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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 15:07

Le Parc national de Mago est l'un des 9 parcs nationaux d'Ethiopie  Il est situé au sud-ouest du pays, à 809 km d'Addis Abeba, via Arba Minch et Jinka.

Le parc couvre 2 162 km². C'est probablement l'un des lieux les plus reculés et des plus pittoresques d'Éthiopie. Le cœur du parc est constitué de plaines de savane (à 450 m d'altitude) et de déserts qui s'étendent au-delà des frontières du parc jusqu'au lac Turkana.

La périphérie éthiopienne du parc est entourée de crêtes saillantes et de hautes collines verdoyantes. Le plus haut sommet, le mont Mago est au nord du parc et s'élève à 1 350 m d'altitude. La rivière, du même nom que le mont et ses deux affluents serpentent entre les vallons du mont Mago.

La végétation semi-aride du parc est composée de broussailles, d'acacias, de savane herbeuse, de figuiers sycomores et de tamarins des Indes tout au long du cours d'eau.

La faune du parc est très diversifiée et, à cause de la mouche tsé-tsé, c'est l'un des derniers lieux épargnés par l'incursion des indigènes et de leur bétail. Le parc abrite de nombreuses espèces d'oiseaux, de mammifères et de reptiles. Ses rivières regorgent de crocodiles, d'hippopotames et de poissons. Le parc fut initialement établi en 1974 pour protéger les éléphants et les girafes. Lors d'une mission d'évaluation effectuée au printemps 1993, quatre troupeaux d'éléphants (entre 1170 et 1320 individus), plus de 50 girafes, un grand nombre de buffles, de koudous, de phacochères et de bubales ont été répertoriés. Malheureusement, nombre de ces espèces sont victimes du braconnage pratiqué par les populations indigènes habitants dans les villages situés en périphérie du parc (dont les Mursis).

Les Mursis occupent les régions forestières des collines situées aux confins ouest de la périphérie du Parc national de Mago, en bordure de la rivière Omo. Au même titre que les Bodi, les Surma,  les Nuer et les Anuak, les Mursi parlent une langue nilotique (nilotique = relatif au Nil). Cependant les anthropologues eux-mêmes reconnaissent que toute classification en groupes linguistiques et ethniques de ces peuplades est utopique et n'apporte que peu d'indications sur leur mode de vie et leurs traditions.

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 10:13
8  heures
Sandy est prêt, nous allons chez les Mursis.
Il empreinte une piste qui traverse le parc  National Omo.
De grands arbres portent des longs tonneaux en bois...Ce sont des ruches.
La piste est envahie par de petites gazelles, apeurées et paniquées lors de notre passage , 
les dicks dicks .Ils sont tout petits, et naïvement, nous pensions qu'ils sont jeunes.

Sandy nous explique que non, ils sont à taille adulte, ils ont une territoire bien défini, et si nous repassons dans 10 minutes, ils seront de nouveau à la même place.


Ce qui en fait le régal des Mursis, il suffit d'attendre pour les tuer et s'en régaler.
Il y a aussi des pintades , différentes sortes d'oiseaux et des babouins.

Au bout d'une bonne heure de piste, 1er barrage.
Un Mursi armé de sa Kalachnikov nous attend.
Pas franchement aimable.
Sandy discute avec lui un moment, nous restons en dehors des transactions.Il finit pas monter dans le coffre de notre voiture et restera avec nous jusqu'à notre sortie du territoire des Mursis.
J'essaye de faire une photo d'un groupe de Mursis sur la piste. Il grogne de mécontentement., et vu qu'il est armé, je cède. Pas de Byrrs, pas de photos.
Sandy traverse différents villages de quelques cases. Il ne veut pas que nous descendions.
En fait, les Mursis ne sont pas que des guerriers agressifs et armés, ils ont un autre problème qui met en péril notre sécurité.Sandy les connait bien .
Il est de tradition que les touristes payent 2 byrrs pour prendre des photos, pour chaque personne photographiées.
Malheureusement , cet argent facilement gagné sert à acheter de l'alcool au marché local.
A partir de 11 heures du matin, il est dangereux de se ballader chez ces Mursis, imbibés d'alcool et très belliqueux.


