individus), plus de 50 girafes, un grand nombre de buffles, de koudous, de phacochères et de bubales ont été répertoriés. Malheureusement, nombre de ces espèces sont victimes du braconnage pratiqué par les populations indigènes habitants dans les villages situés en périphérie du parc (dont les Mursis).

Les Mursis occupent les régions forestières des collines situées aux confins ouest de la périphérie du Parc national de Mago, en bordure de la rivière Omo. Au même titre que les Bodi, les Surma,  les Nuer et les Anuak, les Mursi parlent une langue nilotique (nilotique = relatif au Nil). Cependant les anthropologues eux-mêmes reconnaissent que toute classification en groupes linguistiques et ethniques de ces peuplades est utopique et n'apporte que peu d'indications sur leur mode de vie et leurs traditions.

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 10:13
8  heures
Sandy est prêt, nous allons chez les Mursis.
Il empreinte une piste qui traverse le parc  National Omo.
De grands arbres portent des longs tonneaux en bois...Ce sont des ruches.
La piste est envahie par de petites gazelles, apeurées et paniquées lors de notre passage , 
les dicks dicks .Ils sont tout petits, et naïvement, nous pensions qu'ils sont jeunes.

Sandy nous explique que non, ils sont à taille adulte, ils ont une territoire bien défini, et si nous repassons dans 10 minutes, ils seront de nouveau à la même place.


Ce qui en fait le régal des Mursis, il suffit d'attendre pour les tuer et s'en régaler.
Il y a aussi des pintades , différentes sortes d'oiseaux et des babouins.

Au bout d'une bonne heure de piste, 1er barrage.
Un Mursi armé de sa Kalachnikov nous attend.
Pas franchement aimable.
Sandy discute avec lui un moment, nous restons en dehors des transactions.Il finit pas monter dans le coffre de notre voiture et restera avec nous jusqu'à notre sortie du territoire des Mursis.
J'essaye de faire une photo d'un groupe de Mursis sur la piste. Il grogne de mécontentement., et vu qu'il est armé, je cède. Pas de Byrrs, pas de photos.
Sandy traverse différents villages de quelques cases. Il ne veut pas que nous descendions.
En fait, les Mursis ne sont pas que des guerriers agressifs et armés, ils ont un autre problème qui met en péril notre sécurité.Sandy les connait bien .
Il est de tradition que les touristes payent 2 byrrs pour prendre des photos, pour chaque personne photographiées.
Malheureusement , cet argent facilement gagné sert à acheter de l'alcool au marché local.
A partir de 11 heures du matin, il est dangereux de se ballader chez ces Mursis, imbibés d'alcool et très belliqueux.


Sandy finit par s'arreter et nous donne le feux vert pour descendre.
A peine croyable.
Ces hommes et ces femmes , ces enfants sont complétement hors du temps.
Ils sont ornés de peinture blanche, de coquillages ,de plumes .... Ils sont parés de nombreux colliers fait de perles, capsules de coca cola ou autres boissons...Leur vetements sont fait de peaux de chèvre, de vache . Ils vivent tous torse nu.
Les lances , Kalachnikov sont aussi de la partie .

Ils attendent les visites des touristes avec impatience.Nous sommes tirrallés de toutes part, nos poches sont fouillées . C'est du harcelement. Au bout d'une 1/2 heure, je craque complétement. Je retourne dans la voiture, à l'abri de cette population.
Jacques vient me rechercher.
" Tu ne reviendras  pas d'aussitôt, alors reprend ton appareil et vas y ". Il a raison. Je repars dans cette foule agitée.
Je vais dans un petit coin , vite rejoint par les femmes du village.
Elles me deshabillent du regard, palpe ma poitrine chacune leur tour.
Ras le bol, j'en vais autant, sans réfléchir .Et là , ce sont de gros éclats de rires, jamais les blancs n'ont osé les toucher.
Du coup, je peux faire des photos à répétition, en payant mes 2 byrrs, mais elles ne comptent plus les déclenchements.

J'ai laissé le mode rafale sur mon apn, et maintenant, c'est le délire.
Ils sont tous à me proposer
"Tac tac tac tac tac two byrrs."
Et au bout d'un moment, le tarif baisse à 1 byrr.

C'est envoutant, excitant mais je reste encore sur mes gardes.
Sandy revient nous chercher assez rapidement. Il faut repartir, ils ont commencé à boire et la situation pourrait vite dégénerer.
En 5 minutes, nous sommes tous dans la voiture, avec notre garde armé. Nous reprenons la même piste pour le retour.
Jacques se fait prendre en photo avec le garde . Pour faire voir à ses petits enfants.
Ce fut notre première visite aux tribus de l'Omo. Déroutante, nous ne savions pas qu'en penser.
Mais elle restera la plus marquante de tout le voyage.



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