Sandy finit par s'arreter et nous donne le feux vert pour descendre.
A peine croyable.
Ces hommes et ces femmes , ces enfants sont complétement hors du temps.
Ils sont ornés de peinture blanche, de coquillages ,de plumes .... Ils sont parés de nombreux colliers fait de perles, capsules de coca cola ou autres boissons...Leur vetements sont fait de peaux de chèvre, de vache . Ils vivent tous torse nu.
Les lances , Kalachnikov sont aussi de la partie .

Ils attendent les visites des touristes avec impatience.Nous sommes tirrallés de toutes part, nos poches sont fouillées . C'est du harcelement. Au bout d'une 1/2 heure, je craque complétement. Je retourne dans la voiture, à l'abri de cette population.
Jacques vient me rechercher.
" Tu ne reviendras  pas d'aussitôt, alors reprend ton appareil et vas y ". Il a raison. Je repars dans cette foule agitée.
Je vais dans un petit coin , vite rejoint par les femmes du village.
Elles me deshabillent du regard, palpe ma poitrine chacune leur tour.
Ras le bol, j'en vais autant, sans réfléchir .Et là , ce sont de gros éclats de rires, jamais les blancs n'ont osé les toucher.
Du coup, je peux faire des photos à répétition, en payant mes 2 byrrs, mais elles ne comptent plus les déclenchements.

J'ai laissé le mode rafale sur mon apn, et maintenant, c'est le délire.
Ils sont tous à me proposer
"Tac tac tac tac tac two byrrs."
Et au bout d'un moment, le tarif baisse à 1 byrr.

C'est envoutant, excitant mais je reste encore sur mes gardes.
Sandy revient nous chercher assez rapidement. Il faut repartir, ils ont commencé à boire et la situation pourrait vite dégénerer.
En 5 minutes, nous sommes tous dans la voiture, avec notre garde armé. Nous reprenons la même piste pour le retour.
Jacques se fait prendre en photo avec le garde . Pour faire voir à ses petits enfants.
Ce fut notre première visite aux tribus de l'Omo. Déroutante, nous ne savions pas qu'en penser.
Mais elle restera la plus marquante de tout le voyage.



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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 11:42

Le peuple Mursi d’Ethiopie est un peuple semi-nomade du sud du pays, vivant à la périphérie ouest du Parc national de Mago, en bordure de la rivière Omo. Les Mursi ont peu de contacts avec les autres tribus. Les hommes, farouches guerriers, ne quittent jamais leur vieille kalachnikov. C’est un des derniers peuple d’Afrique où les femmes portent encore des ornements labiaux et auriculaires en forme de disques plats , d’où leur nom de « négresses à plateau ».



 

La mise en place de l’ornement labial inférieur (appelé dhébé) intervient avant l’âge de 10 ans : après extraction des incisives inférieures, la lèvre est perforée et une cheville de bois mise en place ; l’orifice est agrandi d’année en année par l’introduction de cylindres de plus en plus grands, jusqu’à mise en place d’un grand disque d’argile décoré de gravures. On ne sait pas avec précision l’origine et la fonction de cette pratique. Dans un article publié en 1939, Marco Marchetti précisait que le percement de la lèvre était accompagné du percement de l’hymen.

Certains anthropologues prétendent que cette mutilation labiale avait pour but de rendre inesthétiques les femmes afin de les protéger des razzias esclavagistes. De nos jours, la fonction serait uniquement symbolique puisque seules les femmes de caste élevée sont en droit de les porter. La taille du plateau est à la mesure de la dot exigée par la famille des jeunes filles à marier, dot composée de bovins et caprins et.. d’une arme à feu, modernité et insécurité obligent ! Le port n’en est pas permanent, mais limité aux moments de présence du mari et des fils ou de rencontres importantes. Cette coutume du disque labial est retrouvée chez les Surma. Il faut signaler que les Dizi, peuple nilotique voisin, n’épouseraient pour rien au monde ces filles défigurées, mais consentent à donner les leurs en mariage aux Surma, contre une dot.

 

Ce n’est pas la seule parure des femmes, qui portent aussi des colliers faits de coquillages ou de perles et se rasent le crane. Par ailleurs, hommes et femmes se percent les oreilles où de semblables disques (ou rondelles de bois) sont insérés et portent des scarifications sur les bras, le ventre ou la poitrine. Chez les hommes, ces scarifications, figuratives, commémorent un acte de bravoure et inspirent le respect des membres du groupe. Les femmes arborent des scarifications sur l’épaule qui constituent leur “carte d’identité” tribale tandis que colliers, bracelets, sourires espiègles, regards canailles et peintures mammaires trahissent un désir de plaire, surtout au moment du donga, quand les combattants ont acquis le droit de convoiter une compagne.







Le donga est le nom d’un tournoi assez cruel qui se déroule à la fin de la saison des pluies, le moment le plus attendu par les jeunes célibataires. C’est l’occasion pour les hommes qui désirent se marier de prouver leur courage devant toute la tribu. Les règles de ces duels où les combattants s’affrontent armés de perches restent extrèmement simples : il faut donner une correction sévère à son rival en évitant de le tuer, “bavure” formellement punie. Le vainqueur qui a éliminé tous ses adversaires est porté en triomphe devant un parterre de jeunes filles. L’une d’elles choisira le héros pour époux.


Les Mursi vivent dans une région reculée d’Éthiopie. Ils règnent en maîtres et vivent en parfaite symbiose avec l’environnement. Ils forment un groupe homogène, régi par des dogmes séculaires et des rituels ancestraux. Ils ont peu d’interactions, même pacifiques, avec les autres peuples de la région et combattent farouchement, à coup de lance et de kalachnikov (incontournable et unique, mais regrettable, legs du monde “civilisé”), le vol de bétail et les razzias de femmes perpétrés par d’autres ethnies sur leur territoire.

Ils se querellent régulièrement avec les Hamar, desquels ils sont pourtant séparés par un grand territoire de broussailles arides et ils entretiennent des relations tendues avec leurs cousins les Bodi.

Afin de développer l’agressivité, de façonner l’agilité et l’endurance et de rehausser la masculinité des futurs guerriers, les Mursi mettent en scène des combats au bâton. Les participants se dessine sur le corps, à la peinture blanche, des motifs symboliques qui leur assurent la protection de forces surnaturelles.

Les Mursi attachent beaucoup d’importance à l’harmonie intra-tribale. Ils se regroupent dans des villages éloignés des rives marécageuses de la rivière Omo, là où la présence de la mouche tsé-tsé est moindre. Ils n’amènent leur bétail s’abreuver à la rivière qu’en cas de nécessité absolue, pour limiter les ravages causés par le développement de la maladie du sommeil. Leurs cases sont en chaume et de petite taille.



Les Mursi, comme la majorité des ethnies, craignent les eaux de l’Omo, car, outre le fort courant et les tourbillons qui décourageraient les meilleurs nageurs, l’épais limon brunâtre de la rivière camoufle les hipoppotames, les crocodiles friands de chair humaine et les mauvais esprits. Seuls les Batcha, ethnie vivant dans la région la plus septentrionale de la vallée de l’Omo, sont à même de braver ces dangers et s’octroient le rôle de passeurs sur de frèles embarcations creusées dans des troncs d’arbre.

Source : Wikipedia

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 11:00
Arba Minch, qui signifie en Amharique « quarante sources » est une ville du sud de l'Ethiopie située à environ 500km au sud d'Addis Abeba.

Arba Minch a reçu son nom des nombreuses sources locales et ses cours d'eau souterrain qui s'écoule sous les fôrets avoisinantes. Situe à l'ouest de la vallée du grand rift, Arba Minch se compose d'un centre administratif et d'une quartier commercial et résidentiel qui s'étend sur 4km. À l'est de la ville se trouve l'entrée du parc national de Nechisar, qui recouvre l'isthme reliant le lac Abaya au nord et le lac Chamo au sud.


Mais le météo n'est pas avec nous. Il est impossible de prendre le bateau pour aller  voir les oiseaux, crocos et hippo sur le lac Chamo.
Sandy nous déposent dans un superbe hotel , en hauteur . De magnifiques chambres nous attendent , avec une terrasse , donnant sur les 2 lacs. Mais pas d'eau ni d'électricité...
Il est 15 heures. Notre chauffeur a disparu avec la voiture..... et il faudra attendre le lendemain matin pour le revoir....

Nous voilà donc le matin, Sandy arrive tout content, nous pas du tout.
Il se fait un peu tirer l'oreille...mais il en a vu d'autre.
Ce matin, le programme sera chargé.
Nous embarquons sur le bateau pour 1 à 1 h 30 de ballade.
Mais la météo n'est toujours pas de la partie, et ce sera presque 3 heures de navigation .Il va falloir se dépecher pour la suite.
Secoués par les vagues, nous essayerons de prendre quelques photos de animaux qui vivent sur le bord.
Les crocodiles sont de bonne taille, les hippo en forme. Bref , le bain est fortement deconseillé.
Bernadette est terrorisée à l'idée qu'un hippo soulève le bateau, pour le plus grand régal d'un croco.....
Et celà nous amuse...


Nous rencontrons un pécheur qui a dressé des pelicans pour prendre de magnifiques tilapias.
Grillés, c'est délicieux.



Contrastant avec les eaux bleues du lac Chamo, le lac Abaya se distingue par sa teinte rouge cuivré causée par des suspensions colloïdales ferrugineuses. Ces lacs peu profonds (respectivement 10 et 13 m) sont les plus grands de la vallée du Rift et constituent aujourd’hui le fleuron du Parc national de Nechisar (750 km2), qui fut initialement établi en 1974 pour la protection des bubales de Swayne.
Ils sont séparés par une langue de terre vallonnée, nommée le Pont du Paradis par la population locale, qui s’ouvre à l’est du rivage du lac Chamo sur les plaines de Nechisar. Les deux lacs communiquent durant la saison des pluies par d’étroits canaux et à la saison sèche par un réseau complexe de rivières souterraines. Nechisar, “herbe blanche” en amharique, révèle le contraste entre la couleur de la savane, dans les plaines, et les teintes verdoyantes des collines avoisinantes. Ces plaines sont le dernier refuge d’une population réduite de bubales de Swayne, antilopes brun foncé à la croupe plus claire et aux cornes en forme de crochet, qui habitaient autrefois une grande partie de l’Ethiopie et de la Somalie. C’est aussi un des derniers endroits où l’on peut apercevoir des zèbres de Burchell, notoires pour leur forte corpulence.

Un raidillon descend de la terrasse de l’hôtel Bekele Molla le long de l’escarpement couvert d’arbres et de broussailles. A l’ouest du Pont du Paradis, enfouies dans la forêt, les quarante sources d’eau, qui donnèrent son nom à la ville d’Arba Minch, déversent une eau cristalline et glaciale qui scintille comme du mercure lorsque la lumière s’y reflète. Elles alimentent la rivière Kulfo qui sillonne à travers la forêt. Des babouins doguéras, des colobes guérézas et des grivets accompagnent les promeneurs dans l’ombrage humide des figuiers.

Des récits fantastiques contés avec ferveur par les anciens mettent en scène les lions, les guépards et les léopards qui sévissaient autrefois dans les forêts et la savane de Nechisar. Aujourd’hui, les chacals à chabraque et les hyènes sont les derniers prédateurs qui peuvent encore troubler le sommeil des jeunes bergers d’Arba Minch.

Les lacs, les nombreux îlots dont ils sont constellés et les péninsules marécageuses abritent de nombreux crocodiles (certains atteignent 6 m de long) qui se prélassent sur la grève. A la moindre perturbation, ils glissent leur masse imposante d’un mouvement vif dans les eaux. Les crocodiles font bon ménage avec les hippopotames qui n’attendent que la tombée de la nuit pour sortir des lacs et brouter l’herbe sur le rivage. Certaines ethnies qui peuplent les rives des lacs ont conservé une tradition de chasse à l’hippopotame.

Les eaux des lacs regorgent de tilapias, de poissons-tigres, de poissons-chats et de perches du Nil de plus de cent kilos. Ces dernières sont les prises favorites des pêcheurs qui bravent crocodiles et hippopotames sur des embarcations fragiles en papyrus.

Une excursion sur le lac Chamo avec le petit bateau mis à disposition par la marine nationale est le meilleur moyen de s’imprégner de la beauté des lieux, d’observer à moindre distance les crocodiles et les hippopotames évoluer dans les eaux et se prélasser sur les petites îles. Pour ce faire, renseignez-vous auprès de l’Office du tourisme local ou à l’hôtel Bekele Molla.

Le Parc national de Nechisar recèle une avifaune de plus de 188 espèces, dont les calaos à bec noir et les calaos de Decken, les bucorves d’Abyssinie et, à proximité des lacs, des colonies de tisserins, plusieurs espèces de martins-pêcheurs, de grands pélicans blancs, des cigognes et des ibis, ainsi que des spatules et des pygargues.

Le Parc national de Nechisar, les lacs et la forêt d’Arba Minch sont certes une des attractions les plus prisées du sud éthiopien. Néanmoins, depuis l’essor de la ville d’Arba Minch dans les années soixante, de grandes parcelles de forêt vierge ont été sacrifiées à la culture du coton. De plus, l’utilisation toujours plus soutenue d’engrais altère irréversiblement l’environnement.

Plus préoccupant encore est l’anéantissement inéluctable de la forêt du Parc national de Nechisar par les milliers de coupeurs de bois qui, quotidiennement, l’assaillent pour se procurer le combustible et le matériel de construction nécessaires aux 40 000 résidents d’Arba Minch.

Bien que les lacs regorgent de poissons, peu d’indigènes s’adonnent à la pêche. La grande majorité de la population active s’emploie à l’exploitation de la terre noire fertile et chargée d’alluvions. Les cultures céréalières (maïs, sorgho et orge) et les grandes cotonneries gouvernementales s’étendent sur plusieurs hectares.

Source : Ethiopie : Au fabuleux pays du Prêtre Jean (Edition 2003

Sandy nous presse , la route va être longue jusqu'à Turmi.
C'est reparti.
 Mais ce ne sera pas Turmi, mais Jinka. Nous arriverons à la nuit tombée.
Demain , nous irons voir les MURSIS.



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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 14:08
la manière éthiopienne de lire l'heure est particulière et peut engendrer de fâcheux malentendus.
le zéro heure correspond à 6 h s'il est 7 h à ma montre , il est 1 h sur la montre d'un éthiopien.
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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 14:05

L'Éthiopie suit le calendrier julien et non grégorien, il commence 7 ans et 113 jours après le début de notre ère
comme le calendrier n'est pas comme le nôtre, les fêtes religieuses différent

- 7 janvier : Noël
- 19 janvier : procession du Timkat (Epiphanie copte)
- 2 mars : victoire de Adwa
- Avril : Pâques
- 6 avril : fête de la Victoire
- 5 mai : fête de la Victoire des Patriotes
- 28 mai : jour national
- 6 juillet : anniversaire du prophète Mahomet
- 11 septembre : Nouvel an éthiopien (Enkutatash)
- 27 ou 28 septembre : Meskel (« fête de la Vraie Croix »)
- Aïd el-Fitr : fin du ramadan

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 13:10
Renommés pour leurs cases de bamboo en forme de tête d’éléphant, ainsi que pour les couleurs vestimentaires vives.
Ils sont tisserants,très réputés dans toute l'Ethiopie

 

et également fermiers .
Ils habitent des villages perchés dans la montagne.
Tout le long de la route en lacet, les enfants nous attendent en dansant avec une déhanchement impressionnant.

Les cases mesurent jusqu'à 12 m de haut, recouverte de feuilles de bananiers. L'intérieur est organisé, une petite place pour les parents, un étage au dessus, en "mézanines", le coin des enfants. Au centre , le feu et le coin cuisine. Les animaux vont sur le coté.


En fait, ce n'est pas vraiement du bananier, il s'agit de l'ensete.

l'ensete un faux bananier qui se développe jusqu'à 3000m d'altitude, ce dernier a bien épargné de cruelles douleurs lors de périodes de famine. Le tronc et les tiges sont râpés, réduits en pâte et les femmes piétinent cette pâte dans des silos et au bout de 6 mois les fibres sont fermentées. Sur les marchés, l'ensete se présente sous forme de kotcho, un pain blanchâtre à l'odeur de fromage emballé dans des feuilles de faux bananiers liées par les fibres du même arbre.
Tout s'utilise, les feuilles pour le fourrage et les fibres pour le tissage.


Nous aurions du resté pour notre première nuit, mais nous n'avions pas le temps d'arriver avant la nuit.
Après la visite très guidée du village, nous redescendons au marché. Là aussi, tout est structuré. Il y a le coin des fruits et légumes, des chaussures en plastiques, .....
On peut y déguster une bière locale, ma fois pas désagréable du tout. Un peu sucrée, elle est servi dans une fiole en verre qui circule de mains en mains. Pas de vaisselle entre 2 , pas le temps.
Une endroit plutot sympa, une population gaie, bref on y resterai bien un peu.

Mais nous allons quitter cet endroit pour Arba Minch .Notre bateau pour le tour sur le lac Chamo est réservé, et il faut embarquer avant 16 heures.

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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 14:48

pourquoi ce pays ?

L'Abyssinie ne ressemble à aucun autre pays d'Afrique.
Jamais colonisée, elle a gardé toute son authenticité.
Elle se distingue par une grande variété de paysages et choisir de visiter une région de ce grand pays n'est pas si évident .
Une autre particularité est son héritage chrétien orthodoxe, qui remonte au 4 ème siècle.
L'Islam y trouve de plus en plus une place , en douceur.

SUPERFICIE : 2 fois la France : 1 104 000 km2
60 millions d'hab.
CAPITALE : Addis Abeba ( 2, 5 millions d'hab.)
90 % est concentrée sur les hauts plateaux
27 ethnies dont une dizaine comme les konzos, les hamers, les boranas, les femmes à plateau mursi et surma

40 % chrétiens orthodoxes
40% musulmans
langue : ahmarique
13% population urbaine
87 % population rurale
PNB/habitant : 120 US$
monnaie : birr
taux d'alphabétisation 30% de plus de 50 ans et 60% de moins de 20 ans
espérance de vie 52 ans
mortalité enfantine : 100/ 1000

L'agriculture est l'épine dorsale de l'économie éthiopienne. Elle représente 60% du PNB et 95% des exportations.
L'agriculture emploie 86% de la main d'oeuvre. La production est diversifiée : en céréales, en oléagineux, en fruits, légumes, épices, tubéreuses et fleurs.
Le café est principalement exporté ainsi que les fruits et légumes.
Le cheptel est constitué de dromadaires, de zébus, de chèvres et de moutons. C'est l'un des 3 premiers d'Afrique.
Une mauvaise politique agricole et des sécheresse ont entraîné des déficits alimentaires. Les outils agricoles datent des temps bibliques. L'utilisation d'engrais est à ses balbutiements.Avec toutes ses ressources naturelles, l'Éthiopie n'est pas encore parvenue à nourrir sa population et n'a pas réussi à métreur pied une industrie d'exportation rentable. Et s'il y a une mauvaise politique agricole, n'oublions pas l'avancée du désert, les sécheresses périodiques, l'érosion des sols et les ravages causés par des criquets migrateurs.


Bref, il faut bien choisir.
Pour ce 1 er voyage , ce sera le nord, avec le Danakil, l'ascension de l' Erta Allé et le Dallol.
Et ensuite, la visite des tribus du sud,la vallée de l'Omo et ces hommes qui vivent hors du temps.

Le voyage s'organise, je trouve des personnes avec qui partager la route.
Les échanges avec Abey aboutissent . Nous aurons notre véhicule tout terrain et un chauffeur , l'itinéraire est enfin fixé. Il n'y a plus qu'à attendre le jour du départ.Ce sera d'abord la vallée de l'Omo pendant 12 jours, puis le retour à la capitale pour une visite ensemble.Ensuite, 2 d'entre nous rentrerons en France.Jacques et moi continuerons sur le nord pour 15 jours supplémentaires.

Samedi 18 octobre, c'est parti.

Ma  première rencontre  avec Bertrand et Bernadette, avec qui je correspond depuis de nombreux mois a lieu à Roissy, au comptoir d'embarquement de Ethiopan Airline . Jacques aussi est arrivé . Nous sommes tous excités de nous rencontrer et surtout de partir ....Enregistrement, embarquement , tout roule.
L'arrivée sera pour dimanche matin, à l'heure prévue.

Dimanche 19 octobre

Atterrissage sans problème, après une nuit de vol.
Abey nous attend à l'arrivée. Il nous présente Sandy, qui sera notre chauffeur pour les 15 jours à venir.
Quelques formalités, et puis c'est départ pour l'aventure.

Nous n'aurons pas le temps de rejoindre Chincha, il est déjà trop tard.
Nous ferons une étape intermédiaire sur cette route du sud.
Déjà, il faut quitter la capitale, son traffic intense et sa désorganisation. Il y a des travaux partout, d'énormes poids lourds qui traverse pays vers Djibouti, c'est une belle pagaille .

1 er arrêt prévu, à la demande de Bertrand : ABADI MYRIAM

L'église rupestre Adadi Mariam ("Vierge Marie")
A 65 km au sud d'Addis Abeba, cette église et le cimetière qui y est
rattaché sont situés sur une hauteur rocheuse dominant les environs. Ils
sont à peine visibles depuis la route. Le toit de l'église est recouvert
d'herbes hautes et denses, ce qui permet à l'édifice de se confondre
parfaitement avec la végétation ambiante. Afin de faciliter l'accès des
fidèles et des visiteurs, un pont piétonnier surplombant le cours d'eau qui
passe au pied de la colline a été construit dans le cadre du projet suisse.

Selon les gens du pays, Adadi Mariam à 991 ans. Les experts estiment
toutefois qu'elle est postérieure aux églises de Lalibela, bien que sa
conception soit moins élaborée. Son âge exact demeure incertain, les
estimations allant du XIIIe au XVIe siècle. La datation des églises
éthiopiennes est toujours difficile en raison du manque d'inscriptions d'une
part, des informations limitées livrées par les chroniques disponibles et du
peu de fiabilité des critères stylistiques d'autre part. De plus, les
traditions locales sont souvent en contradiction avec la réalité historique.

Adadi Mariam a vraisemblablement servi de lieu de culte jusqu'au XVIe
siècle. Elle a alors été comblée et enfouie sous la terre, avant de sombrer
dans l'oubli. Elle ne fut redécouverte qu'en 1887. Si elle est aujourd'hui
relativement bien conservée, c'est en grande partie grâce à ce long sommeil
de Belle au Bois dormant. Des dégâts considérables, dus à la végétation et à
des infiltrations d'eau, ont néanmoins été constatés dans sa structure. Dans
leurs travaux de protection et de restauration, les responsables du projet
suisse se sont efforcés de ne pas modifier l'aspect général du site.

Le plan d'Adadi Mariam est un quadrilatère, forme traditionnelle des églises
éthiopiennes. Les deux salles intérieures, placées l'une derrière l'autre,
sont entourées d'un déambulatoire (comparable à la galerie d'un cloître)
dans lequel se tiennent les fidèles et les musiciens. Les prêtes prennent
place dans la première salle, autrefois réservée à la famille royale. La
seconde salle, plus petite, contient les écritures saintes. L'édifice mesure
19,5 m x 16 m. Sa hauteur est d'environ 6 m. Il compte plus de 10 portes et
24 fenêtres. A l'extérieur, un étroit fossé sépare l'église de la paroi
rocheuse, dans laquelle plusieurs cellules ont été creusées pour la
pénitence, le jeûne ou le recueillement. Trois escaliers - deux pour les
prêtres et les hommes, un pour les femmes - mènent à l'édifice.

Adadi Mariam se distingue de la tradition éthiopienne en cela qu'elle a été
construite dans un style très sobre, presque dépourvu de décorations, et que
ses parois ne sont ornées d'aucune peinture. Cependant, toutes les églises
éthiopiennes étant agrémentées de motifs religieux, les experts estiment que
c'était aussi le cas ici, à l'origine. Cette église revêt une importance
historico-culturelle particulière du fait qu'elle n'a pratiquement subi
aucun changement au cours des siècles. Seules les portes et les fenêtres en
bois, avec leur encadrement, ont été rénovées dans les dernières décennies.



Les stèles de tiya

C'est dans la région du sud de l'Ethiopie que se trouve encore aujourd'hui la plus grande concentration de mégalithes de tout le continent africain . Certaines de ces sépultures ou dolmens sont d'une grande ancienneté puisque certains remontent au X ème siècle avant notre ère.


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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 09:52
pas de nouvelles depuis 1 mois maintenant.
pas d'électricité, pas de téléphone et donc pas internet.
Le temps de deballer les sacs, de reprendre un peu mes repères et bientôt le récit de ce voyage hors du temps .
Passionnant et déstructurant.
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 17:45
les sacs sont enfin prêts , le sac photo est au petit oignons, j'espère ne rien avoir oublié d'important.
Je vais essayer de garder le contact et de transmettre mes impressions sur ce pays que je ne connais pas encore.
N'hesitez pas à donner des nouvelles, elles me feront toujours plaisir.
Une petite carte pour se situer.
Nous allons démarrer notre périple par le sud du pays.le long de la rift valley, quasiment jusqu'à la frontière kenyane .Nous descendrons par une des 2 routes qui longent les grands lacs. Ceux ci abritent de nombreux oiseaux, hippo et crocodiles.

En attendant de passer quelques unes de mes photos, un coup d'oeil sur ce qui nous attend.


 

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